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DORO. D OR U. 98
se de poil, ou soie de porc, très fine, avec un man-che de fer blanc, dont les Pâtissiers se servent pourdorer certaines espèces de pièces de four, c’est-k-di-re , pour leur donner une couche de jaune d’œuf bat-tu , qui les rend a la cuisson d’une espèce de couleurdorée.
DORONIC ROMAIN, en Latin Doronicum Ro -manum. C’est une petite racine jaunâtre au dessus, &blanche en dedans, d’un goût douçatre, mais astrin-gent , accompagné de quelque viscosité. Cette racineétant en terre, est de la figure de la queue du Scor-pion : elle produit des feuilles larges, semblables auplantin, ou au concombre sauvage.
mords même tout entiers > <xc. uoyez ' ° n cr ? lt: cette dr °g ue un contrepoison souverain
xnoras mai t pour les hommes, & un poison mortel pour les betes
à T SEL p’^‘ linaut é des Doreurs fur cuivre est gou- à quatre piés : d’autres croyent cette racine dangereu-La uom ., , r—. se pour les hommes.
II faut choisir le Doronic, gros, non plâtreux, nivermoulu, & qui étant caste, soit bien blanc, sur-toutqu’il soit bien mondé de ses filamens. On le tire desmontagnes de Suisse, d’Allemagne, de Provence , &du Languedoc.
Le Doronicum, ou Doronic , paye en France lesdroits d’entrée, k raison de 5 Hv. le cent pesant, confor-mément au Tarif de l66q.
DORSTENIA. Voyez. Contra-yervA.DORURE. Ce qui est couvert, ou enrichi d’or.On appelle Marchands de Dorure, ceux des Mar-chands Merciers, qui font profession de ne vendreque des ouvrages fabriqués d’or ou d’argent trait, ou
DOREUR.
&c. soit enfin pour les Selliers , Carrossiers, Epe-ronniers, Tapissiers, & tous autres tels Artisans,qui employent des clous de cuivre k tête dorée ouargentée, des grandes & petites boucles , des vases,plaques, cantonniéres , & autres ornemens de bron-’ze doré pour les carosses, chaises , fauteuils, cana-pés , ôc autres meubles.
Il y a néanmoins quelques Maîtres des autresCommunautés, comme les Maîtres Eperonniers,& lesMaîtres Selliers-Carrossiers, qui ont la faculté de do-rer les ouvrages de cuivre, de bronze & de fer,qu’ils employent, & qui font propres de leurs mé-tiers ; tels que font les bossettes des mords & lestout entiers , &c. Voyez. Eperonnier ,
vernée par quatre Jurés, qui font les visites, enre-gistrent les brevets d’apprentissage, donnent le chef-d’œuvre , & présentent les Aspirans a Maîtrise, pourêtre reçûs, & prêter le serment pardevant les Offi-ciers du Châtelet, après qu’ils ont été reconnus,ca-pables. Deux de ces Jurés se renouvellent tous lesans par élection ; ensorte qu’ils restent chacun deuxannées en Charge.
Nul ne peut tenir boutique, s’il n’est Maître ; Anul, a l’exception des fils de Maîtres , ne peut aspi-rer k la Maîtrise, s’il n’a fait apprentissage, & s’iln’a encore servi chez les Maîtres, en qualité de Com-pagnon, le tems marqué par les Statuts pour le Com-
pagnonage.
L’apprentissage est de cinq années entières & con- filé : comme mlnns V V - ; ' ,9 „
íecutives chez le même Maître, & le compagnons- campanes, &c. ’ ^ ^ Jn6S ’ dentelles, franges
ce de cinq autres années : mais chez tel Maître cm’il + On faht-im.a \ t . , , ,
plaît au Compagnon. 9 re tk ««fe «>Doru-
Chaque Maître ne peut avoir qu’un seul Apre,]' qu’en galons d’or % A' à considérable, de même
ris k la fois; encore faut-il dix années de Maîtrise, nAnevf en valnns ^ manufactures de
’ ' llnns np rttripnt r.mnt à celles de
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avant que d’être en droit d’en prendre un. Le nou-veau Maître peut néanmoins, avant les dix ans ac-complis , acheter & achever l’Apprentis d’un an-cien Maître, avec le consentement des Jurés, &dans de certains cas portés par les Statuts.
Tout Apprentis étranger est obligé au chef-d’œu-vre , qui lui est donné & devisé par les jurés. Lesfils de Maîtres ne font tenus que de la simple expé-rience. On reçoit cependant quelquefois des Maîtresfans chef-d’œuvre, & fans expérience ; ce font ceuxqu’on nomme Maîtres fans qualité. Voyez Maîtres
SANS QUALITE 5 .
Le chef-d’œuvre ne consiste ordinairement quedans la dorure d’un grand clou de carrosse, & d’unpiton carré de fer k vis. La dorure d’un petit clou atête suffit pour Pexpérience.
Les Veuves jouissent de tous les privilèges de laMaîtrise de leurs maris, fans qu’elles ayent néan-moins la faculté de prendre de nouveaux Apprentifs;mais seulement d’achever celui qui est commencé,si elles n’aiment mieux le céder, ou le vendre k unnouveau Maître.
Géneve en galons ne le cèdent point k celles deLyon. Voyez Galon, & Commerce de Geneve.
Dorure. Se dit aussi de l’art d’employer L’or enfeuille, & l’or moulu, & de Rappliquer fur les mé-taux , le marbre, les pierres, le bois , & diverses au-tres matières.
Cet art n’étoit point inconnu aux Anciens ; maisils ne l’avoient pas poussé k la même perfection queles Modernes. Comme ils ignoroient la peinture kl’huile, qui est une invention des derniers tems, ilsn’avoient pas non plus la maniéré de fe servir decette liqueur, pour employer l’or, qui est bien plusbelle & bien plus durable pour les ouvrages quisont exposés a l’air, que le blanc d’œuf, dont ils feservoient pour la dorure des corps qui ne pou-voient souffrir le feu.
11 y a de deux sortes de Dorures, dont fe fer-vent les Ouvriers, qu’on appelle communément Maî-tres Doreurs ; & une troisième, qui est propre auxDoreurs fur cuivre, & fur divers métaux. Les deuxpremières sont, la Dorure k huile, & la Dorureen détrempe ; la troisième est la Dorure au feu. Onva parler ici de ces trois manières de dorer ; fe réscr-
On parle ailleurs des outils & instrumens dont se vant de traiter ailleurs de quelques autres moins com----• " "" ' ' ' mimes & moins considérables, dont fe servent les
Maîtres de quelques Communautés de Paris. VoyezDoreur sur Cuir, Cuir dore’ , & Relieur.
Maniéré de dorer k huile.
Four la Dorure a huile, on fe sert de ce qu’onappelle , en termes de l’art, de l’or-couleur ; c'est-à-dire, de ce reste de couleurs, qui tombe dansles Pinceliers , ou godets, dans lesquels les Peintresnettoyent leurs pinceaux.
Cette matière, qui est extrêmement grasse & gluan-te, ayant été broyée, & passée par un linge , sertde fond pour y appliquer l’or en feuille , qui a étépréparé par les Batteurs d’or. Elle fe couche avec
servent les Maîtres Doreurs, auffi-bien que de lamanière qu’ils dorent & argentent au feu, & de cel-le d’employer l’or moulu. Voyez Dorure.
Doreur de Livres. Celui qui dore la tranchedes Livres reliés, ou, qui avec des fers chauds, faitavec de l’or en feuille divers ornemens fur leur cou-verture.
Les Maîtres Relieurs de Paris sont qualifiés parleurs Statuts, Maîtres Relieurs-Doreurs de Livres ;
& c’est a eux en effet a qui il appartient seuls de fairecette dorure. Ceux qui se mêlent de la Relieuse, n’ontpas néanmoins coutume de dorer ; & il y a parmi euxdes Maîtres qui ne font qu’appliquer l’or, les uns seu-lement sur la tranche, les autres seulement sur le cuir.
Voyez Relieur, & Relieure. Voyez aussi Doru-re des Livres.
DOROIR A PATISSIER. Espèce de petite bros- lui avoir donné quelques couches de blanc end.
Diction, de Commerce. Tom. II. trempe. E Lorí
le pinceau, comme les vrayes couleurs ; après néan-moins avoir encolé l’ouvrage ; & si c’est du bois.