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causent dans les vaisseaux, les marchandises qui enfont la cargaison, particulièrement celles qui fontd un gros volume ; comme peuvent etre les ballesde liège, de plumes, de chanvre, de pelleterie,
Lorsqu’il s’agit du fret de ces sortes de marchan-dises, dévaluation du tonneau de mer íe fait par ra-port a l’Encombrement, c’est-à-dire, par raport al’embarras qu’elles peuvent causer, ou a la placequ’elles peuvent occuper dans le fond de cale duvaisseau, qui est le lieu de fa charge. Voyez, T on-
NEAU DE MER.
ENCRE. Liqueur noire , qui sert h écrire,composée de 4 parts de vitriol romain , ou decouperose verte ; de 2 parts de noix de. galle con-cassées ; d 1 une part d’alun de roche, & d’une degomme Arabique ; le tout cuit en eau - en vin, ouen eau-de-vie. »
IL y a de l’Encre double, & de l’Encre commu-ne, qui ne différent l’une de Pautre que par le plusou le moins de drogues que l’on y fait entrer.
L’Encre luisante n’est autre chose, que de l’En-cre double, dans laquelle on a fait fondre une pe-tite portion de sucre candi, pour lui donner cet œilbrillant & vif, qu’on lui remarque fur le papier.
L’Encre fe vend a la pinte, a la chopine , au de-mi-feptier, &c. & fait partie du négoce des Mar-chands Merciers & Papetiers ; ce font les derniersqui en débitent le plus.
Outre le grand usage qu’on fait de l’Encre pourles écritures, plusieurs Artisans se servent de la pluscommune, pour noircir certains ouvrages, particu-lièrement les Corroyeurs leurs cuirs, & les Cordon-niers les empeignes 6t les talons de leurs souliers.
-f- II est surprenant que P Auteur de ce Dictionnai-re n’ait pas donné une composition exacte & facilede l’Encre ordinaire, si commune, si nécessaire,& dont plusieurs personnes ignorent la manière dela préparer. On ne fera donc pas fâché de trou-ver ici quatre manières très simples <k très prom-ues pour faire différentes fortes d’Encres, & à bonmarché. .
i° f L’Encre ordinaire fe pèut faire comme fuit:Prenez 30 onces de vin blanc, du meilleur & duplus fort : 6 onc. noix de galles, petites & noi-res , ridées ou épineuses ; concassez-les & ne lespilez point ; mettez le tout dans une bouteille, quiîle soit pleine qu’aux f, bouchez-la bien avec unevessie de porc, & mettez-la infuser dans un lieuchaud en hiver, & en été au Soleil, pendant 12 a15 jours ; ayez foin de remuer le vase qui la con-tient 4 ou 7 fois par jour, excepté le dernier, au-quel il faut transvaser le clair de la bouteille au tra-vers d’un linge dans une autre bouteille, prenantgarde de ne pas mêler le marc avec le clair.í)ans la liqueur qu’on aura coulée on ajoutera 2 onc.du meilleur vitriol romain, après l’avoir réduit enpoudre subtile : on y ajoutera encore 2 onc. gommearabique bien nette, dure & cassante; mais avantque de jetter cette gomme dans la liqueur, il faut. lavoir fait dissoudre dans une suffisante quantitéde vin blanc, ensorte qu’elle soit claire comme de latérebentine de Venise, parce qu’étant ainsi dissou-te^elle s’incorporera mieux avec la liqueur. Cetteopération bien faite donnera au bout d’une quinzai-ne de jours 1 Encre la plus fine que Pon puifle com-*poser-j qui ne se moisira point pendant les chaleurs*& qui ne s’épaiffira point.
2 . Pour faire de l’Encre fur le champ, prenez2 bouteilles de bon vin blanc , jettez-y 6 onc.galles concassées, faites-Ie bouillir & réduire a lámoitié ; a mesure que cela bout, il faut écumer.Cela fait, ajoutez 2 onc. vitriol épuré, & une oncegomme arabique, bien nette ; après quoi coulez letout au travers d’un linge, & vôtre Encre ferafaite.
Diction, de Commerce. Tom. II.
ENCRE. è 4 é
3 0 . Si l’on veut faire de l’Encre portative, ilfaut prendre parties égales' de noix de galle & devitriol, les réduire en poudre avec un peu degomme arabique, 6t un peu de Sandarac. Faitesdu tout une poudre, couvrez-en le papier fur le-quel vous voulez écrire, frottez-le avec le doigt,écrivez avec de l’eau, & récriture paroitra ; ce quiest très commode en voyage.
4 0 . Voici encore la manière de faire une pou-dre pour composer de l’Encre quand on veut. Prenez10 onc. noix de galles,
3 onc. vitriol romain»
2 onc. alun de roche ,
2 onc. gomme arabique.
Mettez le tout en poudre subtilisée ; & quandvous voudrez de l’Encre, vous en mettrez dansune tasse ou un verre plein de vin blanc, jus-qu’à-ce que la liqueur soit suffisamment teinte.
Enfin, pour empêcher que l’Encre ne gèle enhiver, mettez-y de l’eau - de - vie ; 6c dans tou-tes les Encres, il faut mettre un morceau de sucrecandi.
Encre de la Chine. C’est une espèce de noirde fumée, réduit en petites tablettes, ordinaire-ment quarrées, un peu plus longues que larges,de 2 ou 3 lignes d’épaisseur, dont les Chinois seservent pour écrire, après l’avoir détrempée avecde l’eau ; & que l’on employé en France & ailleurspour dessiner , ou pour lever des plans, des desseins,6tc.
Les noirs de fumée dont les Chinois font leur En-cre , font de plusieurs fortes, suivant qu’il plaît auxOuvriers ; mais la meilleure se fait avec le noir defumée de graisse de cochon brûlée a la lampe, au-quel on mêle un peu d’huile, pour rendre l’Encreplus douce ; 6c quelques odeurs agréables, pour em-pêcher la mauvaise senteur de la graisse.
Quand ce noir est mis en consistence de pâte, onle dresse dans des moules de bois de la forme qu’onvient de dire ; mais gravés avec tant d’art, que lesplus habiles Européens ne pourroient mieux faire ,même fur le métal. Les. figures les plus ordinairesdont ils embellissent leurs petites tablettes d’Encre,font des dragons, des fleurs, des oiseaux, 6c quel-ques caractères de leur écriture ; quelquefois ils yajoutent un peu de dorure. Cette Encre nouvelle-ment faite est très pesante ; mais en séchant, ellediminue au moins de moitié.
On la contrefait en France, 6c il en vient aussiquantité de Hollande, que les Hollandois fabri-quent eux-mêmes. Outre qu’on peut reconnoîtrela véritable Encre de la Chine, d’avec celle quine l’est pas, par la forme des tablettes, 6c parles figures imprimées , on la distingue encore mieuxpar la couleur 6c l’odeur ; la véritable étant trèsnoire, & d’une odeur agréable ; 6c l’autre feule-ment grisâtre, 6c d’une odeur plus mauvaise quebonne. Ces différences suffisent pour en faire facile-ment le discernement. Ainsi l’on voit bien qu’il fautchoisir cette Encre vraye de la Chine, c’est-à-dire,très noire, d’une odeur agréable, 6c en tablettespresque quarrées , 6c peu épaisses.
L’Encre de la Chine, soit véritable, ou contre-faite , fait une portion du négoce des MarchandsEpiciers-Droguistes de Paris : quelques Merciers envendent aussi.
Encre d’Imprimeur , Encre d’Imprtmerie ,ou Encre a imprimer. C’est un composé de té-rébentine, d’huile de noix ou de lin , 6c de noirde fumée, réduit par la cuisson 6c par le broye-ment en une espèce de pâte liquide, a peu prèssemblable a de la bouillie un peu épaisse. On se sertde cette Encre à imprimer des Livres.
Maniéré de faire V Encre $ Imprimeur.
On prend 100 livres de bonne huile de noix ■>
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