LZ5 EME. EMF.
Les Pierres cPEmeril payent en France les droitsd 1 entrée à raison de 18 s. du cent pesant , conformémentan Tarif de 1 664. éf autant pour la sortie.
Les droits de la Douane de Lyon font de 10 fiequintal pour /’ancienne taxation , & de 5 f pour lanouvelle réapréciation.
Emer.il. Les Sculpteurs & Marbriers appellentEmeril, un mélangé de quelque métal, assez or-dinairement de cuivre, qui fait corps naturellementavec quelques particules de marbres, & qui est sidur, qu’il n’y a guéres d’ôutils, pour bons & acé-rés qu’ils soient, qui ne s'égrainent ou ne rebrous-sent contre. On le trouve plus Auvent dans les mar-bres blancs que dans les marbres de couleur. VoyezMarbre.
EMERILLON, ou ESMERILLON. Petit mor-ceau de bois en forme de sillet, à chaque bout du-quel est un crochet de fer tournant, dont les Passe-mentiers-Boutonniers se servent a faire la cartisane,on à fabriquer une sorte de cordon, qu ils appel-lent Guipure. L’Emerillon est pareillement en usagechez les Cordiers ; ils l’empioyent a câbler leur fi-celle.
EMINE. Voyez Hemine.
EMONDER UNE LETTRE. Voyez EbArber.EMOUCHET, ou ESMOU-CHET. Les Tan-neurs donnent ce nom a la queue des bœufs, des va-ches , & des veaux, qu’ils préparent.
Avant que de jetter les cuirs dans Peau pour lesdégorger, il en faut ôter les cornes, les oreil-les, & l’Emouchet, c’est-k-dire, la queue, ainsinommée de ce qu’elle sert a ces animaux a chas-ser les mouches lorfqu’ils font vivans. Voy. Tanneur.
EMOULEUR. Celui qui aiguise les instrumenstranchans fur une meule de grès tournante.
On appelle Taillandiers-Emouleurs , ceux de cemétier, qui ne font profession que d’émoudre lesgros ouvrages que les autres ont forgés chez lesCouteliers. II y a le garçon Emouleur, qui nes’occupe guéres que d’aiguifer fur la meule les cou-teaux, ciseaux, rasoirs, & autres ouvrages de cou-tellerie , que les autres Compagnons ont fabriqués& montés , ou qu’o n vient apporter de dehors a laboutique.
On appelle aussi Enrouleurs, ou, comme dit lepeuple, Rémouleurs, cette efpéce de Couteliers am-buians, qu’on nomme a Paris Gagnes-petit. VoyezGagne-fetit. Voyez aussi. Coutelier.
EMPAILLER. Terme de Nattier & de Tour-neur. C’est garnir une chaise de paille cordonnée,,ou de natte de la même matière. Voyez Nattier.
EMPAILLEUR. Celui qui empaille. Les Maî-tres Nattiers, & les Maîtres Tourneurs de la villede Paris , prennent parmi leurs qualités celle d’Em-pailleurs de meubles. Voyez comme dessius.
EMPAN, ou PAN. Voyez Palme.f L’Empan des anciens Hébreux valoit 3 de leurspalmes, ce qui revient a 10 pouces & 25;o décimésde Paris.
EMPANONS. Morceaux de bois de Charron-nage, ordinairement d’orme, qui font partie du traind’un carrosse. Voyez Orme.
EMPAQUETER. Mettre quelque chose en unpaquet. II fe dit particulièrement des marchandisesque, selon l’espéce , on empaquette dans des toi-lettes , ou dans du papier. Les Marchands en dé-tail ne font fans cesse qu’empaqueter & dépaqueter,fans bien souvent vendre pour un liard de mar-chandise. Les Garçons & ápprentifs doivent pren-dre garde, en empaquetant leurs étoffes, aprèsqu’ils les ont fait voir , de n’y faire point de fauxplis.
EMPASTELER. Terme de Teinturier. Donnerle bleu aux laines, ou aux étoffes de laine. U fe ditparticulièrement du pastel ; comme Guefder , duguefde, qui font deux drogues propres a teindre en
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bleu ; cependant ils s’entendent tous deux des autresbleus , comme du voitede & de l’indigo j de mêmeque fous les seuls termes de Galle, ou d’engaler,on comprend le sumac, le rodoul, & le fouie.; &que fous ceux de Racine & de Raciner, on entendl’écorce & la feuille de noyer , & la coque de noix.
f Un drap empastelé est un drap a qui l’on a don-né le bleu de Pastel ou de Vouëde & d’Indigo. VoyezPastel.
EMPATEMENT. Ce qui sert de pié k quelquechose. L’Empatement, ou les racinaux d’une grue ,font quatre pièces de bois, qui fe traversent endouble croix, & qui soutiennent l’arbre de la grue ,
& ses bras ; c’est-a-dire, ses huit liens a contrefiche.Voyez Grue.
EMPESER. C’est mettre de l’eau d’empois, decolle, ou de gomme, k des toiles ôc k des étoffes ,pour les rendre plus fermes & plus unies. On empèseordinairement les treillis & les bougrans. O11 dit aussi»Empeser la chaîne d’un drap, d’une serge, d’unetoile , &c. lors qu’on les encole en montant le mé-tier. Voyez Chaîne.
EMPESEUR. Voyez Emfoíseur.
EMPILER. Mettre plusieurs fortes de marchan-dises i’une fur l’autre, en faire une pile. On empi-le des étoffes dans un magasin, du bois floté dansun chantier » des morues dans un navire , ou dansun bateau.
EMPIRANCE , en terme de commerce de mer.Se dit du déchet, de la corruption , ou diminutionde valeur, qui arrive aux marchandises qui fontdans un vaillèau, soit naturellement par leur pro-pre vice, soit accidentellement par tempête, ou au-trement.
Empirance. Est aussi un terme de monnoie, quife dit de toutes les diminutions, ou affoiblissemens »qui peuvent arriver a la monnoie, soit pour le titre,le poids, la taille, le prix de f exposition, ôic. VjryezMonnoie. VT
EMPIRER. Devenir pire, être en plus mauvaisétat. La plupart des marchandises empirent, quandon les garde trop long-tems ; il est de l’habileté d’unMarchand de s’en défaire avant qu’elles empirent.
EMPLACEMENT, terme de Gabelle. C’est laconduite & décharge' du sel dans les greniers, ma-gasins , & lieux de dépôt. On appelle Emplace-ment des Sels, la manière dont les masses fontdisposées dans les greniers. Cet emplacement a parusi important, soit pour la garde & conservation dessels, soit pour la fureté des droits du Roi, qu’il estporté dans les Réglemens que les Officiers en ferontdes Procès verbaux, aussi-bien que de la descente-des' sels & de leur mesurage.
EMPLACER LE SEL. C’est le mettre dans lesgreniers destinés pour la décharge, -conservation &distribution du sel. Voyez comme d'ejfus.
EMPLAIGNER, EMPLAIGNÈUR. Voyez Lai-ne r & Laineur.
EMPLETTE. Achat de marchandises. J’ai faitune grande Emplette de toiles a la foire de Guibray..Sortirez-l-vous d’ici fans faire Emplette, c’est-a-dire,fans acheter. Voyez Vente, & Achat.
EMPLOI. Bon ou mauvais usage qu’on fait d’u-ne chose. J’ai fait l’Emploi de mon argent en drapsde Hollande. L’Emploi est bon, il y a vingt pourcent k gagner.
Emploi , en terme de Comptes. On dit, Unfaux Emploi : Un double Emploi. Le faux Em-ploi est, quand on met en dépense une somme qufn’a pas été payée. Le double Emploi est, quand ony met deux fois le même article. L’un & l’autre n@le couvrent point par l’arrêté d’un compte.
EMPLOYE’. U fe prend quelquefois pour Com-mis. Les Directeurs des Fermes du Roi ent inspec-tion fur les Receveurs, Contro Heurs, & autres Em-ployés. Voyez Commis.
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