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pier; & petit in- Folio, quand ie papier est moinsgrand. Au dessous de l’in-Folio font, l’in-Quarto ,fin-Octavo, l’in-Douze, fin-Seize, &c. Voyez.Format & Livres.
F'olio-Chirose. Drogue médicinale, qui se pré-pare a la Chine : elle est d’un très bon débit au Ja-pon , les Japonois en donnant jufqu’a 24 taels, &ne coûtant a Canton que 5 taels y mas le pic.
* FOLIUM INDICUM, ou INDUM. C’est laFeuille d’un grand Arbre, qui est une espèce de Ca-neilier, qui croît aux Indes, particulièrement dansle Malabar. On nomme cette feuille plus communé-ment Malabathrum.
L’arbre qui la produit est assez semblable a uncitronnieril pousse des bayes pareilles a celles dela ca'neile , niais plus petites : fous quelques-unesde ces feuilles il se rencontre des espèces de ves-sies, guéres plus grosses que la tête d’une épinglé ,que quelques-uns estiment être fa graine. Lesfeuilles du Folium lndicum , qui n’ont d’usage quepour la composition de la Thériaque, doivent êtrechoisies récentes, belles, larges, vertes, & les plusentières qu’il se peut, & qui ne se cassent pas facile-ment en de petits morceaux.
■f Cette feuille est semblable a celle du Cánelier,dont elle pe diffère que par l’odeur & par le goût :elle est oblongue , pointue, compacte & luisante,distinguée par trois nervûres qui vont de la queue ala pointe : d’une odeur agréable, aromatique , &qui approche un peu du clou de gérofle.
-f Les Auteurs qui ont tiré de Gardas, ce qu’ilsòrit dit fur cette Feuille, se sont trompés fur plu-sieurs choses qui la concernent. Ce Médecin Por-tugais , qui étoit attaché par fa profession à unVice-Roi de Goa, dans le XVI e siécle , & qui acette occasion entreprit de faire la description desdrogues des Indes, peu connues alors fur leur ori-gine , qu’on ne tenoit que des Arabes , s’en acquitaplus en savant Historien, qu’en habile Observateur,quoiqu’il fût h portée de tout voir par ses yeux.Il a souvent été mal informé fur les lieiâ, par l’in-capacité des Indiens au sujet des Drogues , & parle défaut de la langue de leur pais , où il cher-Choit a s’instruire pour remplir son dessein. ìl étoitd’ailleurs dépourvû, comme on f étoit de son terris*des véritables principes de la Botanique, qui fontíì nécessaires dans f histoire naturelle qui regardeles plantes, & en particulier celle des Drogues *qu’on ne doit pas être étonné des bévues qu’il afaites en écrivant celle que nous avons de lui, &qui fe trouvent dans Clufuis.
II paroit en particulier, paf la description qu’ilnous a laissée touchant la Feuille Indienne , ou leFolium - lndicum , dont Mr. Savary parle dans cetArticle, qu’il fut peu instruit fur la nature de f Arbrequi la donne, & du lieu d’où on la tire. II est fauxque cet arbre qui produit cette feuille, croisse par-ticulièrement vers Cambaye , car ce n’est point la son«limât, étant trop sec, & trop près du Tropique ;& les nuits y font trop froides dans le solstice duCapricorne.
II est vrai que cette feuille, comme marchandi-se, venoit autrefois de Cambaye, où les vaisseaux' en chargeoient leur provision pour l’Europe, maison l’y portoit auparavant de la Côte de Mala-bar par la voie des Barques dans là bonite Mous-son.
Le Folium-lndicum est proprement la feuille d’u-ne espèce de Cánelier qui croît dans le Malabar ;e’est la plus grande forte de dix que l’on connois-se sous ce genre. C’est un arbre qui s’éleve de 25à ZO pies de hauteur, dont a peine nn hommepeut embrasser le tronc. C’est le même qui a don-né anciennement la Caffia lignea. Voyez. ? Article deCanelle. La Cajjìa lignea d’aujourd’hui, qui estla meilleure, vient de l’Iste de Ceylan, où leDiEìion. de Commerce. Tom. IL
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*Folìum-Indï 9 um vient également, & même meil-leur.
II est étonnant qu t Gardas, qui résidoit a Goa,ne s’aperçût pas de cet arbre qui y croît fort prèsdans des Bois ; car s’il l’avoit vû, & connu, iien auroit parlé autrement qu’il n’a fait. II a pûrencontrer cet arbre assez souvent fans le connoî-tre; car il étoit assez mauvais observateur , secontentant de décrire ses Drogués , fur de sim-ples informati®ns , comme ses descriptions endonnent assez de preuves. II compare feulement lafeuille à celle du Citronnier, fans parler de l’arbre,ce qui est une marque qu’il ne la connoissoit pas, &qu’il ignoroit qu’il ne croissoit pas loin de fa de-meure.
Dioscoride & Pline , qui en ont parlé, ont crû quecette feuille venoit d’une plante qui croissoit dansdes marais, & dont les feuilles flotoient fur l’eaucomme fait la lentille des marais. Pline a cru en-core qu’il en croissoit en Syrie & eh Egypte, demême que dans les Indes ; mais cela n’a jamais étévrai, puisque l’Arbre ne pourroit y venir. Gar-das même s’en informa exactement sur ces lieux,des Médecins, qui lui assurèrent unanirnément lècontraire, comme il nous l’aprend luí-même.
Les petites vessies, dont parle ici Mr. Savary *qui paraissent fous quelques feuilles Indiennes, com-me la tête d’une épingle, ne font point de la grai-ne , comme quelques-uns se l’imaginent ; c’est unéespèce de petite galle, formée par lá piquûre d’unpetit insecte, a laquelle cette sorte de feuille est assezsujette.
L’étymologie du nom de Malabathrum , que por-te aussi cette Feuille, & sous lequel Mr. Lemery ena parlé dans son Traité des Drogues, paroit asseznaturelle, comme ce dernier Auteur l’a donnée. Carce nom semble bien signifier, la Feuille de Malabar.* Mem. de M. Garcin.
Le Folium-lndicum paye en France les droits d entréect raison de 12 livres 10 fols le cent pesant , conformé-ment au Tarif de 1664 ; é> par celui de la Douane déLyon z livres i<, f du quintal , tant d ancienne que dénouvelle taxation.
FOLLE, ou FÚLLE. Voyez Forlé.
FOLLES. Filets ’a grandes mailles, dont lés Bê-cheurs établis fur les côtes de l’Océan se servent poufprendre des rayes & d’autres grands poissons plats.Voyez Filet.
Follicules Ce sene'. c e sont ies gous-ses qui renferment la graine ou semence du Séné :on les estime plus purgatives que lé Séné même.Voyez Sene’. "
FONCE’, E’E. On appelle eh terme de Tein-turier une couleur foncée, celle qui est fort obs-cure & rembrunie : dii violet foncé, dh rougefoncé.
On dit aussi qu’u n marchand est bien foncé , pourdire, qu’il est riche, & que sés fonds sont consi-dérables.
FONCE’ES. Se font les tranchées, oti ouvragesmie l’on fait pour dégager les calots ou pierrescsardoise du fond dé l’ardoisiére. Voyez Ardoi-siere.
FONCER Là SOIE. Terme de fabrique de ga-ze. C’est faire baisser lá soie après qu’elle a été le-vée pour y lancer la navette. L’instrumént qui serta cet usage s’appelle le Pas dur, le bâton rond y sertdussi. Voyez Gaze.
Foncer. Terme de Tonnelier. C’est mettre unfond aune Futaille : Foncer Un múid, une cuve,une pipe.
Les BosseliérS disent aùssi. Foncer un seau: lévéritable termé pour les Uns & les aiítres est En-foncer.
FONCET. Grand bateau qui sert à naviger surles rivières. On s’en sert principalement pour re-
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