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Tome 2.
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55 D EN. DEP.

Paris, pour y être les droits payés , & elles viíî—tées & plombées aux deux bouts de chaque piéce,en présence des Marchands auxquels elles iònt adres-sées.

Les Dentelles de foie & de guipure payent les droitsd 1 entrée , à raison de 8 francs la livre , conformémentau Tarif de 1667.

Les Dentelles de fil, Point coupé , ou Passement defil, <PAnvers , Bruxelles > Malines , Û autres Pais ê-trangers , entrant dans la Flandre Françoise , payent50 francs de la livre,suivant íArrêt du 30 Décem-tre 1719. & suivant icelui , ne peuvent entrer que parRoujfelars & Condê : celles de la Flandre Françoise ,9 liv.

Les Dentelles de Liège, Lorraine , éf du Comté , fi-nes & grosses , de toutes sortes, payent 10 francs de lalivre , par le Tarif de 1 66y.

j- Celles du Puy en Velay & d Auvergne 5 fia Uvre,, par Arrêt du 6 Août 1707.

Et par le Tarif de 1664, les Dentelles dor & d argentfin , & Dentelles mêlées dor & de foie , 5 liv. pareille-ment de la livre.

A í égard des droits de sortie , les Dentelles Sor &dargent . de. la qualité ci-dejfus , payent la livre pe-sant x ç s suivant Í Arrêt du 3 Juillet 1692. allant auxPays étrangers.

Et celles de foie , or & argent faux , 5 f. conformé-ment au même Arrêt.

Les Dentelles fines de fil, suivant le Tarif de 1664.40 liv. du cent pesant.

Et les Dentelles grossières de France, Liège, Lorraine ,Ù du Comté ,10 liv. aujfi du cent pesant.

Les droits qui fie payent pour les Dentelles de fil a laDouane de Lyon , font pour les Dentelées de Pays, 4francs la livre pesant.

Et pour celles de Liège, Lorraine & Comté, 40 f de lalivre.

DEPAQUETER. Défaire un paquet de marchan-dises, l’ouvrir. U a fait dépaqueter à ce Marchandtoute fa boutique , & n’a rien acheté.

DEPAREILLER. Oter le pareil. U se dit ordi-nairement des choses qui doivent être doubles; com-me des bas, des gants, des souliers, & autres sembla-bles marchandises , qui ne font plus de débit quandelles font dépareillées.

DEPARER DE LA MARCHANDISE. En ôterla beauté, l’agrément, Pordre. II ne se dit guéres queparmi les Marchandes de fruits , & autres telles den-rées , qui ont foin de parer le dessus de leurè paniers,de ce quelles ont de plus beau.

DEPART. On appelle.Eau de Départ, une eauforte, qui sert a séparer l’or d’avec les autres métaux.Voyez. Or.

DEPECEMENT. Action par laquelle on metquelque chose en pièces. Il ne íe dit guéres que dansle commerce que les Bouchers font de la viande dé-pécée. Voyez Boucher.

DEPECER. Mettre quelque chose en pièces. LesBouchers dépècent leurs viandes. Dépecer une fu-taille, en termes de Tonnelier, signifie, en ôterles cerceaux. '

DEPENSE. Chapitre de Dépense. C’est un destrois chapitres , dont un compte est ordinairementComposé. 11 se met après celui de recette , & devantCelui de reorise. Voyez CoMPTE.

DEPLIER. Etendre en long ce qui étoit plié. IIse dit particulièrement des étoffes de toutes sortes ,que les Marchands en détail déplient & étendent furlçurs tables & bureaux, pour les faire voir a ceux quiles marchandent, soit pour les assortir, soit pour enmieux considérer la qualité & la bonté. Quand ondéoiie des étoffes, pour en faire la montre, il esttrès important de les replier dans les mêmes plis, depeur dé leur en faire prendre de faux.

DEPLOYER. Se dit dans le même sens. Un Mar-chand ne doit point'être'pareilèux a déployer sesétoffes, s’il les veut vendre.

DE PO. DEPR. 56

DEPOSITO. Donner ou prendre à Depofito. Si-gnifie , donner ou prendre à intérêt. Ce terme, quia passé d’Italie en France, 11’est d’usage dans cettesignification , qu’en quelques lieux de Provence &de Dauphine.

■f DEPOT. Ce que l’on donne en garde k quel-qu’un, pour le rendre a qui il appartient. Mettrede l’argent ou quelqu’autre chose en Dépôt, c’est leremettre entre les mains de quelqu’un, qui ne doits’en désaisir, que du consentement de celui qui l’adonné , ou par sentence de Juge. II y a des gensqui prétendent que l’argent que l’on donne k intérêt,doit être considéré comme un Dépôt; mais ils setrompent; car ce qui est en Dépôt, ne paye & nedoit, payer aucun intérêt. On dit cependanfk Lyon,Prendre de l’argent en Dépôt , au lieu de dire k in-térêt. Cet homme ne fait son commerce qu’au moyendes Dépôts, les intérêts des Dépôts le ruinent.

Depot du Sel. Se dit des lieux publics , oumagasins du sel, établis dans les endroits où la Ga-belle n’a pas lieu. On les appelle Greniers, dans leslieux d’impôts. On nomme aussi Dépôts , les lieuxoù les Greniers généraux déposent une partie de leurssels, pour une plus grande commodité de la distri-bution. Les Commis du Dépôt font comptables auxCommis des Greniers , & ceux-ci au Fermier. VoyezSel , ó* Gabelle.

DEPOUILLE. Récolté des fruits de la terre. Uest défendu, par l’Ordonnance de la Ville de Parisde 1672. d’acheter fur pié les Dépouilles des vins&des blés. Voyez Ble’ , & Vin.

Dépouillé. Plusieurs Ouvriers disent , qu’unechose est taillée en Dépouille, quand elle est pluslarge en haut qu’en bas. Les Gaîniers se serventprincipalement de ce terme , & de cette maniéré detailler leurs ouvrages, parce qu’il faut que les uten-ciles de ménage, ou autres choses qui fe mettentdans des gaines , se dépouillent, c’est-a-dire , ensortent aisément,,

DEPOUILLEMENT. Action par laquelle ondépouille quelque chose. 11 ne se dit guéres qu’enfait de compte & de commerce. Avez-vous tra-vaillé au Dépouillement de ce journal ? Achevez leDépouillement de mon compte. Voyez P Article sui-vant.

DEPOUILLER un Compte , un Livre, un Jour-nal, un Registre. C’est en extraire les articles, lesparties, les sommes , ou les autres choses dont on abesoin pour son commerce, ou pour ses affaires.

Dépouiller. Les Fondeurs de menus ouvra-ges appellent aussi Dépouiller leurs modèles , les ti-rer du fable, après les avoir légèrement cernés toutautour avec la tranche de fer. Voyez Fondeur ensable.

DEPREDE’, E’E. L’Ordonnance de la Marinede France appelle Effets déprédés , Marchandisesdéprédées, ceux & celles qui ont été pillés fur un vais-seau par les Ennemis, ou donnés par composition auxPirates, pour le rachat du navire & des marchandi-ses. Le remboursement de ces marchandises, oueffets, font du nombre des grosses avaries. VoyezAvarie.

DEPRESSER UN DRAP. Terme de Manufac-ture de lainerie. C’est ôter a un drap le lustre, oucati, qu’on lui avoit donné trop fort, lorfqu’on l’a-voit mis en presse. Voyez Cati.

Depresser un Livre. Signifie , en termes deRelieur, l’ôter de la presse. Voyez Relieure.

DEPRI. C’est la Déclaration que font les Mar-chands aux Bureaux des Douanes, que leur? mar-chandises font destinées a passer debout. Voyez De-cl a ration , & Passer debout.

Depri. Se dit encore , en fait de droits d’Aydes ,de la soumission qu’on fait aux Commis des Aydes,de payer les droits de gros du vin , que l’on a desseinde transporter, & de vendre ailleurs que dans le lieu

où il