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Tome 2.
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GAG. GAI.

GAI. GAL.

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a qui il appartient de porter a la Foire S. Germainles marchandises qui arrivent k la Douane pour êtrevendues k cette Foire, & on les charge pareille-ment de conduire hors de la Ville celles qui y pas-sent debout, pour empêcher qu’elles n 1 y soient dé-chargées en fraude du transit.

II y a une Sentence du 4 Février ió8g. renduepar Mr. de la Reynie, Lieutenant Général de Po-lice , qui porte Règlement pour les salaires que lesGagne-deniers peuvent & ont droit d’exiger desMarchands.

Par cette Sentence il est dit, que lesdits Gagne-deniers seront payés, savoir pour un ballot d’un cent& au dessous, a raison de ; fols j des ballots de200 pesant, k raison de 8 sols ; & k l’égard de ceuxau deiíus de 200 pesant, qu’il sera augmenté de 2lob pour cent.

Lorsquil faudra conduire les ballots dans desquartiers éloignés, ,comme le fauxbourg 8. Ger-main , la place Maubert, la rue S. Antoine, la por-te S. Martin, la porte S. Denis & autres, il ferapayé aux Gagne-deniers, savoir, 7 sols pour unballet d'un cent pesant & au dessous ; 9 fols pourun de 200, en augmentant de deux fols pour cha-que cent pesant, lors que le poids des ballots excé-dera 200.

GAGNE-PAIN. II se dit de tout négoce, com-merce, métier, ouvrage, artifice, ou travail qui ser-vent aux hommes a gagner leur vie dans les différen-tes professions quYs embrassent.

GAGAE-PEl iT. Pauvre Compagnon Coute-lier qui. rou*e devant foi ou qui porte fur son dosune petite boutique garnie d’une meute, d’un mar-teau & d’une pierre a affiler, pour aiguiser & rac-commoder divers ouvrages de menue coutellerie. OnPappelle Gugne-petit,, du gain médiocre dont il secontente. Voyez. Coutelier!.

GAGNER. Faire quelque gain ou profit. Il sedit particulièrement du bien qui s’acquiert par leCommerce. Ce Marchand a gagné 100000 écus endeux ans : J’ai gagné cent pour cent fur mes mar-chandises : Cet homme n’entend pas le négoce, ily perd plus qu’il n’y gagne. Voyez. Gain.

GAILLARDE. Terme d’Imprimerie. C’est undes corps de caractères qu’on appelle interrompus& qui n’ont pas de proportion avec les autres. Pourles distinguer , Je Fondeur met ce qu’on nomme leCran au dessus, au lieu qu’aux corps réguliers ilsle mettent dessous. Voyez. Caractère. Voyez, auflìImprimerie.

GAIN. Profit qu’on tire de son Commerce, né-goce , métier, profession & industrie.

Comme toutes ces choses peuvent être ou hono-rables ou infâmes, ou permises ou illicites, le Gainqu’elles produisent a auffi les mêmes qualités. LeGain le plus infâme & le moins permis est celui quivient d’un Commerce usuraire ; le plus lûr & leplus honorable est celui que produit un Commercelégitime, particulièrement le Commerce en gros &celui qui íe fait par les voyages de long cours.

GAINE. Etui de couteau. Il se dit aussi des étuisde quelques menus ferremens de Chirurgie. On ledisoit même autrefois des fourreau^ d’épées, & de-là font venus les termes de dégainer, de rengainer,& quelques autres qui font en usage parmi ceux quiportent l’épée. .

Le mot de Gaine a donné son nom a une desCommunautés de la Ville & Fauxbourgs de Paris.Voyez Gainier.

GAINGUETTE, ou GUINGUETTE. Nom decaprice nouvellement inventé, qu’on donne k cespetits cabarets établis aux environs de Paris audela des barrières, où le menu peuole va en foulese divertir les Dimanches & les Fêtes, k cause quele vin y coute moins , ne payant point ou peu dedroits d’entrée.

Quelques-uns croient que le mot de Gainguettevient de Guinguet, qui veut dire du petit vin, parcequ’il ne s 1 en débite point d’autre dans ces sortes deCabarets. Voyez Cabaret.

Gainguette. Se dit aussi d’une petite chaiseroulante k deux roues, tout-a-fait découverte, quise tire par un seul cheval : il n’y a guéres que detrès jeunes gens qui s’en servent, & c’est pour celaqu’on leur donne aussi le nom de Phaétons, k causede la chute trop ordinaire de leurs téméraires Co-chers. Voyez Carosse.

GAINIER. Artisan qui fait des gaines.

Les autres ouvrages que font les Maîtres Gai-niers, font des boètes, des écritoires, des tubes delunettes d’approche, des coffres & cassettes, desfourreaux d’épées & de pistolets, & autres sembla-bles ouvrages couverts de chagrin, de maroquin ,de veau & de mouton. Us travaillent aussi k fairedes flacons, des bouteilles, & autres pareils ouvra-ges de cuir bouilli.

Les Gainiers de la Ville de Paris font qualifiéspar leurs Statuts Maîtres Gainiers, bourreliers &Ouvriers en cuir bouilli.

Us font érigés en Corps de Jurande dès l’an -1323.mais ce n’ést proprement que par les Rcglemens du2i Septembre ijóo. donnés fous le régne de Fran-çois II, que leur Communauté a reçu fa dernièreperfection.

Suivant leurs Statuts aucun ne peut être reçstMaître Gainier, s’il n’a été apprentis pendant fixans chez un Maître de Paris & fait chef-d’œuvretel qu il lui a été prescrit par les Jurés de ia Com-munauté.

Ceux qui ont apris le métier de Gainier dansquelque Ville de France, ne peuvent être reçusMaîtres k Paris, s’ils n’ont auparavant servi lesMaîtres de cette Ville l’espace de quatre années,

: & fait chef-d’œuvre de même que les autres Ap-prentifs.

Les Fils de Maîtres font exemts du chef-d’œuvre,& peuvent être admis a la maîtrise après une légéreexpérience, pourvû qu’ils ayent appris leur métierpendant fix ans chez leur Père ou autre Maître dela Communauté.

II est défendu k tous Maîtres Gainiers, fous pei-- ne de confiscation &• d’amende ,Remployer aucuns. vieux cuirs 'dans leurs ouvrages.

Chaque Maître ne peut tenir qu’une feule bou-tique ouverte. , • >

Tous ceux qui fe font recevoir k la Maîtrise doi-vent faire choix d’une marque pour marquer leursouvrages, l’empreinte de laquelle doit être mise furla table de plomb gardée dans la chambre du Pro-cureur du Roi du Châtelet.

Les Veuves des Maîtres Gainiers peuvent pen-dant leur viduité tenir boutique ouverte, & jouirdes privilèges suivant les Ordonnances , k la réservede faire des Apprentifs.

Enfin les marchandises foraines concernant l’étatde Gainier, qui viennent k Paris pour y être ven-dues , doivent être vues & visitées lors de leur ar-rivée par les Jurés Gainiers , & ensuite loties entretous les Maîtres de la Communauté.

* GALANGA. On trouve deux espèces de Ga-langa dans les Boutiques, le petit & le grand.

Le petit Galanga est une racine tubéreuse, noueu-se, genouillée, tortue, repliée & recourbée commepar articulation de distance en distance , divisée enbranches, entourée comme par des bandes circulai-res, inégale, dure, solide; dela grosseur du pe-tit doigt; de couleur brune en déhors, & rougeâtreen dedans ; d’une odeur vive & aromatique ; d’ungoût acre, aromatique, un peu amer , piquant &brûlant le gosier , comme le poivre ou le gingem-bre. On nous l’apporte en petits morceaux de laChine & des Indes, où elle croît d’elle-même , &

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