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pour faire le petit batman de Perse, qu’cn appelleBatman de Tauris ; 6c a peu près 7200 pour ie grandbatman, autrement Batman de Roi, ou Cati ; aprendre le petit batman pour 5 livres 14 onces, &le grand pour u livres 12 onces, poids de marc.
Le Dung a au dessous de lui le grain d’orge, quin’en vaut que la quatrième partie; ensorte que leBatman de Tauris a près de 14400 grains d’orge ;z & le. Batman de Roi environ 28800.
Dung. C’est auffi une monnoie d’argent , qui fefabrique, & qui a cours en Perse. II pèse douzegrains. Ce qui revient a 2 s. 6. den. de France.
DUNGARRES. Toiles de coton blanches qu’ontire de Surate. Voyez Doutis.
DUPLICATA. Le double d’un Acte, la secondeexpédition qu’on en donne.
Ces sortes de Duplicata font fort ordinaires, &fort nécessaires dans le Commerce , n’arrivant quetrop souvent, que les Voituriers égarent les acquits,ou quittances du payement des droits qu’iis ont faitaux Bureaux. II faut, s’il fe peut, que le Duplica-ta soit du même Commis, qui a délivré l’acquit ;ou, que celui qui l’expédie, y rende raison, d’oùvient cette différence. On ne doit point faire dedifficulté fur un Duplicata, & il mérite autant defoi que le premier acquit, quand il est en forme.
DUR. C’est une épithéte méprisante qu on don-ne a un Marchand qui fait revenir plusieurs foisceux qui lui demandent de l’argent. Cet homme estbon dans le fond, mais il est dur, c’est-à-dire qu’ilne paye que difficilement.
DURY-AGRA. Toile de coton rayée , bleue &blanche, qui vient des Indes Orientales ; elles ontix aunes de long fur une demi-aune de large.
DURY, ou DUTY-DUNGAPORS. Toile decoton écrite ; Patinage est de 14 aunes de long furI de large.
DUTIS. Voyez DOUTIS.
DUVET. La plume des oiseaux, la plus courte,la plus douce, la plus molle , Sc la plus délicate ;c’est-a-dire, celle qui leur vient au col, & qui leurcouvre une partie de l’estomac.
Quoiqu’il n’y ait guéres d’oifeaux, dont on nepuisse tirer, Sc dont 011 ne tire en effet du Duvet,particulièrement de ceux qu’on appelle Oiseaux Do-mestiques , ce font néanmoins les Cygnes, les Oies,& les Canes , qui en fournissent le plus, Sc du meil-leur; on le leur arrache tous les ans avec foin,fans qu’ils ressentent aucun préjudice d’en être ainsidépouillés, le Duvet au contraire repoussant plusdoux Sc plus épais.
Les oies fe plument trois fois l’année ; à la finde Mai, après leur première ponte ; a la 8. Jean ;Sc a la fin du mois d’Août : mais seulement quand
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on volt que la plume est mûre, c’est-à-dire, quandelle tombe d’elle même.
Le Duvet des oiseaux morts est le moins estimé,à cause du sang qui s’imbibe au tuyau, Sc qui fecorrompant , donne une mauvaise odeur à la plume,qui ne se dissipe que malaisément, & avec beaucoupde tems : c’est auffi pour cela qu’on attend, pourplumer les oiseaux vivans, que leur plume soit mû-re , y ayant à craindre la même odeur, Sc que lesvers ne s’y mettent.
II n’y a guéres de Provinces de France, d’oùon ne tire du Duvet ; mais il en vient particulière-ment de la Gascogne, de la Normandie, Sc du Ni-vernois. Les Marchands Epiciers - Droguistes enfont quelque négoce ; mais le plus grand Commer-ce s’en fait par les Marchands Tapissiers ', qui enremplissent des couetres, ou lits de plumes , des tra-versins , des carreaux, des couffins , Sc autres sem-blables meubles.
On se sert en France, depuis la fin du XVII e sié-cle , d’un Duvet, qui l’emporte de beaucoup , soitpour la finesse, soit pour la légéreté, soit pourla chaleur, fur tous les autres Duvets ; il se nom-me Ederdon, Sc vient de Danemarc, de Suéde , &de quelques autres Etats du Nord. Voyez Eder.-don.
Le Duvet, ou comme l'appelle le Tarif de 1664.la Plume à faire lits , paye le cent pesant 22 fols ct en-trée , û de sortie 3 2 fols.
Duvet d’Autruche. C’est ce qu’on appelleautrement Laine PIoc, ou Poil d’Autruche, Sc quel-quefois , mais par corruption Laine d’Autriche : il yen a de deux fortes; celui nommé simplement Fiiîd’Autruche, s’employe par les Chapeliers dans la fa-brique des chapeaux communs ; Sc celui appeliéGros d’Autruche, sert à faire les lisières des drapsblancs fins, destinés pour être teints en noir. VoyezAutruche.
Le Duvet d?Autruche, ou comme Vappelle le Tarif,la Laine d!Autriche , qui est une efpéce de Ploc , paye15 fols d entrée le cent pesant.
*, DUYTE, ou plutôt DUIT. Ce mot fe pronon-ces comme s’il étoit écrit, -Deut ; car en Hollandoisla diphtongue ui fe prononce presque comme eu enFrançois. C’est une petite monnoie de cuivre qui vaut2 pennings, Sc dont 8 font le fol de Hollande, va-lant 16 pennings. Le fol fe nomme Stuiver dansles Pays-bas.
Quatre Duytes , ou plûtot Duiten , ( plurier ) fontle Gros , ou denier de gros, en Hollandois groot ,qui vaut un sol de France, Sc le Duit 3 deniers.
Le Duite s’appelle en François, Double , paresqu’il ne valoit ci-devant que 2 deniers. Voyez Pen-
NING.
Fin de la heltre D.