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réservant .autant d’oteilles qu’il est nécessaire , sui-vant leur grosseur j a disposer également la corde,avant de la serrer avec la bille ; & a la bien bi 11er.
Ce sont aussi Les Emballeurs, qui écrivent fur latoile d’embaliage les N 0 *, des ballots appartenans aumême Marchand, & envoyés au même Correspon-dant ; & les noms & qualités de ceux à qui ils sontadressés, & les lieux de leur demeure.
Si ce sont des marchandises fragiles, comme desmiroirs, des porcelaines, des cristaux, &c. ils y ajou-tent ou la figure d’un miroir , ou celle d’un verre ,ou enfin celle, d’une main, pour avertir ceux qui lesremuent, ou qui les chargent, & déchargent, deles ménager.
Sur les ballots, ou caisses de vipères , qui vien-nent de Languedoc pour les Droguistes & Apoti-caires de Paris , ou qui passent dans les autres pro-vinces du Royaume , on représente un de ces ani-maux, a cause du danger qu’il y auroit, si les caissesse brisoient.
Enfin si ce sont des Livres, qui ne payent en Fran-ce aucuns droits, on y met le mot de Livres.
Toutes ces choses s’écrivent, ou se peignent avecde l’encre commune, & une espèce de plume de bois,c’est-a-dire un petit bâton large de 2 ou 3 lignes ,long de six pouces, dont un bout est coupé en chan-frain.
Les instramens, dont se servent les Emballeurs ,font un Couteau ; une Bille de bois, ordinairementde bonis ; & une longue & forte Aiguille de fer atrépointe, c’est-a-dire, a trois carres; leuwfil estune médiocre ficelle , qui dans le commerce de lacorderie, est appellée Ficelle d’Emballage.
EMBARCADERE. Terme Espagnol, particu-lièrement en usage sur les côtes de l’Amerique , quisont mouillées de la mer du Sud.
Ce terme signifie un Lieu, qui sert-de port aquelque Ville considérable , qui est plus avancéedans les terres.
* Arica , par exemple , est l’Embarcadére du Po-tosi, comme Callao a été l’Embarcadére de Lima ,Capitale du Pérou, avant qu’il fut englouti Pannee1747. dans la mer par un furieux tremblement deterre. L’Embarcadére de la Ville de Méxique, estîe fameux port òê Acapulco^ où l’on s’embarque avecde l’or & des marchandises , fur un grand Galionle plus grand de tous, chaque année aux envi-rons de Mars, pour les Isles Phillippines ou les Ma-nilles. C’est un semblable Galion k l’occasion duquell’Amiral Anson a fait le tour du monde,pour s’en em-parer, dont il a donné l’histoire ou voyage si inté-ressant , en 1749. Acapulco est distant de la Ville deMexico , ou Mexique, d’environ 80 lieues, directe-ment au Midi. Ce mot est Espagnol ; il s’écrit & seprononce en cette langue Embarcadero , qui signifielieu d’Embarquement.
II y a même des Embarcadères, dont la Ville, aqui ils servent de port, est quelquefois 40, J o, &jusqu’k 60 lieues éloignée de la mer.
On appelle ces lieux Embarcadères", parce quec’est la que s’embarcraent toutes les marchandises ,qui viennent de ces Villes, & où se débarquenttoutes celles qui leur sont destinées. Voyez, le Com-merce de l’Amérique , dont les Cotes font fur la merdu Sud.
* EMBARGO. Ce mot vient de l’Espagnol, quisignifie Arrêt ou saisie. Les Souverains s’en serventdans leurs ordonnances, & sous le même sens, pourdéfendre aux vaisseaux Marchands qui se trouventdans les Ports de leur dépendance, d’en sortir sansleurs ordres ; C’est afin de pouvoir s’en servir, aussi-bien que des équipages , dans les armemens qu’ilsont résolu de faire ; c’est ce qu’on appelle propre-''ment en France , Fermer les ports. En Hollande,& en Angleterre , on dit Presser, qui a la’même si-gnification.
EMBA. EMBO. szs
On dit, Mettre un Embargo, ou Fermer lesPorts, ce qui est la même chose, pour empêcherles vaisseaux de sortir en mer : & par le mot de Pres-ser , on entend, Prendre des gens par force pour le»faire servir sur la ilote. On les prend par-tout *sur terre & sur l’eau. C’est contre les Loix en An-gleterre, de prendre des gens par force pour l’ar-mée de terre.
Les Embargos font un préjudice au commerce ,qu’il est aisé de comprendre.
EMBARILLE'. Ce qui est enfermé dans un ba-ril. On dit dans le commerce des farines, que de lafarine est bien embarillée, quand elle est bien fou-lée & bien pressée dans les barils. Voyez P Article ditBiscuit de mer , d Vendroit oh il ejl parlé desfarines qui font les plus propres à faire cette forte depain.
EMBARQUEMENT. Action par laquelle oncharge des marchandises fur un vaisseau ; on le ditaussi des fraix qu’il en coûte pour les embarquer.
EMBARQUER DES MARCHANDISES. C’esten charger un vaisseau, ou un bateau.
Un Maître de navire doit avoir le connoissementde toutes les marchandises qu’il embarque ; & unVoiturier par eau, la lettre de voiture de celles dontest chargé son bateau ; afin de les représenter quandil en est besoin.
Embarquer en Grenier. C’est Embarquer desmarchandises fans être emballées, ni empaquetées.
On embarque de cette sorte le sel, le blé, toutessortes de grains, des légumes, de certains fruits ,comme les pommes, & les noix j le poisson sec , lesmétaux, &c. c’est-à-dire, qu’on les met en tas dansdes lieux secs, & préparés exprès k cet usage dansles navires & bateaux.
EMBAUCHER. Il se dit chez les Artisans, desCompagnons & Ouvriers qu’on engage a aller tra-vailler chez les Maîtres.
EMBAUCHEUR. Celui qui se mêle de chercherdes Compagnons & Garçons, pour'aller travaillerpour les Maîtres : c’est le plus souvent le Clerc desCommunautés, qui prend ce soin, moyennant quel-que petit droit.
EMBLICS, en langage Indien Annuales. C’est unesorte de Myrobolans. Voyez Myrobolans.
EMBOETER. Mettre dans une boète. Ce termesignifie souvent la même chose qu’Encaisser.
Emboeter des Especes. Terme de Monnoie.C’est enfermer dans une boète destinée k cet usage,une piéce de monnoie de chaque sorte, qui se fa-brique. On appelle Deniers de Boète, les espècesqui sont ainsi réservées. Voyez Denier de Boe-te.
EMBOÊTURE. Ce dans quoi quelque choses’emboête.
On appelle chez les Potiers de terre, l’Emboêturede la roue fur laquelle ils tournent les Ouvrages dePoterie, le massif dans lequel est seêlée la Crapau-dine où pose l’arbre de cette roue.
II y a proprement deux parties dans l’emboêtu-re .• la Crapaudine , qui est au bas, & qui quelque-fois est de fer ou de cuivre, & une pierre de grèspercée a jour, que traverse le pivot de l’arbre avantd’entrer dans la Crapaudine. C’est ce grès qui ti-re l’arbre d’aplomb en tournant. On décrit ailleursla Roue entière des Potiers. Voyez Potier deTerre.
EMBOUCHOIR. Instrument qui sert aux Cor-donniers a élargir la tige des Bottes ou l’entrée desSouliers.
L’Embouchoir pour les Bottes, est un Cylindrede bois fendu en deux, dans l’ouverture où sépa-ration duquel on chasse à force un coin aussi debois : Celui pour les Souliers est une forme debois, pareillement fendue dans fa longueur, quia en dedans une rainture k chacune de ses parties,
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