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cheval, étoit aussi autrefois une monnoie couran-te: Le Franc d’or valoit un peu plus qu’un écufol, & le Franc d’argent n’en étoit que le tiers.Voyez. Monnoie , oh il est parlé des Monnoies de■compte.
Foire Franche. Voyez. Foire.
Part Franche. C’est une part que l’on réservequelquefois dans une société ou dans une compagniede commerce, libre de tous fraix, dépenses, pertesou contributions, pour un associé habile ou accrédité,ou même qu’on destine a un protecteur , qui a renduou qui peut rendre de grands services a la compagnieou société.
Langue Franche , ou comme on le pronon-ce plus ordinairement, Langue Franque. C’estun jargon composé de François, d’Italien, d’Es-pagnol & de quelques autres Langues, dont onfe sert fur la Méditerranée, & qui est la Langue laplus commune dans les Echelles du Levant &les Côtes de Barbarie, & la plus en usage en-tre tes Marchands d’Europe & les Levantins,pour lésait du Commerce. Elle est facile a appren-dre , aussi est-elle absolument nécessaire aux Cour-tiers , Commissionnaires & Marchands qui veu-lent s’établir dans ces Pays & y faire quelque né-goce.
La Franche de Caen. C’est ainsi qu’on nommeen Normandie la Foire qui commence a Caen le len-demain de la Quasimodo, & qui dure 15 jours. On enparle ailleurs. Voyez. íArticle des Foires au paragra-phe des Foires Franches.
FRANCARTE. Mesure pour les grains dont onfe sert a Verdun. La Francarte de froment pèse 38 liv.poids de marc, de méteil 34, de seigle 32, & d’avoi-ne 25.
FRANCHISE. Exemption de quelque droit oude quelque obligation. II se dit aussi des lieux ouasiles dans lesquels ou jouît de quelque privilège ;& souvent, des privilèges mêmes dont on a droit d’yjouir.
Franchise, en terme de Foire. C’est l’exemtionquelquefois de tous les droits d’entrée & de sortie ,& quelquefois seulement d’une partie, pour touteles marchandises qui entrent ou qui sortent, qui Ra-chètent , se vendent ou s’échangent pendant le temsd’une Foire.
II se dit aussi des privilèges accordés aux Mar-chands étrangers qui y viennent pour le fait de leurcommerce ; comme de pouvoir tester & disposer deseffets qu ils y ont amenés, de n’y pouvoir être ar-rêtés , sinon pour marchandises négociées pendant ladurée de la Foire; & quelques autres privilèges.On parle ailleurs plus amplement de ces Franchisesdes Foires. Voyez Foire.
Franchise. Faculté d’être reçût Maître dans unCorps d’Artisans, fans être assujetti a certaines ré-gies & statuts, dans les Communautés des Arts & Mé-tiers , où il y a aprentissage, chef - d’œuvre & maî-trise.
On a'ppelle Franchise le privilège d’être reçût a lamaîtrise sans chef-d’œuvre & fans payer aucun droit,ou du moins en ne payant que celui que payent lesfils de Maîtres. Cette Franchise se gagne de plusieursmanières.
i°. Les veuves & filles de Maîtres affranchissentles Aprentifs & les Compagnons qui les épousent.2 0 . Les Aprentifs forains gagnent la Franchise entravaillant quelques années chez les Maîtres de Pa-ris au-del'a de leur aprentissage de Province. 3 0 . LesMaîtres fans qualité gagnent leur Franchise, ouplutôt l’achétent en payant aux Jurés les sommesfixées par les Edits, Déclarations & Arrêts du Con-seil. 4 0 . Les Compagnons qui travaillent dans laÇour de l’Hôpital de la Trinité a Paris, la gagnent
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en montrant gratis leur métier a un Enfant de cetHôpital.
II y a encore quelques manières de s’affranchtEdans les Communautés des Arts & Métiers , maisqui leur font propres a chacune en particulier : onpeut les voir aux Articles où il est traité de ces Corpsd’Artilans.
Franchise. Lieu privilégié. 11 y a plusieurslieux de Franchise dans la Ville & Fauxbourgs deParis; c’est-à-dire, des lieux où les simples Apren-tifs & Compagnons peuvent en toute liberté travail-ler de leur art & métier, fans crainte de saisie & deconfiscation de leurs ouvrages.
Ces ouvriers ne font pas néanmoins exemts de lavisite des Jurés ; mais il faut lorsque les Jurés veulentaller en visite chez eux, qu’ils se fassent accompagnerd’un Officier de Justice.
II n’est pas permis aux Artisans retirés dans lesFranchises d’aller eux-mêmes porter en Ville leursouvrages ou marchandises, & elles peuvent alorsleur être saisies par les Jurés s’ils en font rencon-trés. Les Bourgeois ont pourtant la faculté d’allerou d’envoyer quérir les ouvrages qu’ils ont com-mandés.
Les Artisans non Maîtres retirés dans la Franchisede l’Hôpital de la Trinité, sont les seuls quiToientexemts de cette régie, & qui ayent droit d’aller enVille porter leur ouvrage ; mais alors ils font te-nus d’avoir dans leur poche le bonnet de Pensantde cet Hôpital à qui ils apprennent leur métier gratispour gagner leur maîtrise.
Les lieux de Franchise de Paris & de ses Faux-bourgs , font -
Le FauxbourgS. Antoine.
Le Cloître & Parvis Notre-Dame.
La Cour de S. Benoist.
L’Enclos de 8. Denis de la Chartre.
L’Enclos de S. Germain des Prés.
L’Hôtel Royal des Gobelins.
L’Enclos de S. Jean de Latran.
La Rue de l’Oursine.
L’Enclos de S. Martin des Champs.
Les maisons des Peintres & Sculpteurs de P Aca-démie.
La Cour de la Trinité.
La Cour du Temple.
FRANCIN. C’est le nom que les Flamans don-nent a cette espcce de parchemin très fin & trèsblanc, qu’on appelle du Velin. Voyez Parchemin.
FRANCS. C’est le nom fous lequel font connusdans le Levant tous les Marchands d’Europe qui yviennent trafiquer , de quelque Nation qu’ils soient.
FRANGE. Ornement qui s’applique à l’extré-mité des paremens d’Eglise, des meubles & des vê-ternens.
La Frange est composée de trois parties; de lachainette, de la tête & du corps de la Frange: onen fait d’or, d’argent, de foie , de laine, de chan-vre & de lin, enfin de toutes les matières qui sepeuvent filer.
Lorsque la Frange est tout-à-fait basse, on l’appel-le Mollet ; quand les fils en font plus longs que l’or-dinaire, & que la tête en est large & ouvragée ajour, on lui donne le nom de Crépine. II y a de laFrange de foie torse, & de la Frange de foie nontorse ; cette dernière se nomme Frange coupée.
Les Franges ainsi que les Crépines s’attachent demaniéré que leurs filets tombent toujours perpendi-culairement en bas. II n’en est pas de même duMollet, qui peut s’attacher de quelle manière l’onveut ; ses fils étant si courts, qu’ils peuvent se sou-tenir d’eux-mêmes.
II n’y a à Paris que les Tissutiers-Rubaniers quifabriquent des Franges, ce qui fait que souvent on
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