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gâtions & promesses. Mais comme en fait de let-tres de change tout doit être fait en bref, que lepayement en doit être promt, & qu’on a peu detems pour faire les procédures & diligences des pro-tests, A poursuites en garantie ; il a été jugé néces-saire 6c. utile au Commerce de faire une distinctiondes lettres 6c billets de change , d’avec les autres ac-tes, en établissant en leur faveur cette Loi, qui ré-duit la prescription a 5 ans, afin de rendre la fortunedes Négocians plus certaine.
Les billets payables au porteur ou a ordre, qui nefont pas. causés pour lettres de change fournies ou afournir , 6c qui ont cours parmi les Gens de finance,n'ont pas le même privilège.
Voyez. Mr. Savary dans son Parfait Négociant, li-vre III. eh. VI. de la première Partie.
FINANCE. Ce terme s'entend le plus ordinai-rement des deniers publics du Roi 6c de l’Etat j ilsignifie cependant quelquefois de l’argent monnoyé.Ce Banquier a bien de la Finance dans son coffre ;les jeunes gens ne font pas beaucoup chargés de Fi-nance. On dit aussi un baril de Finance, pour dire,un baril d’efpéces monnoyées.
-j- II a paru trois ouvrages nouveaux fur cette ma-tière , que nous ne ferons qu’indiquer : savoir, ì’Es-sai politique sur le Commerce , par feu Mr. Melon jles Réflexions politiques fur les Finances & le Com-merce , 6c l ’Examen de ce Livre , qui a rapport aussiau précédent. On parle des uns & des autres dansle Journal des Savans A. 1736. 1738. 6c 1740.
L’écriture de Finance eit une écriture ronde,dont on fe sert pour dresser des comptes 6c les met-tre en grosse.
Le chiffre de Finance est le chiffre Romain unpeu déguisé ; on le nomme aussi Chiffre François.Voyez Chiffre.
FINANCER. Fournir de l’argent comptant.
FINANCIER. Celui qui manie les Finances duRoi. On le dit dans le négoce pour signifier un hom-me extrêmement a son aise , qui a tait une grandefortune. II est riche comme un Financier.
FINASTRE. Soie de mauvaise qualité, qui setrouve souvent mêlée avec les soies ardasses , qui scvendent a Smyrne. Dans l’achat des foies ardasses ilfaut prendre garde que le fil soit rond, & qu’ií n’yait point de Finastre ni de frise; enfin qu’il n’y aitaucune foururë ; les Marchands qui les font venirde Perse étant d’assez mauvaise foi de les faire ainsifourer dans le pays, dans le dessein de tromper lesnégocians Chrétiens.
FIN-D’ONCE. Sorte de coton qui se tire du Le-vant par la voie de Marseille.
II y a du Fin-d’once d’Alexandrie, du Fin d’oncede Seyde 6c du Fin-d’once d’Alep. Ces trois sortesde cotons font très différons de prix ; celui d’Alepfe vendant jusqu’a 121 liv. 12 sols le quintal ; celuid’Alexandrie 67 liv. 10 fols, 6c celui de Seyde seu-lement 28 liv.
Fin de rame. Autre sorte de coton qui vientde Seyde par la voie de Marseille ; ce coton est ap-précié à 78 liv. 8 s. le quintal par le Tarif de 1707.pour la levée du droit de vingt pour cent sur lesMarchandises du Levant.
Fin Beledin. Troisième forte de coton qui vientd’Alep par la voie de Marseille. Son appréciationest de 76 liv. 16 fols le quintal.
FINE-GRISE. Espèce de laine qui vient d’Al-lemagne. Voyez Laine.
FINITO. Signifie l’arrêté ou l’e'tat final d’uncompte. II est resté redevable par le Finito de soncompte, de la somme de tant.
Ce mot vient des Italiens, comme la plus grandepartie des autres termes de commerce : ce font euxqui l’ont réduit en art, 6c qui en ont appris les ter-mes aux autres Nations de l’Europe.
Finito est plus en usage parmi les Financiers, 6c
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chez les gens de pratique, que dans le Commerce,dans lequel 011 se sert plus ordinairement du ternied q Solde i de Bilan ou Balance. Solder un compte,c’est-a-dire en payer le reliquat, le clore 6c l’arrêter.
FINO. Terme étranger qui a passé dans quelquesProvinces de France, 6c qu’on íubstitue allez lou-vent a celui de Fin. Voyez Fin.
FIOQUES. Voyez Flûtes.
* FIRKIN. Terme Anglois, qui signifie la qua-trième partie d’une Barique , ou Baril, nommé enAnglois Barrel. C’est une mesure dont on se sert en.Angleterre pour les liquides j il est plus ou moinsgrand suivant les diverses liqueurs qu’il contient.Le Firkin d’Aile, qui est de la Bière douce, faitefans houblon, ( les Anglois écrivent Ale, 6c pronon-cent Aile , ) contient 8 gallons ; celui de bière avecle houblon 9 gallons ; & celui de vin, 7 6c /j. LeBarrel, ou Baril Anglois, fait.deux Kiíderkins,6c le Kildeikin deux Firkins. II faut deux barils enfin,pour faire le muid, que les Anglois nomment Hogs-head.
Les barils de beurre 6c de savon moû , ou verd,ne font que fur le pié de ceux de l’Ai le, c’est-a-dire ,d’un gallon par Firkin moins forts que ceux de biè-re. Voyez Barrel , Kilderkin , & Hogshead.
FIRMAN. On appelle ainsi dans les Indes O-rientales , particulièrement dans les Etats du GrandMogol, les Passeports ou permissions de trafiquer,que les Princes accordent aux Marchands étrangers.
F 1 RMIER. Fil d’argent doré fans scie, que lesGrecs de Constantinople portent en Moscovie, par-mi les marchandises qu’ils y échangent contre desPelleteries.
FISTULE. CASSE FISTULE. Voyez Casse.
FíUME. Voyez àfioume.
FL ACHES. Terme de Commerce 6c d’exploita-tion de bois. Ce font les ei droits les plus prochesde ì’écorce, qu’011 nomme autrement Aubier. CesFiaches doivent s’ôter en équarrissant les arbres.
FLACHEUX. O11 nomme ainsi les bois malBattus 6c équarris, 6c qui pour ce défaut font diffi-ciles a toiser 6c a réduire au cent.
FLACON. Grosse bouteille de verre qu’on gar-nit ordinairement d’un bouchon qui ferme a vis.
Flacon. Se dit aussi d’une bouteille de terre dontle col est fort long. Voyez Fiasque.
Les Flacons de verre payent en France les droitsA entrée à raison de 20 s. du cent pesant ; éf ceux desortie' sur le pié de 2s la douzaine.
A íégard des Flacons de terre , ils payent commebouteilles de terre 1 f de la douzaine.
Flacon. Les Maîtres Fayenciers 6c Verriers font.appellés dans leurs Statuts Maîtres Garnisseurs 6cCouvreurs de Flacons. Voyez Verrier, é’ Faïen-cier.
FLAINE. Espèce de coutil qui se fabrique dansla Province de Normandie , 6c dans le Pays de Fo-rez : on en tire aussi de Flandre. Voyez Coutil.
Les Flaines payent les droits de la Douane de Lyonsuivant leur qualité ou le pays d où on les tire ; savoir :
Les Flaines de Flandre, la charge de trois quin-taux , 7 livres d ancienne taxation , & 3 livres de nou-velle réapréciation.
Les Flaines du Pays de Forez & autres semblables,q. f la piéce , ou 3 livres 6 f. la charge , tant d an-ciens que de nouveaux droits.
Et les Plaines de Normandie , la charge de troisquintaux, 3 livres d ancienne taxation , & 2 livres yf. de nouvelle réapréciation.
FLAMBART. Espèce de graisse , ou suif, queles Chaircutiers tirent des viandes de porc qu’ilsfont cuire , 6c qui fe trouvent fur le bouillon lorf-qu’il est refroidi. On fait fondre cette graisse uneseconde fois, pour i’épurer, 6c la rendre plus sem-blable au sain-doux.
II s’envoye beaucoup de Flambart à Rouen pour
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