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Tome 2.
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4 61 flor. flot.

de diverses Villes d’Allemagne & d’Italie, se ser-vent du Florin, pour tenir leurs Livres, & dresserleurs comptes : mais ces Florins font de différentesvaleurs, & ont diverses divisions.

En Hollande, le Florin de compte, ou courant,est de „4o deniers de gros, & se divise en patars &en penins. Le Florin de Banque vaut 4 à î pr § deplus que le Florin courant. On i’estime 42 à 43 folsde France (1750.)

A Strasbourg, il est de 20 fols, & se divise enkruys & en penins, monnoie d’Alsace.

-f- A Liste, Liege, & Maastricht, leForin est dé20 sols ou patars, & vaut 25 fols de France.

-j- Un Florin d’Embden vaut 28 fols de France.

II y a aussi quelques Provinces de France, com-me la Provence, le Languedoc & le Dauphine, oùl’on compte par Florins.

Le Florin d’Allemagne de 60 creutzers* ouï5batz , pu 30 albus , vaut 50 fols de France.

Le Florin de Brabant est d’un tiers moins fort,& ne pèse que 20 aibs ou 1 liv. 13 fols 4 d. de France.

-j- Le Florin deDantzick & de Konigsberg, est de30 grosch, le grosch 18 penins. 3 Florins font laRixdale. Le florin vaut 27 fols de France.

-f Le Florin de Brestau est de 20 silver - gros.

Le Florin de Genève vaut 12 fols de Genève : ilen faut 10 Z pour un Ecu de 3 liv. qui en font 5 deFrance.

Le Florin de Suisse vátit 4 batà, ou ì6 creutsers.

-f- Le Florin de Coire vaut 26 fols 8 den. a Ber-ne ; celui de Baste de 56 creutsers, 31 | fols deBerne.

-f- Celui de Zurzach de 60 creutsers, 33 fols4 den.de Berne.

t Ceiui de St. Gall de 60 creutsers, 35 fols 4 den.h Berne. Un Florin de St. Gall liv. 1. 15. 3. deBerne.

Celui de compte de Piémont ou de Savoie, est de12 fols,monnoie de ce pays; ce qui fait fl. 1 ì ou18 fois de Genève.

Florin. Monnoie réelle. Les Florins, soit d’or,soit d’argent, étoient autrefois très communs dansle Commerce. II s’y en volt encore, mais moinscommunément, quoiqu’il y en ait eu quantité defrapés en Hollande, de l’argent d’Angle terre, pen-dant la guerre terminée par la paix de Ryswick.Cette monnoie, a ce qu’on croit, a eu le nom deFlorin, ou de la Ville de Florence, où elle fut d’a-bord fabriquée vers Pair 1251. ou d’une fleur delis, qu’elìe avoit pour empreinte.

La plupart des Florins d’or font d’un or très bas.Les vieux Florins de Bourgogne font du poids de2 deniers 13 grains, au titre de 17 carats & 5. Ceuxd’Allemagne & de Metz, font de la même pesan-teur ; mais les uns ne tiennent de fin que 14 carats ;& les autres quelquefois 1; §, quelquefois seule-ment 13.

Parmi les Florins d’argent, ceux de Gènes, de1602. &1603. pèsent 3 deniers 6 grains, & tien-nent de fin 11 deniers 6 grains ; ce qui revient en-viron à i§ fols France.

Les pièces de trois Florins d’Hollande RappellentDucatons, mais valent plus que le ducaton ordinai-re. Voyez. Ducaton.

FLÒS CARI AMI, ou SAFRAN BATARD.Voyez. Safran.

FLOT. Terme de marchandise de bois. II signi-fie le gros bois de chauffage , que les Marchands,qui font faire ^exploitation des forêts, dans les lieuxéloignés des rivières navigables, jettent au courantdes ruisseaux & petites rivières, qui s’embouchentdans les grandes. C’est de ce bois jette a flot, quefe composent les trains de celui, que de là ori ap-pelle Bois fioté. Chaque bûche doit avoir la mar-que de son Marchand, pour en faire le triage. Onen parle ailleurs. Voyez. Bois a brûler.

Dittion. de Commerce. Tom, IL

FLOT. 46Z

Flot. Signifie aussi, en terme de Selliers-Bâ-trers, ces flocons , ou houpes de laine, qu’on meta la têtière des mulets , pour leur servir d’ornement.Quelques-uns les appellent des Flaquiéres ; mais parce dernier mot, 011 doit entendre les trois plaquesde cuivre, qui leur couvrent le chanfrain, & lesdeux côté* de la tête. Voyez. FlAquiere.

FLOTABLE. On appelle Rivière flotable, unepetite rivière, ou gros ruisseau, capable de condui-re du bois a flot. On dit aussi , un Portflotable;pour signifier i’endroit d’un ruisseau, ou petite ri-vière, où l’on assemble le bois , pour le jetter àflot. II s’entend encore des rivières qui font assezfortes pour porter les trains de bois flo té. Voyez.Bois a brûler.

FLOT AGE. Conduite de bois íûr Peau, quandon le fait floter. Le Flotage du gros bois de chauf-fage n’est pas ancien en France : il y est cependantd’une extrême utilité, fuit pour le débit des boisqui font éloignés des grandes rivières, soit pour laprovision de Paris, qui fans cela pourroit en man-quer. Voyez. Bois a brûler. .

FLOTE. Compagnie de vaisteaux qui vont en-semble, soit en guerre, soit en marchandise.

En tems de paix, les vaisseaux marchands vontde Floté, c’est-à-dire, de conserve, pour s’aider& se secourir mutuellement. En tems de guerre,outre ce secours mutuel, qu’ils peuvent se prêter,ils obtiennent encore des convois, ou vaisseaux deguerre ; soit pour les escorter & conduire au lieu deleur destination, soit pour les accompagner seule-ment juíqu’à certaines hauteurs, au-delà desquelíesles Armateurs ne font ordinairement plus à crain-dre.

Les Flotes marchandes prennent presque toujoursleur dénomination des lieux où elles font leur com-merce. Ainsi l’on dit : La Flote des Indes Orien-tales , l.a Flote de Smyrne, la Flote de la Mer Bal-tique , la Flote du Brésil, &c.

Les Espagnols appellent simplement la Flote,un certain nombre de vaisseaux, tant du Roi, quedes Marchands, qu’ils envoyent tous les ans à làVera-Cruz, Port de la nouvelle Elpagne.

Cette Flote est Composée de la Capitane, de l’A-mirante , & de la patache pour le compte du Roi,& d’environ 16 vaisseaux marchands, depuis 400júsqu’à 1000 tonneaux, áppartenans aux Particu-liers. Les uns & les autres font si chargés, v a Palier& au retour, qu’il leur est difficile de fe défendre ,quand ils font attaqués.

La Flote part de Cadix vers le mois d’Août, &est environ 19 ou 20 mois en son voyage. On enparle ailleurs. Voyez íArticle du Commerce d’Eppagne > où il ejl traité de celui de PAtnérique Espa-gnole.

Flote de Soie. Voyez, Echeveau.

Flûtes. Trains de bois, qui servent à amener aParis le bois floté. Le bois pour la provision de cetteCapitale, yarrive, ou par charrois, ou par bateaux3ou par Flûtes. Voyez Bois a bRuler.

Flotes, ou plutôt Villes flotantes. Ce fontplusieurs barques, ou bâtimens de médiocre gran-deur, dont les Chinois íe fervent, pour faire leurcommerce dans l’intérieur de ce vaste Empire; sur-tout dans les endroits où il y a beaucoup d’eau ; cequi est assez fréquent dans la Chine.

Ces bâtimens voguent séparément, ou du moinsseulement liés quelques-uns enseiíible ; mais lors-qu’ils font arrivés au lieu où ils ont dessein de fixerleur négoce pour un tems, on les arrange avec uneforte de simétrie ; laiíïànt des rues, & comme desplaces publiques èntre-deux : ensuite on îeS jointtous avec des espèces de cordages de jonc & de bam-bou, entrelassés de liens de bois , & fortifiés par degrosses poutres. Enfin, on les amarre de distance*n distance avec d’autrés pièces de bois.