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Tome 2.
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557 FÒÍJ. FR A.

FOURRURE. Ce qui íert ou peut servir k four-rer, garnir & doubler des robes , des habits & au-tres choses, soit .pour la commodité, soit pour l’or-neiMent, soit poalr ia distinction des rangs & di-gnités.

On le dit particulièrement des garnitures & dou-blures faites de peaux d’ammaux passées en alun d’un•côté & garnies de leur poil de l’autre : une Fourru-re de petit gris , une Fourrure d’hermine , une Four-rure de martre zibeline.

Les Rois, les Souverains, les Ducs & Pairs enFrance ont pour les cérémonies des manteaux dou-blés de diverses Fourrures , particulièrement d’her-mine : quelques Magistrars du premier rang, &lesDocteurs des différentes Facultés des Universités, enont pareillement. On les nomme simplement desFourrures: la Fourrure des Préiìdens a Mortier,la Fourrure d’un Docteur ou d’un Bachelier.

Fourrure. Se dit aussi de quelque peau que cesoit, garnie de son poil, qui entre dans le commer-ce des Marchands Pelletiers; telles que font les mar-tres, les renards , les loups, les chiens, les castors ,•les loutres, les tigres, les ours, l’hermine, le petitgris, & autres semblables. Ce Marchand a les plusbelles Fourrures de Paris. En terme de commerceon dit plus ordinairement Pelleterie que Fourrure.Voyez, Pelleterie.

FOURSEURE. Termô dont les Provençaux qu t•sont le négoce des Soies k Smyrne, le servent pourexprimer le mélange de quelques mauvaises quali-tés de soie qu’on met avec les bonnes pour les fai-re passer ensemble : telles sont, par exemple , lesfinastres & les frises qui se fourrent parmi les ardas-ses. Pour mieux couvrir cette mauvaise foi, les Mar-chands qui font venir les foies de Perse, & qui lesvendent k ceux de la Chrétienté, ont coutume defaire faire ces Fourseures dans les lieux mêmes d’oùils les tirent.

FOUTEÁU. Voyez Hetre.

FRACTION , ou Nombre Rompu. Terme d’Â-rithmétique, qui fe dit d’une ou plusieurs partiesde quelque entier divisible en parties «gales.

Chaque Fraction est toujours composée de deuxnombres, dont l’un est appelle numérateur, & l’au-tre dénominateur. Us fe séparent par une petite bar-re de cette maniéré ( fo ), ce qui veut dire sept dou-zièmes : sept est le Numérateur, parce qu’on comp-te sept parties d’une chose entière qu’on suppose ê-tre divisée en douze parties égales ; & douze estle Dénominateur, a cause que c’est le nombre quidonne la dénomination k ces parties qui sont desdouzièmes.

11 y a de deux fortes de Fractions ; les unes qu’onnomme Fradions vulgaires ou communes, & lesautres qu’on appelle Fradions arithmétiques.

Les Fractions vulgaires ou communes sont cel-les qui expriment une ou plusieurs parties d’un en-tier connu & en usage, tel que peut être la livretournois, le fol, le denier, l’écu, faune, la verge,la toise, l’arpent, la livre de poids, le marc, leîîrnid de grain , &c.

Les Fractions arithmétiques sont celles qui restentâpres l’opération d’une division, ou qui sont pro-posées dans quelques autres opérations d’arithméti-que. Voyez Nombre rompu.

FRAGMENT. Petit morceau d’une chose rom-pue.

Les Fragmens de toutes sortes de drogues & épice-ries payent en France les droits d’entrée à raison de 6livres y fols du cent pesant, conformément au Tarifde ,664.

Fragmens précieux. Les Marchands Epiciers,Droguistes, Apoticaires, nomment ainsi les mor-ceaux qui fe séparent quand on taille les hyacin-Didion. de Commerce. Tom. II.

FRAO. FRâR 55S

thés, les émeraudes, les saphirs, les grenats & lacornaline.

Ce sont ces Fragmens qu’ils sont entrer dans di-vers remèdes & compositions, après les avoir ré-duits en poudre impalpable par le moyen de la tri-turation.

Les Fragmens d’hyacinthe & de rubis , que le Tarifde la Douane de Lyon appelle Fragmats , y payent 3Uvres du quintal.

FRAISE, FRAISER. Voyez Frase , &c.

Fraise. Petit fruit rouge ou blanc qui croît dansles jardins & dans les bois, fort connu de tout lemonde. Les premiers fruits qu’on voit mûrs k Pa-ris, sont les Fraises. C’est le plus hâtif & le plus dé-licieux fruit du Printems.

11 y en a de plusieurs espèces.. La Fraise des boisest la meilleure & la plus naturelle. Ce fruit est trèssain & rafraîchissant, "f La Fraise de jardin est plusgrosse , plus douce & généralement préférée.

FRAISOIR. Espèce de vilebrequin dont la mè-che est terminée par un petit cône a rainure : il serta faire des trous dans lës matières peu épaisses & fa-ciles a éclater, comme font tous les ouvrages deplacage & marquetterie.

Les ouvriers qui travaillent en bureaux , armoi-res , commodes & autres meubles de pièces de ra-port, employeur le Fraisoir a y ouvrir les entréesdes serrures. Voyez Placage, & Marquette-rte.

FRAIX. Dépense que l’onfaitau sujet des achats ,

ventes ou envois de marchandises, comme sont lesFraix d’emballage & autres semblables. 11 y a desFraix auxquels sont tenus les Commissionnaires , &d’autres dont ils fe font payer , & qu’ils employentau bas de leurs factures ou de leurs comptes. VoyezCommissionnaire.

FRANC. Qui est exemt de charges & impositionspubliques ou particulières.

Port Franc. Voyez Port*

Franc-Bourgeois , en Anglois Free-Denizen ,Un Etranger k demi, ou trois quarts naturalisé. C’esta f égard des Etrangers une espèce de demi-natura-lisation ou même davantage , ôt qui leur donne pou-voir de négocier, d’acquenr des immeubles , de pos-séder des charges ; mais elle n’est pas d’une il gran-de étendue qu’une naturalisation dans les formes.Cette dernière ne se peut obtenir que par un actedu Parlement, au lieu que les Lettres Patentes duRoi seul suffisent pour la première. Un Etranger de-venu Franc-Bourgeois, est dit dans le Droit êtreadfidem Régis Angine , ou ions la protection du Roi.Comme ils font Etrangers nés, & que par consé-quent ils entendent leur langue maternelle auffi-bienque celle du pays, il arrive assez souvent que lesNégocians étrangers qui y viennent pour le fait deleur commerce, se servent d’eux pour Interprètes& Commissionnaires: mais il n’y a nulle obliga-tion.

Courir Franc. Voyez Courir*

Franc-Salr’. Privilège que les Rois de Franceaccordent a quelques Officiers ou Communautésde prendre du sel aux Greniers fans en rien payer ,ou du moins en n’en payant que le prix du Mar-chand. Tous les droits de Franc-Salé ont été sup-primés par un Edit de Louis XV du mois d’Août1717. ils ont depuis été rétablis en faveur dequelques Officiers. Voyez Gabelles & Sel.

Franc. Monnoie de compte dont on se sert enFrance , & qui est de la même valeur que la livre,c’est-a-dire , de 20 sols tournois , ou du tiers de l’é-cu : ainsi l’on dit également 20 Francs & 20 livres }1000 livres & 1000 Francs.

Le Franc , qui est ainsi nommé de l’emprein-te qu’il portoit d’un François , ou k pié ou k

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