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Tome 2.
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457 FLEUR.

comme dans la Fougère & toutes les plantes Ca-pillaires.

Les Mousses , les Champignons , &c. & les Plantesmarines , composent encore une XVII e . Classe dansTournesort', comme trayant non plus ni Fleurs nisemences aparentes a la simple vue.

11 y a encore cinq autres Classes dans les Inflitu -ï'tons de Botanique de cet Auteur; mais comme el-les ne concernent que les Arbres fous les mêmes es-pèces de Fleurs des Classes précédentes, ce seroitrepèter ces Fleurs inutilement, fans compter quecette distinction que cet Auteur a tait de ces plantesest très mal entendue , d 1 autant plus qu’il n’a puéviter de faire entrer de très grands Arbres dans lasixième section de sa première Classe, sous les genresde Ketmìa, & de Xylon , lesquels croissent aux In-des ; d 1 autres dans fa troisième Classe, fous le gen-re de Bignogna, qui croissent au Malabar. J’ai vûdans Ses mêmes Indes, un grand Arbre qui apartienth fa dixième Classe, parce qu’il est une vraie espè-ce Iledysarum. La nature que l’on doit suivreplutôt que l’opinion, puisque Ile est véritablementnotre sage directrice dans les productions qssellenous présente, n’a pas séparé les caractères d’unmême genre de plante dans ses espèces, quoiquedifférentes dans leurs grandeurs, & par conséquentelle n’a pas prétendu que les Arbres soient distin-gués des herbes dans un même genre qui porteun même caractère, & encore moins dans une mê-me Classe , caractérisée si sensiblement par des mê-mes Fleurs, dans tous ses genres. Mais on ne pou-voit pas exiger dë l’habile Auteur de ce système, &dans un tems si court qssil a eu a le former, toutela perfection que plusieurs saváns Observateurs , quifont venus après lui, ont eu peine de lui donner ,ou d’en faire un meilleur ; & même on doute qu’ony soit parvenu , la matière ayant déja été assez exa-minée.

En voila assez sur une chose, qui n est pas pro-prement essentielle a cet ouvrage, mais qui cepen-dant n’y est pas tous a fait inutile, soit parce qssonraporte k ce système les plantes dont il y est par-lé , chacune dans leurs Articies, & dont ceiui-cipeut comme leur servir de clé ; soit parce que cetteidée des Fleurs qsson vient ae donner a’un tournouveau, clair & aisé, ne sauroit être mise aisezdevant les yeux de tout le monde, pour iahe con-noître la beauté & les avantages que nous recevonsde la nature. Ceci donc y est mis à deux fins, l’ti-ne pour instruire fut te qui peut taire plaisir a quel-ques lecteurs qui en auront besoin, <k l’autre pourentretenir en passant ceux qui en seront curieux,& qui aiment qu’on leur fasse sentir la beauté d’u-ne chose qssils ne connoissent pas assez. * Mé-moire de M. Garcin.

Fleur d’Esquinant. Voyez Juncus Odora-Tus.

Fleur de The’. Voyez The’.

Fleur de Vi oletté , Fleur de Pescher^Fleur de Romarin, Fleur de Lavande. CesFleurs, & quelques autres, font compriíes dans lesTarifs de France, dans le nombre des drogueries &épiceries. A la vérité elles ne font pas des droguesétrangères; mais elles entrent dans tant de sirops,d’extraits, d’électuaires, de confections, de pâtes,de conserves, & autres compositions que font lesEriciers-Droguistes-Apoticaires; & il s’enfait un sigrand commerce, qu’on peut dire en quelque ma-nière , qu’elles ont bien mérité de payer les droitsfur le pié de drogues véritablement étrangères.

Le s Fleurs de violettes & autres > payent en Franceles droits cf entrée , à raison de 50 f du cent pesant,conformément au Tarif de l66q ; & à la Douane deLyon , suivant le Tarif de 1632. 10 f. de la charge ,tant pour Vancienne que pour la nouvelle taxation.

Diction, de Commerce. Toin. IL

FLEUR. 45^

Fleur de Muscade , autrement Macis. VoyezMacis.

Fleur. Se dit austì de plusieurs préparations - ;comme la tìeur d’airain, qsson nomme autrementPompholix, ou Calamine blanche; laFieur de fou-phre , qu’on a fait évaporer par la sublimation ; laFleur de bronze ; & autres de cette forte. Voyez lesArticles ou il ejl traité de ces métaux ou minéraux .

ha Fleur de fouphre paye en France les droits cHen~trie à raison de cent fols le cent pesant.

Fleur d’Etain , qu’on appelle aussi, en ter-mes de Chymie , Fleur de Jupiter. Voyez Etain.

Fleur. On appelle, en termes de Manufactures ,Etoffes a Fleurs, celles fur lesquelles l’Ouvrier a imi-té des Fleurs naturelles, ou en a représenté de pureimagination; ce qui les distingue des étoffes pleinesou unies, & des étoffes rayées. II y a des étoffesa Fleurs de presque toutes les matières dont on enpeut fabriquer d’unies , comme k Fleurs d’or, d’ar-gent, de foie, de laine, de fil, de coton, ôte.

On nomme ordinairement ces étoffés du nom del’étoffe qui domine, & qui sert de fond aux Fleursdont Le Fabriquant les a ornées. Ainsi il y a desvelours, des damas, des satins, des taffetas, despannes, des moires a Fleurs, & plusieurs autres.

On appelle présentement Brocards , ou Brocats aFleurs d’or, d’argent & de foie, les plus belles ôcles plus riches étoffes brochées & ouvragées d’or ,d’argent, ou de foie. Ce nom ne convenoit autre-fois qu’aux seules étoffes, qui étoient entièrementtissues, tant en chaîne qssen tréme, oU d’or, ou d’ar-gent seulement, ou de tous les deux mêlés ensemble.

Les façons ou Fleurs qui fe font fur les étoffes, sefabriquent en même tems que sétoffe même, en le-vant ou baissant les fils de la chaîne, par !e moyendes ficelles qu’on y a passé en montant le métier ; 3cc’est k travers de ces fils ainsi levés, que le Fabri-quant paste fa tréme , soit d’or, soit d’argent, ou dequelque soie convenable k la Fleur qssil veut repré-íenter.

C’est une chose très curieuse , de voir monter unmétier, ou,pour pa 1er en terme de sart, de voirlire un dessein qsson veut représenter sur l’étoffe ;mais la description en est presque impossible ; & c’estune de ces choses qui ne peuvent guéres passer dansl’eíprit que par les yeux.

Fleur. Se dit aussi des étoffes, quand elles sontnouvelles, & qu’eiles ònt encore tout leur brillant& toute leur fraîcheur. Cette étoffe a encore toutefa Fleur. Ce satin n’a guéres conservé fa Fleur.

Fleur. Terme de fabrique de cuirs. Les Tan-neurs, Courroyeurs, Megissiers, Chamoisiers, Peaus-siers, & autres Ouvriers en cuir, appellent la Fleurd’une peau, cette superficie de la peau d’où le poilou la laine ont été abattis : l’autre côté , qui lui sertcomme d’env^rS, s’appelle la Chair , parce qssil yémit attache.

C’est du côté de la Fleur que se font les princi-paux apprêts des cuirs, & que fe donnent les fa-çons qui les rendent propres a tant d’ouvrages ouon les employé.

Les Courroyeurs ne mettent lenrs couleurs qssaFleur, a la réserve des veaux passés en noir, k qutils donnent avec le sumac une couleur orangée a lachair.

Les Peaussiers-Teinturìers en cuir, aussi-bi'en queles Chamoisiers , les mettent en couleur des deuxcôtés. Quand on donne le suif des deux côtés, ce-la s’appelle, Donner le soif de chair & de Fleur.

Les peaux dont on a enlevé la Fleur, qui est cet-te pellicule que les Anatomistes appellent l’Epider-me, fe nomment des Peaux effleurées : celles où on'la conserve, sont appellées Peaux a Fleur. VoyezTanneur, Courroyer, Megie, Peaussier, &P Article du Chamois.

V Fleur.