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Tome 2.
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26 l ENTE. ENTE*

terloopers. Les Compagnies leur font donner lachasse par leurs propres vaisseaux , qui les com-battent s’ils font les plus forts,pour les prendre, sinonris les font fuir, ou les coulent à fond dans^laMer.II en est souvent parlé dans l’Histoire générale desVoyages , dans les parties où il est traité du Com-merce de quelques {Dotes en Afrique. Ce mot fe pro-nonce comme s’il étoit écrit Einterlopre. Il est em-prunté de l’Anglois, de Enter qui signifie entrer &entreprendre ,'& de Looper , Coureur, de forte qu’il veutdire , Vaisseau qui va en course pour entreprendreun commerce illicite. Les Hollandois,qui fe ferventbeaucoup de ce terme, fe íervent encore d’un au-tre, qui leur est propre pour désigner le même vais-seau ; ils Rappellent Lorrendraayer & Interlopre.

ENTIER. Un cheval entier, est celui qui n’estpas châtré. Voyez, Cheval.

Entier. II fe dit aussi des nombres qui ne fontpoint rompus, ni divisés en fractions. Voyez Nom-bre.

ENTONNEMENT. Action d’entonner. II fe ditégalement des liqueurs , & des marchandises.

ENTONNER. Verser une liqueur dans un ton-neau. Les Brasseurs de bière font tenus de n’enton-ner leur bière que de jour, & seulement en présencedu Fermier des droits du Roi, ou de ses Commis, oueux dûement appellés, a peine de ioo liv. d’amende,& de confiscation des bières entonnées à heure in-due. Voyez Brasseur.

Entonner. Se dit aussi des marchandises qu’onmet dans des tonnes, ou longs tonneaux, pour lestransporter & voiturer plus aisément. Les Epiciersentonnent leurs sucres, & les Chapeliers leurs cha-peaux. II y a encore quantité de marchandises qu’onentonne, c’est-à-dire, qui viennent, ou qui font en-voyées dans des tonnes. Voyez Tonne. Voyez aujjiEncaisser, & Emballer.

ENTONNOIR. Vaisseau ordinairement de ferblanc, fait en forme de cône, avec un col, long oucourt, suivant l’usage qu’on en veut faire , qui serta entonner les liqueurs dans ies futailles. II y a depetits Entonnoirs, pour tirer le vin en bouteilles,& de grands pour remplir les vins fans les troubler.Ceux-ci ont un col très-long, percé de plusieurstrous. C’est un des principaux instrumens des Ton-neliers.

ENTREBAS, ou ENTREBAT, qu’on nommeaussi CLAIRE-VOIE. Terme de manufactures delainage. C’est le trop grand éloignement, ou la dis-tance inégale des fils de la chaîne d’une étoffe, quiarrive par la faute du Tisserand» en tissant son ou-vrage. II y a des demi-Entrebas, & des Entrebasentiers.

Les Réglemens condamnent les Tisserans a 2fols d’amende pour les uns, & à 6 deniers pour lesautres.

ENTREBATTES, ou ENTREBANDES. Ter-me de Manufacture, particulièrement en usage dansla Sayeterie d’Amiens. Ce font proprement le com-mencement & la fin d’une piéce d’étoffe de laine ; cequ’on nomme vulgairement le Chef & la Queue , (kquelquefois Cap & Queue.

Ces Entrebattes font deux barres, ou bandes d’en-flures, que l’on fait aux deux bouts de chaque pié-ce avec une trême de couleur différente de celle del’étoffe, & c’est encore où fe met la marque, ou nomde l’Ouvrier, qu’il est obligé de tistre, ou de faire tif-tre par ses Compagnons. Voyez Sayetteur. Voyezausjì Chef.

ENTRE-DEUX. Les Tondeurs de draps appel-lent ainsi certains endroits de l’étoffe , que l’Ouvriern’a pas assez tondu, pour avoir négligé d’ouvrir suf-fisamment la force , ou pour avoir un peu trop tirél’étoffe sur la table a tondre j ce qu’ils appellent troptabler.

Ce défaut ne peut fe réparer , qu’en rejettant ou

ENTRE.

retirant l’étoffe fur la table, pour repasser la force par-dessus l’Entredeux.

ENTRE DEUXEERS, ou ENTRE-EERS. Ter-me de Balancier. C’est lorsque pesant de la mar-chandise dans une balance, ou des espèces de mon-noie dans un trébucher, la lance ou fléau est d’équi-libre , & directement placée dans le milieu de la cha-pe, fans tomber plus d’un côté que de l’autre. Cettepistole est entre deux fers. II faut toujours que letrait soit du côté de la marchandiíe.

ENTREE. Droit ou Impôt, qu’on léve au nomdu Souverain, fur les marchandises qui entrent dansun Etat, soit par terre, soit par mer, suivant leTarif qui en est dressé, & qui doit être affiché enlieu apparent dans les Bureaux où ces droits s’exi-gent.

Les droits d’Entrée fe payent aussi en Francefur les marchandises qui entrent dans les Provin-ces , qui font réputées étrangères ; & il y en âd’autres encore , qui fe lèvent a l’entrée de quelquesvilles.

Lorsque le droit d’Entrée de quelque marchandi-se n’est pas réglé par le Tarif, il fe paye par estima-tion , c’est-à-dire, à proportion de ce qu’une autremarchandise, à peu prés de même qualité , a coutu-me de payer.

Les droits d’Entrée se payent y compris les cais-ses, tonneaux, serpiliéres, cartons, toiles , pailles,& autres emballages : à la réserve des Drogueries& Epiceries, fur lesquelles les emballages font dé-duits.

Toutes marchandises ne peuvent nas entrer partoute forte de villes & de ports , même en pavantles droits; mais feulement, pour de certaines / parles lieux qui leur font marqués, ou par les ordonnan-ces , ou par les Arrêts du Conseil ; comme les Dro-gueries & Epiceries, par la Rochelle , Rouen & Ca-lais , Bourdeaux, Lyon òc Marseille ; les chevaux,par Douriens, Bétonné , Amiens, &c. les Manufac-tures étrangères, par 8. Vallery & Calais ; & ainsi dequelques autres.

Les peines contre ceux qui veulent faire entrerles marchandises en fraude , sont la confiscationd’icelies, & des équipages & harnois , & d’uneamende statuée par lesdites Ordonnances & Ar-rêts.

Voyez íArticle des T arifs. Voyez aujfi P Article desOrdonnances, ou il est parlé des droits des Cinq gros-'ses Fermes ; & encore ï Article Droit,

Entre’e. Terme de Teneur de Livres en Par-ties doubles. L Entrée du grand Livre , c’est Pé-tât des Débiteurs & Créditeurs, portés par la ba-lance ou le bilan du Livre précédent. Voyez Li-vres.

ENTREMETTEUR. Médiateur qui interviententre deux Marchands, pour faciliter quelque marchéou quelque négociation.

Les Négocians fe fervent plus ordinairement diiterme d’Agent de Change, si c’est pour des re-nfiles d’argent ou autres affaires de Banque ; & decelui de Courtier, si c’est pour achat & vente demarchandises. Voyez Agent de Banque, ó’ Cour-tier.

ENTREPOSER. Mettre des marchandises dansun magasin d’entrepôt. Voyez Entrepôt.

ENTREPOSEUR. Commis qui a soin d’un ma-gasin ou d’un bureau d’entrepôt.

Ce terme n’a pas une grande antiquité, & il ne fetrouve dans aucun Acte public avant la Déclarationdu Roi du 10 Octobre 1723. qui régie la maniérédont la Compagnie des Indes doit faire l’exploita-tion de la vente exclusive du Cassé.

L’Article VI. de cette Déclaration porte, que laCompagnie pourra établir des magasins, bureaux &entrepôts, & y proposer des Receveurs, Garde-magasins, Entreposeurs , &e. en tel nombre & dans

telles