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Tome 2.
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Î9S ECHA. ECHE.

Echantillon. On nomme ainsi dans les Mon-noies de Lyon, le poids original qu’on nomme aParis Etalon. Voyez. Etalon.

Echantillon. Se dit aussi d’une certaine mesu-re réglée par les Ordonnances, pour diverses for-tes de marchandises : en ce sens, il y a des Echan-tillons pour le bois de charpente & de chauffage ; &d’autres pour les pavés de grès, pour l’ardoise, &c.On appelle Bois d’Echantillon, Pavés d’Echantillon,ceux qui font conformes a cette mesure.

Echantillon. Se dit aussi, en terme de Me-nuiserie & de Charpente, d’un inilrument qui sertau lieu du trusquin, a prendre & donner les épais-seurs des bois.

ECHANTILLONNER. C’est couper des échan-tillons d’une piéce d’étoffe , pour les faire voir auxMarchands. C’est aussi couper des morceaux de drap,des pièces qui viennent de la teinture, pour en fairele débouilli.

Les Maîtres & Gardes Drapiers ont ce droit;& c’est a eux de faire échantillonner les draps,c’est-'a-dire, d’ea. faire couper des échantillons,pour les mettre a l’épreuve du débouilli. Voyez.Débouilli.

Echantillonner. Signifie encore, en terme deBalancier, comparer un poids avec le poids origi-nal. II fe dit aussi des mesures , comme faune , leminot, &c.

ECHANVRER , ECHANVROIR. Voyez. Es*

CHANVRER , &C.

ECHARNER. Terme de Courroyeur. C’est ôterdes cuirs tannés, que l’on veut préparer k êtrecourroyés, la chair de Fanimal, qui y est restée ausortir de la tannerie. On dit aussi, Drayer, Dégor-ger & Bouter, suivant la qualité des cuirs a qui l’ondonne cette façon. Voye'z Courroyer.

ECHARNURES. Morceaux de cuir tanné, quiont été enlevés par le Courroyeur, de dessus la peauqu’il courroye avec la drayoire , ou écharnoir.

On se sert des Echarnures pour essuyer le cuir,après qu’il a été crespi. Echarnure se dit aussi deFaction de i’Ouvrier qui écharne, & de la façon quise donne en écharnant.

ECHARNOIR. Voyez. Boutoir, & Drayoire.ECHARPES, ou CEINTURONS DES INDES.Voyez. Raiseaux des Indes. Cest la même mar-chandise.

ECHAUEER , PERCER, VUIDER UNE E-TOFFE. Terme de Manufacture de lainage. Ils sedisent, lorsque le Foulon , par négligence, l’ayantfoulée ou trop long-tems, ou trop fortement, lapiéce devient trop étroite , & perd quelque chose dela largeur ordonnée par les Réglemens.

Les Statuts de la Sergetterie de Beauvais, de1667. portent: Que le Foulon qui aura laissé tropéchaufer, percer, ou vuider une piéce d’étosse, feracondamné a telle amende qu’il conviendra, arbitréepar le Juge de Police, fur l’avis par écrit des Pairs& Echevins.

ECHAUFETTE, comme porte le Tarif de 1664.ou CHAUFRETTE, suivant l’usage commun. Pe-tit réchaud de cuivre, ou de fer, qui sert a mettresur table , pour réchaufer les mets.

Le s Echaufettes de cuivre payent en France les droitsde sortie , comme dinanderie ; Û celles de fer , 1 osdu cent pesant.

ECHEANCE. Jour où l’on doit payer, ou fairequelque chose.

II se dit particulièrement, en terme de commercede Lettres & Billets de change, du jour auquel leurpayement échoit ; que l’Accepteur est obligé de lesaccepter , & que le Porteur peut & doit exiger cepayement, ou du moins protester, en cas qu’on re-fuse de le faire.

Il y a des Lettres de change qui n’ont qu’une

E C H E. rp6

feule Echéance , & d’autres qui, pour ainsi dire ,semblent en avoir deux. De la première espèce sontles Lettres payables a viie, k jour préfix, ôt a volon-té : de la seconde, toutes celles a qui est accordé lebénéfice des dix jours de faveur.

L’Echéance des Lettres de change k jour préfix ,est le jour du payement fixé par la Lettre ; & celledes Lettres k vùe & k volonté , le moment même deleur présentation par le Porteur, k celui fur lequelelles font tirées ; ensorte que faute de payementactuel, il faut les faire protester.

A l’égard des deux Echéances des Lettres quijouissent du bénéfice des dix jours de faveur ; lapremière est le jour marqué dans la Lettre , soit qu’ilse compte de celui de l’acceptation , comme dansles Lettres k .plusieurs jours de vue ; soit qu’ellenedépende pas de cette acceptation, comme dans cel-les k une ou plusieurs usances. La seconde Echéancede ces mêmes Lettres est le dernier des dix joursde faveur.

La première Echéance est certainement la vérita-ble ; Si en rigueur 011 pourroit faire protester touteLettre de change, faute de payement, le lendemainqu Vile est échue, fans attendre les dix jours ; maisl’usage l’a emporté pour la seconde Echéance ; & lesLettres de change ne se payent plus qu’k la fin , &même au dernier de ces dix jours.

II arrivoit autrefois de grandes contestations tou-chant l’Echéance des Lettres de change, & la manié-ré de compter les dix jours de faveur ; les unsvoulant que la demande du payement s’en pût fairele même jour de l’Echéance , & que ce fût de-fa quecommençassent les dix jours ; & les autres au con-traire remettant tous les deux au lendemain.

VOrdonnance de 1673. a pourvu k cette difficulté,ayant réglé par t article 4 du titre ;, Que les Por-teurs des Lettres, qui auroient été acceptées, oudont le payement écherroit k jour certain, feroienttenus de les faire payer, ou protester, dans dix joursaprès celui de sEchéance : fur quoi il faut obser-ver , que par un autre article de la même Ordon-.nance , & du même Titre, les Dimanches & les Fê-tes , même les plus solemnelles, font comptés dansles dix jours acquis pour le tems du protest.

L’Auteur du Parfait Négociant avoit crû , commeon le peut voir dans le 4 e chapitre du Livre z de la I ePartie de son Ouvrage, que la contradiction qui pa-roissoit entre les quatrième & sixième articles , pou-voir venir d’une faute d’impression ; & il les conci-sion , en effaçant le mot d’Echéance , du dernierde ces deux Articles : mais une Déclaration duRoi, du 10 Mai 1686. a levé l’embarras ; S. M.,en interprétant son Ordonnance, voulant que lejour de l’Echéance ne soit pas compris dans lesdix jours accordés pour le protest , & dérogeant kcet égard k ce qui est porté dans ce, sixième article.Voyez les Articles des Lettres de change , & ditProtest.

ECHELLE. Terme de Commerce maritime ,qui pourtant ne fe dit guéres que de celui qui fefait dans le Levant, par la Mer Méditerranée. C’estun Port, ou , comme on l’appelle quelquefois d’unnom plus connu dans le Nord & la mer Baltique ,une Ville d’étape, où les Marchands d’Europe, sur-tout les François , Anglois, Hollandóis & Italiens,entretiennent des 'Consuls & des Commissionnaires ;où ils ont des Magasins & des Bureaux, & où ilsenvoyent régulièrement chaque année des vaisseauxy porter des marchandises propres au Levant, & enraporter celles qui s’y fabriquent, qui y croissent ,ou qui y font voiturées du dedans des terres.

Les principales Echelles du Levant, ôí où il fefait le plus grand commerce, font ;

Smyrne.