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Tome 2.
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bien sa petite Fortune : Cet Agent de change a faitsa Fortune en peu de tems.

FOSSE. Profondeur creusée dans la terre , ordi-nairement au dessous du rez de chaussée. II fe ditnéanmoins aussi de quelques maçonnages de briques»ou d’autres matériaux élevés au dessus du rez dechaussée, dont plusieurs Artisans se servent pour fa-çonner leurs ouvrages.

Fosse. C’est chez les Plombiers une espèce dechaudière faite de grès & de terre franche, dans la-quelle ils font. fondre le plomb destiné a couler lesgrandes & petites tables de ce métal, qu’ils coupent,taillent & débitent ensuite en diverses sortes d'ouvra-ges de plomberie.

Cette Fosse , qui est toujours au dessus du rez dechauffée de l’attelier, est fortifiée tout autour d’unfort massif de maçonnerie , pour soutenir le poids duplomb qu’on y doit mettre, qui quelquefois passedeux ou trois milliers.

Au fond de la Fosse est placée une petite poêleou marmite de fonte , destinée a recevoir le reste duplomb fondu , d’où quand il est refroidi, il se tireplus aisément, que si le fond de la Fosse étoit de grèsÓi de terre comme le reste.

Au dessus de la Fosse est un tuyau en forme detuyau de cheminée , pour le passage de la fumée ducharbon qu’on employé » & des exhalaisons malignesdu plomb en fusion.

Quand on veut se servir de îa Fosse, on l’échau-fe avec de la braise ardente qu’on met dedans ; &quand elle est suffisamment chaude, on y met leplomb avec du charbon pêle-mêle pour le faire fon-dre. C’est dans cette Fosse que lorsque le métal esten bain, c’est-'a-dire, qu’il est fondu, on le prendavec une cuilliére a puiser, pour en remplir la poêleà verser. Voyez. Plombier.

Fosse au tan. Efpéce de grande cuve profon-de , de bois ou de pierre , mastiquée en terre, danslaquelle les Tanneurs arrangent les cuirs avec dutan imbibé d’eau pour les faire tanner ; ce qti’iis ap-pellent , Leur faire prendre de la nourriture.

Avant que de mettre les cuirs dans la Fosse autan, il faut qu’ils ayent été plamés, c’est-à-dire,qu’on en ait fait tomber le poil ou bourre par lemoyen du plain.

Lorsqu’on retire les cuirs de la Fosse au tan poury mettre du tan nouveau, cela s’appelle Pencer laFosse. Voyez. Plain, & Tanner.

Fosse , en terme de Monnoie. Signifie cetteprofondeur ou cavité qui est au devant du balancieroù se frapent ■ les monnoies & les médaillés. C’estdans cette Fosse que se place le Monnoyer pour po-ser les staons entre les coins, afin .qu’ils en reçoi-vent l’empreinte , & pour les retirer quand ils l’ontreçùe. Voyez. Balancier.

Fosse , en terme de Potier d’étain. Est une gran-de chaudière dans laquelle ils fondent leur étain.Voyez. Potier d’Etain.

Fosse. Les Fondeurs de grands ouvrages appel-lent la Fosse, un endroit creusé dans la terre, aufond duquel ils établissent les moules des statues, descloches & des pièces d’artillerie qu’ils se préparentà fondre. Voyez. Fondeur de grands ouvra-ges.

Fosse d’aisance. On nomme ainsi en termesde Maçonnerie, une efpéce de petit caveau voûté,qu’on pratique dans quelque lieu commode des mai-sons , pour y recevoir les excr émens humains.

On appelle Cureurs de Fosses & de retraits, &quelquefois Gadouards, les Maîtres d’une Commu-nauté de Paris', à qui il appartient de vuider & net-toyer ces sortes de Fosses. Leur véritable nom estVu’DANGEURS.

FOSSILE. Métal, minéral, ou toute autre sub-stance & corps, qui se tirent de la terre en la per-çant & fouillant.

FOS. FOUG. 54 o

Sel Fossile, ou Sel terrestre. PEye?. Sel,où il est traité du Sel terrestre.

FOTAS. Sorte d’habillemens dont aiment à separer les femmes de l’Ifle de Java, & qui y fontapportés tout faits de la Côte de Coromandel, deBengale & de Surate.

Les Fotas font une partie considérable du négocedes Marchands Hollandois de Batavia, aussi-bienque des Javans qui font eux-mômes le commerce démer. Voyez, le Commerce de Bantam.

FOTTALONGE’ES. Etoffes des Indes rayées,mêlées de foie &• d’écorce d’arbre. Voyez. Ecorce.

FOTTES. Toile de coton a carreaux, qui estapportée des Indes Orientales, particulièrement deBengale, dont la piéce a une aune & J de long fur| de large. Quatre Fottes font une piéce.

FOUANG, ou FOANG. Poids dont on se sertdans le Royaume de Siam. II faut 2 Fouangspourun mayon-, & 4 mayons pour un tical ^ qui pèseenviron demi-once poids de marc. Le Fouang sedivise en 2 sompayes , ou en 4 payes , & la paye eis2 clams. Le clam pèse douze grains de ris.

Fouang. C’est aussi dans le même Royaume unemonnoie, qui est le 8 e du tical. Elle vaut 4 fols &la moitié d’un denier de France. Le tical vaut 80acauris r ensorte que 8 cauris ne valent pas un de-nier.

FOUDRE Vaisseau dé bois, extraordinairementgrand, dont on se sert en plusieurs lieux d’Allema-gne , pour mettre & conserver le vin. Voyez Tonne.

FOUESNE, FAINE, FAYNE. Ce font les dif-férens noms qu’on donne 'a une forte de gland ounoisette i qui est le fruit ou semence de l’arbre ap-pellé Hêtre. Vcryez Hetre.

Fouesne. C’est aussi un instrument a pêcher. Iiest de fer à 5 ou six petits harpons , avec un man-che de bois. II sert également dans les étangs salés »& pour la pêche en eau douce, mais il ne s’y nom-me pas de même. Les Pêcheurs en rivière Rappel-lent Salut.

FOUET. Efpéce de ficelle , qu’on attache au boutdes fouets. Voyez Ficelle.

Fouet. C’est aussi le nom qu’on donne par déri-sion aux jeunes Garçons qui servent les Gentils-hommes Verriers, & qui ont foin de leur selle,quand on chauffe le verre au grand ouvreau. Le vé-ritable nom c’est liseurs. Voyez Verre.

FOUETTER UN LIVRÉ. Terme de Relieur.C’est le ferrer fortement entre deux ais avec de laficelle pour en former la nervure, après que la peauqui lui sert de couverture a été collée fur le dos &fur les-cartons.

Pour bien fouetter un livre, il faut approcher lesficelles a fouetter autant qu’ii est possible des deuxcôtés de chaque nerf ; ce qui se fait d’abord avecla main armée d’un gantelet de cuir : mais commeii n’est pas possible de les bien ranger également,on se sert ensuite d’une elpéce de pinces pour les ap-procher davantage; ce qui s’appelle Pincer un livre.

Défouetter un livre , c’est en ôter les ficelles aveclesquelles il a été fouetté. Voyez Relieurs.

FOUGERE. Herbe qui croît dans les bois, &qu’on réduit en cendre pour fabriquer cette efpécede verre, dont on fait les bouteilles & les verresqu’on nomme de Fougère.

Les cendres de Fougère viennent ordinairementde Lorraine.

Les Botanistes distinguent deux sortes de Fougè-re, la mâle & la femelle : elles font trop connuespour en faire la description ; mais ce qu’elles ontde singulier, c’est que dans leurs racines, qu’ellesont très noires par-dessus, on trouve, en les coupantun peu en biais, un aigle à deux têtes très bien formé,d’un gris brun sor un fond blanc. Voyez Verre.

-f La Fougère est un genre de plante qui ne pro-duit selon l’opinion du vulgaire, ni fleur ni semen-ce »