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du savon, ils font plus aisés a tondre. A l’égarddes gros draps & des serges, ils doivent être Eníì-náés , parce qu’ils ne sont foulés qu’avec de la terre.ENSOUELE. Voyez Ensouple.
ENSOUFRER. Faire prendre, ou donner la va-peur du souphre à quelque chose.
On ensoufre les soies, & les étoffes de laine tpour les faire blanchir, en les exposant en l’air dansdes lieux bien clos, où l’on fait brûler du souphre,Voyez Blanchir.
On ensoufre les futailles destinées k mettre lesvins, qu’on veut qui se conservent, en les transpor-tant en des lieux éloignés, ou en leur faisant pas-ser la mer ; ce qui se fait par le moyen d’un petitmorceau de toile enduite de souphre, mêlé de corian-dre , de géroste, de cane Ile, & d’autres droguessemblables, réduites en poudre, qu’on fait brûlerdans les tonneaux.
ENSOUFROIR. Lieu bien fermé, en maniéréd’étuve , où l’on expose a la vapeur du souphre lessoies, & les étoffes de laine, pour leur donner leblanc. Voyez Blanchir.
ENSOUPLE. Espèce de gros & long cylindre,ou rouleau de bois, placé de large fur le derrièredu mérier de ceux qui travaillent de la navette;tels que font les TiíTerans, Tisseurs ou Tiff ers, Ser-giers, Bouracaniers, Òíc.
Les fils de la chaîne des toiles , des draps, desserges, & autres étoffes de laine , íont roulés dessusl’Ensouple, & se déroulent a mesure que la toile ,ou I’étoffe, se fabrique. A Beauvais , & aux envi-rons, on dit, Enjouele , au lieu d’Ensoupíe ; &quelques Ouvriers, particulièrement ceux qui manu-facturent les draps & étoffes d’or, d’argent & defoie, disent Ensable.
Ensouple. Est auffi un terme dont les Brodeursse servent, pour exprimer ces deux morceaux debois longs, en forme de coíomnes percées par lesdeux bouts, au travers desquelles passent les deuxlattes remplies de trous de villebrequin, qui ser-vent a passer les ficelles qui tiennent f étoffe éten-due, ou bandée fur le métier, asin de la pouvoirbroder plus facilement. L’une de ces Ensouples sertà rouler l’étoffe, avant que d’être brodée ; & satureest employée a la rouler, a mesure qu’elle se brode.
ENSOUPLEAU, ou ENSUBLEAU, que d’au-tres nomment ENSOUPLET , ou ENSUBLET.Est un diminutif d’Ensouple & d’Ensuble, auquelil ressemble parfaitement, fi ce n’est qu’il est beau-coup plus menu.
L’Énsoupleau est opposé a PEnsouple ; c’est-a-dire , qu’il est placé sur le devant du métier, & qu’ilsert k rouler la toile, ou l’étoffe, a mesure qu’eilese fabrique.
ENSOYER. Terme de Cordonnier. C’est atta-cher au bout du fil qui sert a coudre les souliers, &autres ouvrages de cordonnerie, le poil de sanglier,ou de porc, qui sert a ces Artisans au lieu d’aiguille.
On dit, Ensoyer ; parce qu’en termes du métier,ce poil s’appelle de la Soie.
Les Bourreliers, Selliers, Malliers, & autresOuvriers qui cousent les cuirs avec l’alêne & la foiede sanglier, se servent de ce terme dans la mêmesignification.
ENSUBLE. Voyez ci-dejsus Ensouple.
Ensuble. Les métiers des Tissutiers-Rubaniers ,particulièrement de ceux qui travaillent aux tissus& galons d’or & d’argent, ont aùssi des Ensubìes ;mais différemment disposées, & autrement faitesque celles des autres Ouvriers de la navette. On lesnomme toûjours Eafubles , & jamais autrement.Voyez T'ssutier-Rubanier.
ENSUBLEAU. \ Tr ~
ENSUBLET. ENsouPLEAu.
ENTAILLE. Les Menuisiers, Charpentiers, &
autres Ouvriers qui se servent de la scie, appellent
ENTA. ENTE. 2 Û 0
aistsi l’instrument dont lisse servent quand ils veu-lent aviver, c’est-a-dire, limer & appointer les dentsde leurs scies. Cet instrument est très simple , n’é^tant qu’un billot fendu k moitié , en forme de rainu-re , dans l’ouverture duquel on place la scie , qu’ony affermit avec une espèce de petit coin de bois.
ENTAMER. Oter, couper , retrancher une par-tie d’un tout.
On le dit auffi dans le Commerce , de toutes lesmarchandises, liqueurs & denrées , que les Mar-chands qui en font trafic , vendent en détail, lors*qu’ils commencent a en ôter quelque chose.
Entamer un tonneau de bière, d’huile, de vin ,d’eau-de-vie, c’est en tirer les premières pintes.
Entamer un bateau de bois, de charbon, de foin ;c’est commencer a le débiter.
Entamer un pot, une tinette de beurre, un barild’olives, un panier de marée, une caque de harengs ;c’est tirer & vendre pour la première fois de ce quiest contenu & enfermé dans tous ces vaisseaux.
Entamer. Se dit en quelque forte plus particu-lièrement des draps, & autres étoffes de lainerie;des étoffes d’or, d’argent & de foie ; des toiles, desdentelles, des rubans , &c. dont on léve les premiè-res aunes : auffi y observe-t-on pour f ordinaire ,parmi les Marchands habiles & exacts , plus de pré-caution que pour les autres denrées,ou marchandises»Les étoffes de laine s’entament presque toujourspar la queue, a cause des marques & enseignemensqui font auchef, comme les nom, demeure & nu-méro de l’Ouvrier; les roses bu rosettes pour la tein-ture , les plombs de fabrique, de visite & d’aunage ,qu’il est bon de conserver, & qui servent a faire con-noître la qualité & bonté des étoffes, & k justifierdans les occasions, qui n’arrivent que trop souvent,qu’elles ne sont pas de contrebande, ou de fabriqueétrangère.
Lorsqu’une piéce est entamée, de quelque qualitéqu’elle soit, soit or ou argent, soie ou laine , il fautmettre sur sétiquette, qui contient saunage, le jourqu’on l’a entamée , la quantité qu’on en a coupé;& ainsi de suite , a chaque fois qu’on en léve quel-que chose, afin de pouvoir voir ce qu’il en reste ,sans être obligé de sauner. On en fait a propor-tion , des dentelles , des toiles , &c.
Les étoffes entamées ne peuvent être revendi-quées par le Marchand, Ouvrier, ou Manufactu-rier qui les a vendues, lorsqu’elles se trouvent soua1 le scêíé d’un Négociant qui a fait faillite ; ce pri-vilège n’appartenant qu’a celles qui ont chef &queue. Voyez Chef.
ENTENDRE LE NUMERO. C’est, en termesde Commerce, connoître le véritable prix d’unemarchandise, caché sous la fausse marque que leMarchand a coutume d’y mettre.
II n’y a que le Marchand lui-même & ses Gar-çons , qui doivent avoir connoissance de ce Numé-ro , afin qu’ils puissent se résoudre sur le prix qu’onleur offre de leur marchandise, suivant que cettefausse marque leur en indique le véritable. VoyezNuméro. Voyez aujjì Marque.
On dit en proverbe, qu’un homme entend lenuméro, pour dire, qu’il est habile ; parce que c’esten effet une habileté de savoir cette espèce de chiffredes Marchands.
-j- ENTERLOOPER. Terme de Commerce demer, fort en usage parmi les Compagnies des Paysdu Nord , comme l’Angleterre, la Hollande , Ham-bourg , le Danemark, &c. II signifie un vaisseaud’un particulier qui pratique & fréquente les Côtes,& les Havres, ou Ports de Mer éloignés, pour yfaire un commerce clandestin au préjudice des Com-pagnies qui sont autorisées elles feules a le fairedans ces mêmes lieux. C’est sur-tout dans les troisautres parties du Monde, & particulièrement enAfrique , que l’on voit souvent de ces vaisseaux En-
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