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Smyrne.
Alexandrette.
Alep.
Seyde.
Chypre.
Echelle-neuve.
Angora.
Beibazar.
Sale.
Constantinople.
Alexandrie.
Rosette.
ECHELLE.
Alger.
Tripoli de Syrie.
Tripoli de Barbarie.Napoli de Romanie.
La Morée.
Isle de Négrepont.
Isle de Candie.
Durazzo.
Zea.
Naxis & Paros.
Lille de Tine &Miconi.Et les autres Isles de l’Ar-chipel les plus considé-rables.
Le Caire.
Le Bastion de Franee.
Tunis.
Quelques-uns y ajoutent encore deux ou troisPorts des Royaumes de Fez, Maroc, & Tremesen ;niais comme ils font presque tous au de-la du Dé-troit , bien des Négocians refusent de leur accorderla qualité & le nom d’Echelles.
La plupart des Nations qui font le commerce duLevant, particulièrement les François, Anglois, &Hollandois-, entretiennent dans ces Echelles, desConsuls, Vice-Consuls, Àgens, ouCommiffionnai-dont les uns ont foin des intérêts de leur Na-
res
tion en général, & les autres, du commerce desParticuliers : c'est auffi où chaque Nation, & quel-quefois chaque Négociant, établit ses magasins, poury recevoir les marchandises qui viennent d’Europe ,vu celles qu’ils rassemblent dans le Levant pour faireleurs retours.
On parle dans plusieurs endroits de ce Dictionnai-re , du commerce qui se sait dans toutes les Echel-les du Levant : mais on peut particulièrement con-sulter l’Article général du Commerce , soit dans desparagraphes exprès pour chacune de ces Echelles,soit dans les paragraphes où íi est traité du négocemaritime de la France , de l’Angleterre, de la Hol-lande , de l’Italie , & des autres Etats de l’Europe.
M. Savary a aussi donné , dans le dernier livre dela 2 e Partie de son Parfait Négociant , un curieux &excellent Traité du Commerce qùi se fait par la Mé-diterranée dans toutes les Echelles du Levant ; onpeut y avoir recours.
Echelle. Terme de Teinturier. II signifie lenombre des différentes nuances de couleurs qu’onpeut tirer dune même cuve j par exemple , de sleu-rée, ou de pastel, depuis la plus claire jusqu’a laplus foncée. Voyez. Teinture, Teinturier, Cou-le u p.s j & les Articles de plusieurs des drogues pro-pres à teindre.
Echelle. C’ést auffi un instrument qui sert amonter, ou une espèce d’escalier portatif. II y ade deux sortes d’Echelles ; Tune simple, & sautredouble.
La simple est composée de deux pièces de bois ^légères, & longues a volonté , percées dé piés enpiés de trous de tarière, a travers desquels pas-sent de petits morceaux de bois, qu’on nomme Rou-lons , ou Echelons, fur lesquels on appuyé les piésl’un après l’autre, pour arriver au haut de l’E-chelle.
L’Echelle double est faite de deux Echelles sim-ples , jointes ensemble par un boulon, qui les tra-verse par le bout d’enhaut, qu’elles ont fort étroit,& qui font extrêmement larges, & empâtées parcelui d’enbas. Les Echelles doubles ont la commo-dité de se tenir droites , fans autre appui que celuique chacune des deux Echelles se prête mutuelle-ment. L’Echelle simple au contraire, ne peut ser-vir , sans être dressée contre quelque appui solide ,tel, par exemple, qu’un mur, un arbre, ou autrechose semblable.
L’Echelle est d’un usage très commun. La doublesert ordinairement aux Peintres, aux Jardiniers, &aux Tapissiers ; avec cette différence toutefois, queEiílion. de Commerce. Tom. II.
E C H E L L. rpS
celles des Peintres & des Jardiniers se font par lèTourneur avec des bois longs & légers, & ont be-soin de deux longs crochets de fer , pour empêcherqu’elles ne glissent, en s’éioignant trop par le pié ;& que celles des Tapissiers font l’ouvrage des Me-nuisiers , qui les font de bois dressés avec le rabot s& emmortoifés ; outre qu’étant jointes par des cou-plets ; & les quatre montans, qui font rabattus àangles aigus, s’appuyant l’un contre l’autre , cettedouble Echelle se maintient toujours d’elle-mêmèdans une largeur égale, fans aucun risque pour celuiqui s’en sert.
II seroit difficile de nommer tous les Artisans quife servent de l’Echelle simple : ce sont néanmoinsles Maçons, les Couvreurs, les Menuisiers & lesCharpentiers, k qui elle est d’un plus grand usage.
Les Maçons, & les Couvreurs, particulièrementceux-ci, appellent Echelles à coussinet , celles où ilsattachent par dessous des nattes de paille, rouléesen rond. Quelques-unes ont deux coussinets, d’au-tres n’en ont qu’un. Outre que ces nattes empê-chent les Echelles de casser la tuile, ou de coulerdessus, elles les élèvent, & donnent au pié du Cou-vreur une distance raisonnable pour s’affermir fur l’é-chelon. Ces Echelles s’âccouplent ordinairementavec des cordes, pour qu’il y en ait une de chaquecôté du comble, quand elles font arcouplées estesn’ont chacune qu’un coussinet. *
Echelle de corde. C’est encore une des Echel-les des Couvreurs & des Plombiers. Ce n’est qu’ungros cordage avec des nœuds de distance en distan-ce , qui a un fort crochet de fer, attaché a un deses bouts, & qui sert k couvrir & a mettre les plombsaux tours & aux clochers, où pour s en servir, onl’arrête avec son crochet au poinçon de la charpen-te de ces báumens. Un autre cordage , armé auffide son crochet par un bout, & qui a par sautreune petite planche suspendue a deux cordes,pourasseoir l’Ouvrier , ou des sangles en forme de bre-telles , a même usage, sert a le guinder & sarrêterle long des nœuds du grand cordage, qui font com-me les échelìons de l’Echelle.
Echelle de Car.rier. C’est une longue piè-ce de bois, ou plusieurs entées les unes fur les au-tres avec des boulons de fer, suivant la profondeurde la carrière, qui sont traversées de haut en bas, &de pié en pié, par de fortes chevilles de bois, enforme d’échelons. Quand l’Echelle est composéede plusieurs pièces, la première enture a ordinaire-ment dix piés de long : les autres font k volonté, &suivant le besoin.
Cette Echelle s’attache par enhaut avec un fortcordage k une des fourches de la roue. Quelques-unsl’appellent Echeliier.
Echelle campanaire , ou campanale. Régiede fer , ou de bois , dont fe fervent les Fondeurs deCloches, pour proportionner ia longueur, grosseur& épaisseur du moule d’une cloche, pour lui donner,en la fondant, le ton quelle doit avoir, par raportaux autres cloches avec lesquelles elle doit s’accor-der, en sonnant ensemble. On l’appelle auffi Bro-chette. Voyez. Fondeur de Cloches.
ECHELLETTE. Espèce de petite échelle, dontquelques Ouvriers se servent dans les Manufacturesde lainage, pour tirer & allonger leurs étoffes. VoyezRame.
ECHELLIER , qu’on nomme ordinairementRENOUER. Piéce de bois, traversée de longues& fortes chevilles, qui sert k monter aù haut dequelques-unes de ces machines propres a élever desfardeaux, telles que font les engins , grues, gru-aux, &c. On appelle auffi Echeiier, une pareillepiéce de bois, ou plusieurs entées les unes fur lesautres, qui fervent k descendre dans le fond desmines, ou des carrières de marbre , de pierre, oud’ardoise.
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ECHEL-