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taux, pour le distinguer du mâle , mais on l’y nom-me plus ordinairement VEncens tout court.
Noms qu on donne à cet aromate par différentes rai -sons de ressemblance & de qualité, on abrégé dece qui vient d!en être dit.
1°. Encens , du mot Latin Incendens , chose qui brû-le , parce qu’il faut le briller pour en avoir ie par-fum ou fodeur.
2°. Encens en larmes , parce que les bons mor-ceaux de cette résine, ont chacun la figure d’une lar-me.
3°. Encens maie •, parce que les mêmes morceauxsusdits ressemblent aussi par leur rondeur & leur bon-té a des testicules.
4®. Encens femelle , parce qu’il est moindre que lemâle, & qu’il n’en a pas la figure , ou qu’il a celledes mammelles.
ç°. Ohban , parce que c’est l’Encens le plus blancde tous & le meilleur. C’est le même que le 2 &le z.
6°. Manne d % Encens. Les petits grains d’Olibanportent ce nom, parce qu’ils ressemblent a desgrains de Manne purgative, qui font blancs. * Mé-moire de Mr. Garcin.
ENCHANTELER. Terme de marchandise devin ; c’est mettre du vin en chantier.
Un Auteur moderne ( Sauvai ) dit que la Halleau vin établie a Paris près la Porte S. Bernard, aété destinée pour y Enchanteler les vins des Mar-chands forains.
ENCHAPER UN BARIL. Terme de fabrique &marchandise de poudre a canon. C’est enfermer unbaril de poudre dans une seconde futaille. Onn’en-chape que les poudres destinées pour l’artillerie deterre, soit afin de les garantir de l’humidité dessouterrains où elles fe conservent dans les Placesde guerre, soit afin qu’elies souffrent plus facile-ment le mouvement des voitures lorsqu’on les trans-porte pour quelque siège ou dans quelque marched’armee. Voyez. Û Article de la Poudre a canon.
ENCHERE. Mise, ou augmentation de prixqu’onfait sur quelques marchandises, qui font venduespubliquement; soit volontairement, comme ordi-nairement les marchandises arrivées par les vais-seaux des Compagnies de Commerce ; soit par auto-rité de Justice, comme celles qu’abandonne un Mar-chand qui a fait faillite, pour le payement de sesCréanciers. Voyez. Crie'e.
ENCHERIR. Offrir d’une marchandise qui secrie, un prix au dessus de celui qu’en a offert le der-nier Enchérisseur.
Enchérir. Signifie auíïï augmenter de prix,de-venir plus cher. La disette des soies & des Ouvriersfait beaucoup encherir les étoffes de Lvon & deTours.
Encherir. Veut dire encore, vendre a plus hautprix qu’on n’a de coutume. Vous encherissez bienvos velours, il n’y a que huit jours que vous les don-niez à zo liv. Panne.
ENCHERISSEUR. Celui qui fait son enchère furune marchandise qui se crie publiquement. Les étof-fes de la Compagnie des Indes fe font bien venduescette année; jamais il n’y eut tant d’Encherisseurs.
L’Huiffier , ou Crieur , est obligé de délivrer lesmarchandises criées, au plus offrant & dernier En-chérisseur , après avoir plusieurs fois averti a hautevoix, que c’est pour la troisième & dernière foisqu’il les crie , & qu’il va les adjuger. Voyez. Inven-taire , & Crie’e.
ENCHOIS. Voyez ANCHQISENCIRER. Terme de fabrique de toile cirée.C’est appliquer la cire chaude fur la toile. Voyez.Toile cire’e.
ENCLUME. Grosse masse de fer, dont fe fer-vent plusieurs Ouvriers qui travaillent & forgent lesmétaux, particulièrement les Orfèvres, Taillan-
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diers, Serruriers , Maréchaux, Eperonniers , Ar-quebusiers , &c.
11 y a de deux fortes d’Enclumes ; les unes quifont forgées ; les autres qui font fondues : les pre-mières fe font par les Taillandiers & Maréchauxde gros ouvrages; les autres fe coulent dans lesfonderies. Les meilleures font celles qui fe fabri-quent au marteau, & dont le dessus est d’acier.
Enclume. On appelle petite Enclume, chez lesTeinturiers du grand teint, une espèce de carré d’a-cier , sur lequel chaque Maître doit avoir son nomgravé en creux , pour servir de contremarque achacun de? cinq poinçons, dont, suivant la qualitéde la teinture, le Marchand Drapier commis pourles visiter, doit marquer les étoffes que lesdits Tein-turiers doivent teindre, conformément a Partiels38 de leurs nouveaux Statuts de 1669. ce qui fepratique aussi a proportion par les Teinturiers enfoie, laine & fil, & par ceux du petit teint. Voyez,t Article des Teinturiers, & Poinçon.
Enclume. C’est aussi, en terme de Couvreurs,un outil de fer plat, de 2 ou 3 lignes d’épaisseur,d’un pouce & demi de largeur , & de 10 pouces ouenv-iron de longueur, qui a au milieu unç espècede bec plat & pointu, pour le piquer sur les che-vrons , lorsqu’on veut s’en servir. C’est sur cette En-clume si étroite, que les Couvreurs taillent & cou-pent leur ardoise avec un marteau tranchant ; nonpas en frapant fur la partie de l’ardoise qui pose surcet instrument, mais en la rasant le long de l’En-clume.
Enclume. Ce que les Layettiers appellent de laforte, est une espèce de petite bigorne quarrée, dontla queue est enfoncée dans un moyen billot debois , fur laquelle ils applatissent le bout des poin-tes de fil de fer, dont, dans la plupart de leurs ou-vrages ils fe fervent au lieu de clous & de chevil-les. C’est aussi fur cette Enclume qu’ils dressent cefil, à mesure qu’ils Pont coupé de longueur avecle plioir.
Ces mêmes Ouvriers ont un second outil, qu’ilsappellent Enclume a main ; c’est un morceau de ferrond, de, 4 a 5 pouces de longueur, & d’un pou-ce & demi de diamètre, aplati par un bout. II leursert a contretenir leur ouvrage , quand ils le clouent,qu’ils y mettent des bandes, ou qu’ils posent les ser-rures dans ceux où ils ont coutume d’en mettre, com-me aux cadettes, pupitres, &c.
Enclume ronde. Voyez Boule.
EN CLU ME AU. Petite enclume a main , dontles Chauderonniers fe fervent pour redresser leschauderons, & autres utenciles de cuisine de cui-vre , ou pour river leurs clous. L’Enclumeau estquarté : fa tête est plate, d’environ un pouce &demi de superficie. La queue par où on le tient, a3 a 4 pouces de longueur. Quand on s’en sert pourredresser, on l’appuye contre la bosse du chauderon ,ou autre pièce de chauderonnerie ; & de l’autrecôté on frape avec le maillet de buis. Pour river,on fe sert d’un marteau de fer.
. ENCOCHER UNE HOTTE. Terme de Va-nier. C’est mettre de petites chevilles dans les trousdu fond d’une hotte , afin d’y serrer & mainteniren place les bouts des osiers dont elle doit être fai-
te.
fe.
ENCOLLER. Mettre de la colle k quelque cho
Ce terme est en usage parmi plusieurs Fabriquans,ou Ouvriers. Les Doreurs en huile, ou en détrem-pe, encollent les ouvrages qu’ils veulent dorer.Les Tisserans encollent le fil de leur chaîne ; ceque font aussi les Ouvriers-Drapans dans quelques-unes de leurs manufactures de lainages. Voyez Do-reur, Tisserand & Drap.
ENCOMBREMENT, ou ENCOMBRANCE,comme il fe dit a Bourdeaux. C’est l’embarras que
eau-