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*es manufactures de savons. Les Tondeurs de drapsen employent souvent au lieu de sain-doux pourl’ensimage des étoffés de laine qu’ils tondent, cequi est néanmoins contraire aux Réglemens géné-raux des manufactures : les Chandeliers en font aussiquelquefois entrer dans la composition de leurs chan-déies, quoique cela ne leur soit pas permis. Voyez.Ensimage , Sain-doux, & Suif.
FLAMBE. Voyez Iris.
FLAMBEAU'DE POING. Terme d’Epicier-Cirier. On donne ce nom à plusieurs grossies mè-ches jointes ensemble, couvertes de cire, qu on al-lume dans les cérémonies d’Eglise , aux pompes v fu-nèbres, dans les illuminations des fêtes publiques, 6 cla nuit pour éclairer a fe conduire dans lès rues, ouà la campagne. On Pappelle Flambeau de poing,parce que lorfqu’il est allumé, les pages ou valets depié le portent ordinairement au poing.
Les Flambeaux dont on fe sert dans les cérémo-nies d’Eglile , dans les funérailles , 6 c dans les illu-minations , font de cire blanche; asegard des autres,31 s font indifféremment ou de cire blanche, ou decire jaune.
Les Flambeaux de poing font de figure quarrée -arrondis par les angles , & a’une égaie grosseur de-pun le haut jusques en bas. Us font composés dequatre mèches, à peu près grossies comme le pou-ce, 6 c longues d’énviron trois piés, qui fe nom-ment les bras du Flambeau. Ces mèches font faitesd’une forte de très gros fil cfétoupe de chanvreécru, à demi filé , 6 c dont le filage s’est fait a gau-che, auquel on donne communément le nom deLumignon. Ce fil fe tire pour l’ordmaire du PontS. Maxence, par pelotes du poids de iz , ou 14onces.
Le morceau de mèche blanche, long d’environtrois pouces, qu’on met au bout du Flambeau, ducôté qssiil doit être allumé, fe nomme le collet duFlambeau; il est ajouté, ou plutôt hanté fur les ex-trémités des bras. Le fil dont il est formé est d'élou-pe de lin blanchi, grossièrement filé, qui vient deGuibray, ou de la Chapelle Mosche en Normandie,ce qui le fait appeller communément fil de Guibray,ou fil de Mosche.
Les Flambeaux de poing se fabriquent a lacuilliére,a peu près comme les cierges & les bougies de table ,6 c font une des principales parties du négoce des Mar-chands Epiciers-Ciriers.
Maniéré de fabriquer les Flambeaux de poing.
Les mèches, ou bras des Flambeaux, étant pré-parés , 6 c disposés de longueur 6 c grosseur convena-bles , on en prend pour l’ordinaire une douzaine àla fois, qu’on accroche séparément par le collet au-tour d’un petit cerceau de fer, suspendu au dessusd’une grande poêle, ou bassine, dans laquelle il y ade la cire fondue.
Les mèches en cet état, on prend dans une gran-de cuilliére de fer blanc, de la cire de la bassine,qu’on jette doucement fur le haut des bras, un peuau dessus de l’endroit où le collet est ajouté : en-sorte que cette cire venant a couler le long des bras 4ils s’en trouvent également couverts, depuis le hautjufqu’en bas; ce qui ne fe réitère d’abord que deuxfois.
Après que ces deux jets de cire ont été donnésà chaque bras en particulier , on les met étuver tousdans un lit de plume, pour entretenir la chaleur dela cire ; ensuite on les en retire l’un après l’autre,pour les rouler fur une table; 6 c lorfqu’il y a qua-tre bras de roulés, on les joint ensemble, en lessoudant avec un fer chaud, qu’on appelle un Sou-dòir.
Les quatre bras étant ainfi joints 6 c soudés l’uncontre l’autre, on les accroche de nouveau au cer-ceau par les quatre collets, qui n’en forment alors
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qu’un seul ; puis on leur donne autant dp jets decire, qu’il est nécessaire par rapporta la grosseur 6cau poids qu’on veut donner aux Flambeaux ; s’enfaisant ordinairement d’une livre, d’une livre & de-mie , 6c de deux livres.
Les Flambeaux ayant reçu tous leurs jets de cire ,on les met fur la table, pour en perfectionner la for-me , en les équarissant par le moyen d’un outil debuis très-poli, qui fe nomme le Cochois: Cette façon fedonne, en faisant passer le cochois, 6c en l’appuyantfortement le long des angles rentrans , que l’uniondes bras a formés.
Après cette façon, les Flambeaux font achevés ;& il ne reste plus qu’a les marquer par le bas, dunom du Marchand qui les a fabriqués ; ce qui sefait avec une efpéce de poinçon de buis gravé, qu’onappuyé fur la cire, pour lui èn faire prendre l’em-preinte.
C’est cette marque qui rend le Marchand Ciriergarant de la bonne fabrique de ses Flambeaux.
Les Flambeaux achevés 6c marqués, font pendusau plancher par le collet, pour les faire rafermir aPair ; 6c lorfqu’ils font suffisamment fermes, on leslie ensemble par demi-douzaine avec de la ficelle ,6c des bandes de papier, ordinairement bleu pour lesFlambeaux blancs, 6c blanc pour les jaunes. VoyezCierge ; vous y trouverez plusieurs choses qui ontbeaucoup de raport à la fabrique dès Flambeaux , quiriont point été expliquées ici , pour éviter les redites.
Flambeau d’Eglise. Ori nomme ainsi de grosFlambeaux de cire blanche, longs depuis 5 jufqu’a 7piés, 6c du poids de 4 jufqu’à 6 livres , dont on sesert dans les cérémonies Ecclésiastiques, particuliè-rement dans les grandes Eglises, lofqu’on fait af Autel du Chœur l’élevation de la sainte Hostie 6cdu Calice.
Ces Flambeaux fe fabriquetlt à peu près commeceux dont on â parlé dans l’Article précédent; k laréserve qu’il n’y a qu’une mèche, qu’elle est toutede coton, 6c qu’il ne s’en fait point que de la plusbelle 6c de la plus pure cire blanche. Les quatresse font comme aux Flambeaux de table. Voyez P Ar-ticle suivant.
Flambeau de Table , que quelques-uns nom-ment aussi Flambeau de Chambre. Efpéce debougie quarrée , d’environ un pié de long, de for-me piramidale, dont tes angles font arrondis.
Cette forte de Flambeau n’a qu’une feule mèche,6t se fabrique a la cuilliére, k peu près comme lesbougies rondes : avec cette différence, qu’aux Flam-beaux de table, les quarres ont été formés par le. moyen de l’outil de buis, que les Ciriers appellentCochois ; 6c que les bougies ordinaires n’ont été sim-plement qu’arrondies, en les roulant fur une tab.e.
Les Flambeaux de table né font guère en usagéque chez le Roi, 6c chez les Princes du Sang. VoyezCierge.
FLAMBEAU. Se dit aussi d’un chandelier commu-nément d’argent, qui porte une grosse bougie ouchandéle. On dit, Un Flambeau d’argent, de filagra-rne, d’étain. On a fait présent a cet Avocat d’ùnebelle paire de Flambeaux.
FLAMBER UN CHAPEAU. Terme de Cha-pelier , qui veut dire, faire passer un chapeau furîa flamme d’un feu clair, pour en ôter les plus longspoils , 6c ie rendre ras. Voyez Tondre.
Flamber le Cuir. Terme de Courroyeur. C’estlé faire passer par dessus lá flamme d’un feu clair ,pour lui donner quelque façon. Les cuirs des Cour-royeurs se flambent deux fois fur un feu de paille ;l’une, pour les préparer k recevoir le suif ; 6c l’au-tre , après qu’ils l’ont reçû, pour que le suif les pé-nétre davantage. Voyez Courroïer.,
Flamber de la Viande. Terme de Rôtisseur.C’est la faire passer sur lè feu , pour en ôter quel-ques petits poils, ou duvet, qui y sent restés en Rha-billant j
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