Band 
Tome 2.
JPEG-Download
 

? o 5 ESSA. 7E58E.

cèdre : si après avoir été féchée au soleil, la couleurperd quelque chose de son lustre, la teinture estfausse ; si este conserve son éclat, elle est de vérita-ble Essaye.

ESSAYERïE. Lieu destiné dans les Hôtels desMonnoies a faire les Essais, où sont les fourneaux,les moufles, les coupelles, les creusets, les matras,

& les autres outils, instrumens, ou drogues pro-pres aux opérations de l’Essai.

ESSAYEUR. Officier des Monnoies, qui en faitl’Essai, qui éprouve si les matières ou les espècessont au titre requis par les Ordonnances.

Chaque Hôtel des Monnoies de France a sonEssayeur : au dessus de ces Officiers particuliers estun Essayeur général, dont rétablissement est incer-tain. Mr. Furetiere le met en 15:39. sous FrançoisI. mais on ne peut douter qu’il ne soit beaucoupplus ancien, puisqu’il en est fait mention dès l’an1343. dans farticie de l’Qrdonnance rapportée ci-dessus , en parlant de l’Essai du plomb.

C’est fur le raport de l’Essayeur général, & furcelui de l’Essayeur de la Monnoie de Paris, que la,Cour des Monnoies juge de l’efcharceté des espè-ces, qui ont été fabriquées dans toutes les Mon-noies du Royaume. Plusieurs comptes rendus a cet-te Cour portent, Que l’Essayeur général avoit 120livres de gages, pour faire l’Essai des boètes de tou-tes ies Monnoies.

Les fonctions des Essayeurs particuliers marquéesdans les Ordonnances de if 11. 1540. &iççq, font ;

i°. De faire les Essais de toutes les matières d’or,d’argent, & de billon, qui font livrées aux Maî-tres de la Monnoie ; & de faire bon registre desEstais.

2 0 . De faire Essai de chaque fonte en la présen-ce des Gardes.

3 0 . De faire prise de l’ouvrage , que les Ouvriers& Monnoyers font, & d’en faire l’Essai.

4°. D’affister a toutes les délivrances ; d’en pren-dre de quoi en faire les Essais; & de donner & dé-livrer les peuilles aux Gardes & aux Maîtres.

ï°. De faire leurs Essais loyaument, fans faveur,amitié , ou inimitié.

6°. Enfin de rendre aux Maîtres toutes les peuil-les d’or & d’argent, après que les boètes ont été ju-gées définitivement.

Le droit de l’Essaveur, après qu’il a rendu lespeuilles & Essais au Maître, font de 8 deniers parmarc d’or, & de 4 par marc d’argent ; & leurs ga-ges de 125: livres.

A Paris, & a Lyon, où sont les affinages, lesEssayeurs font obligés par l’Ordonnance du mois d’O-ctobre de 1689. de faire Essai de tous les lingotsaffinés, d’y mettre leur poinçon avec celui des Affi-neurs , & de demeurer garans de leur titre conj oin-tement avec eux ; pourquoi il leur est attribué unfoi par marc d’or , & deux deniers par marc d’ar-gerít, des lingots qui passent en délivrance.

ESSE. Terme de Carrier. C’est un des troismarteaux, dont fe fervent les Carriers. II est courbéen dehors, & forme une espèce de croissant. C’estavec l’Esse qu’on fouchéve les pierres.

Esse. Les Carriers donnent encore ce nom auPicot a deux pointes, dont il n est différent que par-ce qu’il est double. Voyez Picot.f Esse , en terme de Balancier. Se dit des mor-ceaux de fèr ou de leton, tournés en 8, qui sontaux bouts du fléau de la balance & du trébuches.Voyez Balance.

ESSE AU. Esoéce de petite hache recourbée, quisert aux Menuisiers, Tabletiers , Charpentiers, &autres Ouvriers en bois.

Es SEAU. Voyez Aisseau.

ESSEIN. Mesure de continence pour les grains ,dont on fe sert a Soissons.

Le muid de blé mesure de Soissons, est composé

ES S. EST. zv6

de 12 feptiers, & le feptier de 2 Esseins. Î 1 faut 38Esseins pour faire le muid meíúre de Paris ; maisseulement pour le blé.

ESSENCE. Se dit chez les Marchands Droguistes& Apoticaires de plusieurs extraits purs & subtils 5qu’ils tirent de différens corps par le moyen du feu.Ce terme a la méme signification parmi les Chymû-tes.

II y a quantité d’Essences, qui entrent dans le ,commerce de l’épicerie. Les principales sont :L’Essence de Romarin. Voyez Romarin.L’Essence de Terebentine. Voyez Galipot*& Terebentine.

L’Essence d’Anis. Voyez Anis.

L’Essence de Girofle. Voyez Girofle.L’Essence de Canelle. Voyez Canelle.L’Essence de Citron. Voyez Citron.ESSENTE. Voyez Bardeau.

ESSETTE. Outil des Tonneliers, des Charons*& autres Ouvriers en bois.

C’est une efpéce de gros marteau de fer, qui aune tête d’un côté, & un large tranchant de l’autre,un peu recourbé en dedans.

Les Charpentiers appellent Hachette a marteau *Un outil, qui est fort semblable a l’Essettedes Ton-neliers ; & les Couvreurs nomment Assette, un au-tre outil, qui en approche assez. II y a cependant dela différence entre ces trois outils. Voyez Hachet-te , Assette, & Tonnelier.

ESSIEU. Voyez Aissieu.

On appelle dans les Iles Antilles Françoifes l’Ef-sieu d’un rôle de tabac, le bâton autour duquel ferouie le tabac cordé. On dit auffi i’ame d’un rôle.Voyez f Article du Tabac, oùilejl parlé de la ma-niéré de le filer & de monter les rôles.

ESSORER LES PEAUX. Terme de Chamoifeur*C’est les faire sécher sur les cordes, dans le lieuqu’on nomme Etendoir. Voyez Chamois.

ESSUI.- Ce mot en général signifie un lieu oul’on met sécher quelque chose. En particulier, ils’entend du heu où les Tanneurs mettent sécher leurscuirs. On dit , un bon Estai, mettre les cuirs àl’Essui.

Essui. Est auffi le lieu , où dans les papeterieson met essuyer les feuilles de papier a mesure qu’onles a côiées.

EST ACHES DE GALLETTES. Voyez Galle.

Les Eflaches de Galtettes de France , payent lesdroits de la Douane de Lyon , à raison de 16. f. 6. d.la balle , tant dlancienne cpie de nouvelle taxation.

ESTADOU. C’est ie principal outil des MaîtresTablettiers-Faifeurs de peignes. II est fait en formede petite scie à main, avec cette différence essen-tielle, que celle-ci est composée de deux feuilles d’a-cier,, qu’on appelle Feuillets , qui toutes deux ont desdents, & qui font appliquées i’une contre l’autre ;ensorte pourtant que le feuillet de dessus , qui serta amorcer l’ouvrage, excède celui de dessous detoute la hauteur des dents. C’est avec cet outil quefe font & fe séparent les dents des peignes.

ESTAIM, ou ETAlM. Nom qu’on donne a uneforte de longue laine, qu’on a fait passer par unpeigne, ou grande carde , dont les dents sont lon-gues , fortes, droites , & pointues par le bout.

Lorsque cette laine a été filée , & bien torse, onlui donne le nom de Fiscs Eftaim , & c’est de ce fildont on forme les chaînes des tapisseries de haute &basse-lisse, & de plusieurs sortes d’étoffes.

On appelle Serges à, deux Ejìaims, les serges dontla chaîne & la trême sont entièrement de ce fil ; ÔtSerges à un Estaim , ou Serges fur Estaim , cellesdont il n’y a que la chaîne qui soit de fil d’Eslaim.Les serges a deux Estaim s font plus razes & plus fi-nes que les autres.

Le fil d’Estaim sert encore a faire des bas, & au-tres ouvrages de bonneterie, soit au métier, soit au» tricot î