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Tome 2.
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45Z '^’WFLA. FLE.

Voyez. Monnoyage au manteau.

FLATOIR, ou FLATTOIR. Marteau dont feservoient autrefois les Ouvriers des Munnoies, & quileur est de peu d’usage , depuis que les espèces fe fa-briquent au mouiin.

Il y avoit de deux sortes de Flatoirs, la Masse &le Marteler. La malle étoit fort grosse : elle fervoità réduire les lames a l’épaisseur convenable , en lesfrapant fur une enclume. Pour le marteler, qui estle véritable Flatoir, il étoit plus leger, & fervoit àfiatir les carreaux ; c’est-a-dire, à en adoucir lespointes, & les rendre a peu près d’une figure ronde.Voyez. /’Article précédent. Voyez aujji Monnoyage aumarteau.

FLAVET. Voyez Lingettes & Serge.

FLEAU , qu’on appelle aussi TRAVERSIN.Terme de Balancier. C’est cette piéce de fer, unpeu enflée vers le milieu, qui a des trous a cha-que bout, pour y attacher les cordes , qui soutien-nent les plateaux , ou bassins de la balance, & quiest partagée en deux par une aiguille, qui tombedessus perpendiculairement. C’est aussi au Fléau quetiennent les branches, qui par le moyen des bou-lons rendent le Fléau mobile. Voyez Balance.

Fléau. C’est encore la partie du peso n , ou ba-lance Romaine, fur laquelle font marqués les pointsde divilions, qui font connoître le poids des mar-chandises , denrées, métaux , & autres choses qu’ony veut peser. On sappelle plus ordinairement Bran-che , ou Verge. Voyez Balance.

Fléau. C’est aussi une espèce de petits crochetsde bois , fur lesquels les Vitriers portent par la Vil-le les panneaux, & autres marchandises de verre,qu’sss vont mettre en place chez les Bourgeois.

Ces crochets font presque tout semblables a ceuxde ces Forte-faix, que de-la on appelle Croche-teurs ; à la réserve qu’ils font plus legers, & moinslongs ; & qu’ils ont deux tringles, aussi de bois,qui ies traversent & coupent k angles droits par lemiúeu, afin de garantir des atteintes des passans,une marchandise aussi fragile que celle qu’ils portent.

Le Fléau se met sur ie dos, & s’y attache par deuxbretelles, qui passent par dessus les épaules.

Fléau. Instrument propre abattre le blé en gran-ge. II est composé de deux bâtons qui fe tiennentensemble par ie moyen d’un fort lien de cuir , dontl’un est mobile au bout de l’autre. L’un sert de man-che , l’autre frape sur les gerbes.

FLECHE. Petite verge de bois, armée d’un ferpointu, qui fe décoche par le moyen d’un arc qu’onbande, ou avec quelque plus forte machine. De-vant I’invention de la poudre a canon, on s’en fervoitbeaucoup plus qu’à présent. Les Sauvages en Amé-rique & en Afrique n’ont presque d’autres armes of-fensives , & assez souvent ils empoisonnent leur Fié»ches avec le jus de certaines herbes ; ce qui rend lesblessures presque sans remède.

Fléché. Terme de fabrique de tapisserie dehaute-lisse. C’est une simple ficelle, que l’Ouvrierentrelasse dans les fils de la chaîne , au dessus desbâtons de croifure, afin que ces fils fe maintiennenttoujours dans une égale distance. Voyez Haute-lisse.

Fléché. Ce que les Eventaillistes & les Tabler-tiers appellent les Flèches d’une monture d’éven-. tail, font les petits morceaux de bois, d’écaille , d’y-voire, &c. qui fe placent par un bout, a distanceégale , entre chaque pli du papier, ou de quelqueautre matière que ce soit, qui fasse le fond de l’é-Ventail. Toutes les Flèches d’un éventail font enfi-lées & arrêtées ensemble avec un petit fil de léton;& c’est en les ouvrant & resserrant, que l’éventails’ouvre ou fe ferme. Voyez Eventail.

Fléché. Voyez Arbre , & Grue.

Fléché. C’est encore une grosse piéce de boisde eharronage, ordinairement d’orme, dont on se

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sert pour les trains des caresses & chariots. LaFlèche est de io k 12 piés de long pour les carof-fes k arcs, & de 12 k 15 pour les autres. Elie doitêtre courbée, fans nœuds, & d’un beau braquement.Les berlines n’ont point de Flèche, mais deux bran-cards. Les Charrons achètent en grume le bois d’or-me, dont ils font les Flèches , & les débitent & fa-çonnent ensuite , suivant leurs différentes longueurs.Voyez Orme. Voyez au£i Carosse.

Fléché de Lard. Terme de Chaircutier. II fedit des morceaux de graisse, ou de panne, longs Scétroits , qui se lèvent de dessus les côtés des porcs,depuis les épaules jufqu’aux cuisses. Les Picards di-sent, une F tique de lard; & autrefois on difoit,uneFliche de lard. Les Chaircutiers de Paris font unnégoce considérable de Flèches de lard ; les Rôtis-seurs <k les Cuisiniers en consommant beaucoup kbarder & larder leurs viandes. Il s’en envoye aussiquantité a l’armée : l’on en met même fur les vais-seaux pour , 1 a provision des Officiers.

, Fléchés , ou Attentes. Nom qu’on donnea certains filamens rougeâtres , accompagnés depetites languettes couleur d’or, qui fe trouvent pla-cées au milieu de la fleur du safran. Ce sont ces fi-lamens qu’on appelle véritablement Safran. VoyezSafran.

FLETT , ou FLEECHTE-DALLER. Monnoied’argent, qui a cours en Danemarc, & qui vaut 4,marcs, ou 64 schillings Danois; ce qui revient k3 liv. ou 3 liv. ; fols de France (1749). Il y a aussides demi-Fletts, qui ont cours pour la moitié.

Flett-marc-Dansche , ou marc Danois. Estencore une monnoie d’argent, qui vaut 16 schil-lings Danois, ou 8 schillings lubs ; c’est-à-dire,environ 16 fols de France. II y a aussi des demi-Fletts-marcs qui valent la moitié.

FLETTE. Petit bateau, dont 011 fe sert fur lesrivières pour voiturer des marchandises en petitequantité.

C’est aussi de Flettes que fe fervent les MaîtresPasseurs-d’eau de la Ville de Paris, pour passer lesBourgeois, hardeS, paquets & marchandises d’unrivage de la Seine k l’autre.

Ces Bateliers, ou Maîtres Passeurs, font obligéspar l’Òrdonnance de 1672. de tenir des Flettes gar-nies de leurs crocs & avirons aux lieux qui leur fontmarqués par les Prévôt des Marchands & Echevins;& font responsables solidairement avec leurs Gar-çons , des pertes qui arrivent dans leurs Flettes atipassage de la rivière. Voyez Batelier.

FLEUR. Production de la nature, qui dans làplûpart des arbres précédé leurs fruits, & dans lesherbes produit leur graine.

•j- Comme la plupart des plantes que la Providencea répandues fur la Terre, font si nécessaires aux hom-mes, & qu’il est parlé dans cet Ouvrage de celles donton tire la matière du Commerce qu’en font les Mar-chands en Bois, les Teinturiers, les Droguistes,les Apoticaires, les Marchands en grains & autres ;il semble assez k propos de s’étendre ici un peu furla nature des Fleurs, puisque c’est par elles que cesplantes fe multiplient, que fans elles nous serionsén disette de tout, &què nous péririons.

La Fleur, dans les plantes, doit être considé-rée comme un organe, qui sert nécessairement k lapropagation de chaque espèce, & par conséquentcomme l’origine générale de toutes les choses quien découlent, pour être préparées & distribuées pafle Commerce en tout pays pour l’ufage & la viede l’homme.

Cette idée convient a tout le monde ; pourquoiignore-t-on jusques ici, parmi le commun des hom-mes, que les Fleurs font aux plantes, ce que lesparties de la génération font aux animaux? On faitgénéralement que les animaux ont besoin des par-ties qui constituent leùrs sexes, mâles & femel-les K