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ciére, ni hypothécaire.
M. Savary a traité amplement dans son ParfaitNégociant, de l’ordre que toutes ces Dettes doiventtenir dans les inventaires que les Directeurs desCréanciers sont obligés de faire des effets d’unFailli, & de ^hypothèque qu’elles doivent avoir pré-férablement les unes aux autres fur les biens qui res-tent après la faillite discutée. Voyez íArticle q. duchapitre 3 de la seconde Partie.
Dettes criardes. Ce sont de petites sommesdues a de pauvres Ouvriers, ou autres semblablespersonnes, qui viennent crier a la porte de leur Dé-biteur , pour être payés de leur dû ; ce qui fait or-dinairement plus de tort dans le Commerce, que lesDettes les plus considérables, que pourroient con-tracter iês Marchands.
Dettes verreuses. Ce sont celles dont le paye-ment n’est pas'bien assuré, & qu’on n’a guéres lieude croire que le Débiteur soit jamais en état d’ac-quitter.
Dettes solidaires. Ce sont celles qu’011 estobligé de payer solidairement & conjointement avecun autre.
Faire sa Dette de quelque chose ; c’est en ré-pondre , s’obliger de la payer.
DEVIDAGE. C’est faction par laquelle on dé-vidé les fils, laines, soies, cotons, & autres matiè-res, qui fe peuvent filer.
On dit que des soies sont de beau Devidage ,d’un facile Devidage ; pour faire entendre, qu’ellesíe rompent rarement, qu on en perd peu ; & qu onla met en écheveau, en peloton, ou fur les bobines,fans beaucoup de déchet.
Les Devidages de Tours & de Lyon font les plusestimés ; & autrefois les Fabriquans de cette derniè-re Ville ne fe fervoient de soies que de leur pro-pre Devidage. à
Le Devidage fe*fâit de différentes façons; & lesOuvriers Devideurs y employeur divers instrumens ;dont la plupart sont expliqués dans l’Article du De-
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DEVIDER.. C’est mettre du fil, de la soie, ducoton, &c. en écheveau, ou en peloton, de peurqu ils ne fe mêlent. C’est aussi en charger ou dé-charger des bobines, pour les employer en difíé-rentes fabriques d’étoffes, de fil, de ioie, Ôc decoton,
DEVIDEUR, DEVIDEUSE. Ouvrier, ou Ou-vrière, qui met les fils, foies, cotons, &c. en pè-lerons , ou en écheveaux.
DEVIDOIR. Instrument qui sert à devider. II
V en a de plusieurs fortes; les uns très simples , ôcles autres très composés.- Des simples, les plus enusage font :
1 . Un petit Dévidoir, qui íe peut tenir a lamain, Ôc qui ne consiste qu’en trois petites piècesde bois tournées fur un tour , dont la plus grossepiéce , &la plus longue, qui n’a qu’environ un pieÔc demi de long, & trois lignes de diamètre, esttraversée par les deux autres pièces, de différenssens ; par l’une, a son extrémité d’enhaut ; & parï’autre, a un pié de distance au dessous : ce qui estaudela, & qui est plus gros, servant de poignée.
2°. Un Dévidoir fait en forme de roue, placéeperpendiculairement sur une planche. Cette roueest d’un pié & demi de diamètre ; mais ses rayons,au nombre de 6 ou de 8 ne sont attachés par au-cun cercle extérieur; tenant seulement au moyeude la roue, par où passe l’axe qui la fait agir. Deuxsoutiens, de 10 ou 12 pouces de haut, emmortoi-fés dans la Planche, qui est d’un pié de large, &de deux de long, ôc qui porte toute la machine ,fervent a soutenir cet axe, qui par un de ses boutsest garni d’une manivelle. A l’une des extrémitésde la planche sont encore deux autres soutiens, maisplus bas : ils font traversés par une broche de fer,
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qui sert a porter la bobine, qu’on veut devider enécheveaux. Enfin, tous les rayons de la roue, furlesquels fe doit faire l’écheveau, sont garnis à leurextrémité d’une portion de cercle de bois, peu en-foncée, de peur que la soie , fil ou coton, ne s’é~chape ; ôc afin de lever facilement l’écheveau de des*_ fus le Dévidoir, quand il est fait, un des rayons estmobile par le bout, & en fe baissant, facilite la sor-tie de l’écheveau.
3°. C’est le Dévidoir commun, trop connu pouren faire une exacte description. II tourne sur un pi-vot, ôc a quatre ailes, ou bras doubles, traversés du>haut en bas de longues chevilles qui fervent pourallonger ou diminuer l’efpace que doit occuper l’é-cheveau.
Les autres Dévidoirs, ou machines a devider, fontexpliqués en différens endroits de ce Dictionnaire jsavoir, le Moulin, ou Dévidoir à mouliner les soies,a l’Article du Moulinage ; & le Dévidoir, ou Mé-tier a devider, pous filer & devider les soies de des-sus les cocons , a l’Article des Soies. Voyez ces deuxArticles.
Dévidoirs. Les Dévidoirs des Ciriers qui tra-vaillent a la fabrique de la bougie de table, nssont pas différens- de ceux des Chandéliers. Voyezí Article de la Chandele, ou celui de la Cireou il efl parlé de la fabrique de la bougie.
DEVIS* Mémoire que les Ouvriers, particulière-ment les Maçons ôc Charpentiers, donnent en dé-tail aux Bourgeois qui veulent entreprendre quel-ques bâtimens, constructions, & autres ouvrages,contenant les matériaux qu’iís prétendent y em-ployer, leur nombre & qualité , & leur prix ; lespeines & salaires des Ouvriers ; enfin, tout Tordre& disposition de leur entreprise ; ôc les fraix qu’ilconvient de faire,pour mettre le tout en état de per-fection.
C’est ordinairement sur des Devis signés doublespar le Bourgeois ôc TEntrepreneur, que fe concluentles marchés ; & c’est aussi fur les Devis, qu’on enfait les visites judiciaires & les estimations, lorfqu’ily a contestation entre les Parties.
DEVISER un chef-d’œuvre, Deviser une expé-rience. Terme des Statuts des Communautés des Arts& Métiers. C’est donner le chef-d’œuvre ou Texpé-rience aux Aprentifs , ou aux Fils de Maîtres, quife présentent pour être reçûs a la Maîtrise, & leurexpliquer & désigner quels ôc comment ils doiventêtre faits.
C’est aux Jurés k deviser le chef-d’œuvre, ou l’ex-périence ; c’est chez eux que les Aspirans les doi-vent faire & parfaire; & c’est pareillement a eux aen faire Ie raport par devant le Procureur du Roi auChâtelet, pour être TAprentif étranger, ou Fils deMaître, reçû ou resosé, suivant leur capacité & in-capacité dans les ouvrages de l’art, ou métier.
DEVOIR. Etre obligé envers quelqu’un, parpromesses, billets, lettres de change , même feule-ment de parole, pour l’aequit d’achat de marchan-dises , prêt d’argent, service rendu, ou autrement.
Inexactitude de payer ce qu’on doit, est une desprincipales obligations de Thonnête homme ; maisc’est fur-tout parmi les Marchands ôc Négocians ,s’ils veissent conserver leur crédit, qu’elle doit setrouver au souverain degré ; la remise du payementles décriant, & le refus absolu de payer étant capa-ble de les perdre sans ressource.
On dit, Qu’un Marchand doit a Dieu & au mon-de ; Qu’il doit par dessus la tête ; Qu’il doit plusd’argent qu’il n’est gros ; Qu’il doit au tiers ôc auquart ; pour dire , qu’il a quantité de dettes.
Qui a terme ne doit rien ; proverbe usité dans leCommerce, pour signifier, qu’avant l’échéanced’u-ne dette, un Marchand ne peut être contraint a lapayer.
Devoir. Terme de Commerce, ôc de Teneur deLivres. Voyez Doit. ’ Devoir,