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pelle Clous k Tapissier & a Cordonnier; ou desemblables petits ouvrages.
A l’égard des Aiguilliers, l’aneien chef-d’œuvresubside toujours, si ? Aspirant se propose cette par-tie des deux Communautés réunies. A l’exceptionde ces deux ou trois changemens de police, quifont devenus communs aux deux Corps, leurs an-ciens Réglemetis subsistent toujours.
La fête des deux Communauté^pst la Nativité dela Vierge, dont la Confrairie est établie aux grandsAugustins.
Communauté de Bourdeaux.
Ce n’est que depuis Tannée 15:84. que les MaîtresEpingliers de Bourdeaux ont été érigés en Corps deJurande.
Ils reçurent le 11 Août de cette année leurs pre-miers Statuts, qui pour Tessentiel ne font guéresdistTens de ceux de Paris, fur lesquels les Maire &Jurats de cette Capitale de Guienne, qui les leurdo ancrent, fous le bon plaisir du Roi & du Parle-ment , semblent les avoir dressés.
Ces Statuts ne consistoient d’abord qu’en 24 arti-cles ; les Maîtres en ayant obtenu la confirmationde Louis XIV près de cent ans après : ils y firentajouter 4 autres articles, qui, aussi-bien que les an-ciens , furent enrégistrés au Parlement de Bourdeauxle 18 Juin 1672. en conséquence des Lettres Paten-tes de S. M. du mois de Mars précédent.
Les Jurés, qu’on nommeBayles, font seulementau nombre de deux, qui se changent chaque année.
Les Enfans maies des Maîtres, dont les Pérèsfont décodés , peuvent lever boutique ; a la charge ,lorsqu ils seront en âge, d’être examinés, & de prê-ter serment.
Nul, s’ii n’est fils de Maître, n’est reçû fanschef-d’œuvre, & ne peut tenir boutique fans avoirpris des Lettres de Maîtrise des Maire & Jurais.
L’aprentissage est de cinq années entières, aprèsquoi les Aprentifs sont reçus Compagnons.
Enfin les visites des Bayles se font deux sois lemois d’obligation ; & eux & les Maîtres Jurés,c’est-a-dire , qui ont fait le serment, aussi-bien queles Compagnons, en font un de demeurer dans laVille , & non ailleurs.
Outre ces articles de discipline, il y en a plusieursqui concernent la confrairie de Sainte Claire Patron-ne de la Communauté, & Penterrement & convoides Maîtres & Compagnons décédés.
Epinglier. Instrument de bois, qui fait partiedu rouet k filer, le long duquel sont disposés depetits crochets de léton, ou de fil de fer, k traversde deux desquels passe successivement le fil k me-sure qu’il fait des sillons fur la bobine ou fusée. VoyezRotjet.
EPINOCHE. C’est le nom que l’on donne chezles Marchands Epiciers & Droguistes, au Cassé de lameilleure qualité. Voyez Caffe’.
* EPITHYMÊ. C’est une plante assez petite &filamenteuse, du nombre de celles que les Botanis-tes appellent Parasites, parce qu’elle est d’une naturea ne pouvoir vivre que fur d’autres plantes, où elles entortille pour y mieux prendre fa nourriture.
Cette plante vient d’une semence fort menue, quiproduit de longs filets déliés Comme des cheveux ,qui périssent bientôt, aussi-bien que leurs racines, sielles ne trouvent quelque plante voisine, pour luiservir tout ensemble de soutien & d’aliment. Sesfleurs blanchâtres tirant fur la couleur de chair,font semblables k de petits godets, & produisentune semence brune ou grisâtre, grosse comme celledu pavot, renfermée dans de petites capsules ron-des , qui en contiennent 4 ou ? grains au plus.
U Epithyme est proprement une espèce de Cuscute ,plus petite que la commune & qui croît fur le Thym,c’est d’où il a pris son nom. Cette espèce naît cepen-
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dant dans les pays chauds indifféremment fur plu-sieurs sortes d’herbes, dont quelques Médecins en fontd’autant d’espéces, k qui ils attribuent les qualités desherbes du suc desquelles elles se nourrissent. Mais-iln’y a véritablement que deux espèces de connues entout, qui viennent fur différentes plantes. La premiè-re qui est la plus grande est celle qu’on nomme com-munément Cuscute. Voyez son Article. La secondequi croît, comme j’ai dit, aux pays chauds, est laplus petite. Celle qui vient fur le Thym est la plusestimée en Médecine, & est tenue pour le vrai Epi-thyme. Celle qui croît fur le Lin, est la grande Cus-cute.
-f- Mr. Savary s’est trompé fur le nombre des se-mences , fans doute après quelque Auteur. La coquequi vient après la fleur, n’est composée que de deuxcapsules, dans chacune desquelles il n’y a qu’unefeule semence, áussi petite que celle de pavot, k la-quelle l’Auteur la compare.
Les Marchands Droguistes veudent deux sortesd’Epithyme, qui ne différent que dans la couleur ,dans la grandeur, & dans la force, k cause de lanature du pays qui les produit, étant cependant toû-jours la même espèce ; PEpithyme de Candie, & TE-pithyme de Venise : le premier a de longs filamensde couleur brune ; le second en a de petits & fri-sés ; tous deux sont d’une odeur aromatique ; maiscelle de TEpithyme de Venise,est beaucoup plus forte.
II y en a une troisième espèce, que les Herboristesqui le vendent, nomment Epithyme de pays ; mais iln’a ni goût, ni odeur, ni vertu.
Cette plante doit se choisir nouvelle, odorante, &point brisée: on la croit propre pour fortifier lesparties, & pour empêcher les obstructions des viscè-res , &c.
L’Ephithymè paye en France les droits d! entrée fur lépie de y o f. du cent pesant, conformément au Tarifde 1664. Et à la Douane de Lyon, dans le Tarif úèlaquelle il ejì appels Epithymi, 2 s 6 . d. du quin-tal d ancienne taxation , Úf 13 s. de nouvelle réapré -dation.
Cette drogue défi point employée dans le Tarif iê1685. au nombre de celles qui doivent payer 20 pourlOo de leur valeur : mais il y a apparence, quelle yef foufentendue , comme venant des Etats du Grand Sei-gneur.
EPLAIGNÈR, EPLAIGNEUR. Voyez Lainer *& Laineur.
EPLUCHEMENT. Action d’eplucher.
Ce terme est particulièrement usité parmi les Ou-vriers en draps d’or, d’argent & de soie , & chezles Tissutiers - Rubaniers. Ainsi, quand ils disentqu’ils travaillent k l’Epluchement de leurs ouvrages ,cela veut dire qu’ils sont occupés k ôter , ou coupertous les bouts de fil d’or, d’argent, ou de scie inuti-les, qui sont fur leurs étoffes ou rubans, après être le-vés de dessus le métier, afin de les rendre plus pro-pres & plus unis.
On dit aussi dans les Manufactures de lainages ,Faire l’Epluchement des laines, pour dire, lesbien manier, pour en ôter toutes les ordures &saletés.
EPLUCHER. Retrancher ce qu’il y a d’inutile &de mauvais en quelque Chose, en ôter les ordures &saletés.
Les Ouvriers en draps d’or, d’argent, & de soie, &les Tissutiers-Rubaniers , épluchent leurs étoffes &leurs rubans.
Dans les Manufactures de lainages, on éplucheles laines avant de les carder, & encore avant de lesfiler.
Les Chapeliers font aussi éplucher les peaux decastors ; c’est-a-dire , qu’ils en font tirer & arracherle long poil luisant, appellé Jarre, qui se rencontresur la superficie de Ces peaux. Voyez Jarre.
EPLUCHEUSE. Nom qu’on donne dans les
Manu-»