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mettre des Etiquettes fur les sacs d’espcces , qui enmarquent le poids & la somme , & souvent de quiils les ont reçus.
C’est aussi Tufage dans le commerce de marchandi-ses, sur-tout dans le détail, Rattacher aux'pièces‘ d’e'toffes, ou aux paquets de marchandises, uneEtiquette, qui contient le numéro ou marque duMarchand , fous lesquels ils en déguisent le vérita-ble prix. On y ajoute aussi saunage de la piéce en-tière , & ce qui en a été levé.
Etiquette. C’est aussi un grand filet quarté,qui sert a prendre du poisson. Voyez Filet.
ET1QUETTER. Mettre des étiquettes fur dessacs d’argent, ou fur des marchandises.
ETIRE. Instrument dont se servent les Courfo-yeurs, ou pour étendre leurs cuirs , ou pour en aba-tre le grain du côté de la fleur, ou pour les dé-crasser.
II y a deux fortes d’Etires, l’Etire de fer, & l’E-tire de cuivré ; celle de fer est pour les cuirs noirs ;& celle de cuivre pour ceux de couleur, de peur deles tacher.
L’Etire est un morceau de fer Ou de cuivre plat,de l’épaisseur de <; ou 6 lignes, & de la largeurde 5 ou 6 pouces, plus large par en-bas que paren-haut ; la partie la plus étroite formant une efpé-( ce de poignée , par où l’Ouvrier la prend pour s’enservir. Voyez Courroyer.
ET;RER UN CUIR. C’est.le façonner avec l’E-tire.
Etirer les Métaux. C’est les battre sur l’en-clum.;, soit à chaud, soit k froid, pour les allonger«k les étendre.
ETOFFE. On appelle Etoffe en général, toutessortes d’ouvrages ou tissus d’or, d’argent, de foie jde fleuret, de laine , de poil, de coton, de fil, dcautres matières, qui se fabriquent sur le métier. Dece nombre sont les velours , brocards, moires , sa-tins , taffetas, draps, serges, ratines, camelots , bar-racans, étamines, droguets, futaines, basins , &quantité d’autres; qui tous se trouvent expliquésdans ce Dictionnaire k leurs Articies particuliers se-lon i’ordre alphabétique.
Les Réglemens pour les Manufactures de Fran-ce distribuent toutes les Etoffes comme en deux clas-ses ; l’une contient toutes les Etoffes, où entrentl’or, i’argent, & la foie ; & l’autre renferme toutescelles qui ne font que de laine, de poil, de coton,& de fil.
Les Réglemens pour les Manufactures deS Etof-fes d’or Ôí d’argent, de soie, & autres Etoffes mé-langées , qui fe font k Paris , a Lyon, & a Tours,font des mois de Mars, Avril, & Juillet 1667. Ilsrèglent toutes les mesures des longueurs & largeurs,que chaque forte d’Etoffes doit avoir suivant leursdifférentes espèces , qualités, & façons.
Ils ordonnent aussi, que chaque piéce d’Etoffesoit marquée au chef, de deux plombs particuliers ;fur l’un defquels doit être empreinte la marque duFabriquant ; & fur l’autre , d’un côté les armes dela Ville, où les Etoffes fe fabriquent ; & au reversles armes de la Communauté des Maîtres Ouvriersen draps d’or, d’argent, & de soie.
Le Règlement général concernant les longueurs,largeurs, qualités, & teintures des draps, serges, &autres Etoffes de laine & de fil, qui fe fabriquentdans toutes les Villes & lieux du Royaume, est dumois d’Aout 1669.
1 Par ce Règlement, les Maîtres Ouvriers & Fa-çonniers sont tenus de mettre leur nom au chef &premier bout de chacune piéce d’Etoffe, lequel nomdoit être fait fur le mérier & non k Paiguille.
On donne ailleurs ces deux Réglemens. VoyezReglement.
On appelle petites Etoffes de laine, celles qui sontétroites, legéres, & de peu de valeur ; telles queDiftion. de Commerce. Tom. II.
ETOFFE.
font les cadis des Cevennes & du Gevatidan, lesétamines d’Auvergne, les camelotins de Flandre 4qu’on nomme Polimites, Pirotes, Gueuses, & au-tres semblables, qui n’ont pas une demi-aune délarge, mesure de Paris.
Etoffes des Indes , de la Chine , & du Le-vant. On comprend ordinairement fous ces troisnoms, mais particulièrement sous celui d’Etoffes desIndes, toutes les Etoffes qui sont apportées d’Orient;soit par les vaisseaux des Compagnies des nationsd’Europe , qui y trafiquent en droiture ; soit par lavoie du Caire, de Smyrne, de Constantinople, &des autres Echelles du Levant, où ces nations fontCommerce.
De ces Etoffes, les unes font de pure soie, com-ine des moires, des satins, des gazes, des taffetas 4des brocards, des serges de soie , des Velours, desdamas, des gros de Tours, & des crêpons ; d’autressont mêlées d’or ou d’argent, ordinairement fin; maisquelquefois faux, ou faites de simple papier doré &argenté. Il y en a d’autres, dont les façons & lesdesseins ne sont que peints, qu’on nomme en Fran-ce , des Furies , & dont le fond est de satin ou detaffetas. Quelques-unes sont toutes d’écorce d’arbre,où mêlées avec l’écorce de coton ou de soie. En-fin il y en a tout de coton, de fil, ou de laine ; cel-les de laine soiit des espèces d’étamines.
On met aussi au nombre des Etoffes des Indes 4iion seulement ces belles broderies de chaînettes, ouk soie passée, qui sont faites fur des satins, des ba-sins, des mousselines, &des toiles de coton ; maisencore les fichus ( mot nouveau inventé en France)qui font ou brodés, ou non brodés ; les couvertu-res ou courtepointes; les échapes; les toilettes ; !esserviettes de foie k cassé; & les mouchoirs aussi dé
soie de différentes sortes , qui sont une partie desretours & des cargaisons des vaisseaux d’Europe, quifont le voyage des Indes Orientales.
Toutes ces Etoffes n’ont été f; écifiées iniques ici 4que par les noms des Etoffes qui fe fabriquent enEurope, auxquelles elles ressemblent, ou avec quielles ont quelque rapport. Voici leurs nòms Chinoisôu Indiens.
Attlas.
Bouille-cottonis.Arains, ou d’ArainsjMallemolles.RomalleSiCottonis.
Calquiers.
Bouille-Charmoy.
Montichicours.
Herbelâches.
Cancanias.
Tamavars.
Allégeas.
MohabutSi
Careanas.
Guinastuf-Longees.
Guingans.
Cherqùemolles;
Cirfachas.
Chercolées.
Shaubs , ou Baffetas.Gauraos.
Tunquins.
Gingiras.
Nillas.
Fotalongces.
Chonicours.
Chuquelas.
Longuis.
Soucis, ou SoutisiPanfis.
Nanquins.-
Pinasses.
Biambonées.
Elatches.
Cherconnées.
Tepis.
Serfukers.
Petains.
Sayas.
Kemeas.
Presque toutes ces différentes Etoffes sont expli-quées k leurs propres Articles ; & l’on y parle dëleurs qualités, des lieux où elles fe fabriquent, oùdu moins d’où elles fe tirent, de leur largeur & deleur aunage. ’
Le commerce de ces Etoffes a long-tems été per-mis en France, aussi-bien que le négoce des furiesimitées en Europe fur celles des Indes ; w ais lesmanufactures des Etoffes Françoifés,qui tomboientchaque jour, ayant enfin fait ouvrir les yeux aux Mi-nistres , qui avoient la direction du Commerce, onpensa sérieusement k arrêter le désordre, & l’auto
P
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