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où les Habitans la cultivent. •
La plante qui s’éiéve de cette racine, est appelléeLagundi par les Indiens, Sc elle est composte defeuilles graminées comme le gingembre: les fleursfont blanches & comme en casque le fruit a troisloges pleines de petites graines arrondies.
Le grand Galanga est une racine tubéreuse, noueu-se , inégale, genouillée , semblable au petit Gaian-ga : mais plus grande, de la grosseur d’un ou dedeux pouces : d’une odeur & d’un goût bien plus'"foible & moins agréable, d’nn brun rougeâtre endéhors & pâle eu dedans. On nous i’apporte de Fillede Java &des Côtes de Malabar, où it vient de luimême. La plante dont on tire cette racine s’appelieBangula.
Le Galanga sauvage est le Souchet long. VoyezSoUCHET.
Le Galanga se vend a Amsterdan 8 a 9 sols la li-vre; on le tare au poids: la déduction pour le bonpoids est de deux pour cent, & celle pour le promtpayement d’un pour cent.
Le Galanga de toutes fortes paye en France les droitsct entrée à raijon de 8 livres du cent pesant , confor-mément au Tarif de 1664.
A t égard des droits de la Douane de Lyon , cettedrogue Les paye suivant sa qualitc ; savoir :
Le Galanga fin 3 livres 2 f 6 deniers le quintal , &encore ci livres pour les anciens quatre pour cent.
Le Galanga sauvage 32 s 3 deniers aujfidu quintal,& 4 livres pour les quatre pour cent.
GALANS. Terme de Marchand Confiseur. II sedit des pelures d'oranges ou de citrons tournées Scconfites'. Voyez Confiture.
Galans. Signifie aussi des nœuds de rubans queles Marchands Merciers ou les Tailleurs font pourorner les habits Sc les chapeaux , & pour mettredans les coeffures des Dames. Une garniture deGalans, une touffe de Galans. Ce terme vieillit &n’est guéres d’usage, non plus que les Galans mê-mes.
* GALBANUM. G’est une substance grasse, du-ctile comme de la cire, â demi-transparente , bril-lante , dont la nature tient en quelque maniéré lemilieu entre la gomme & la résine; car elle s’allu-me au feu comme la résine, & elle se dissout dansl’eau comme les gommes, & non dans les huiles.8a couleur est blanchâtre & presque transparentelorsqu’elle est récente, ensuite jaunâtre ou rousse;d’un goût amer , acre ; d’une odeur forte & puante.
U vient du Levant par la voie de Marseille deuxsortes de Galbanum ; l’un en larmes & l’autre enmasse : le premier doit se choisir en belles larmes ,d’un jaune doré au déhors & seulement jaunâtre endedans, d’un goût amer, & d’une odeur forte.
Le meilleur Galbanum en masse est celui qui estle plus chargé de larmes blanches, bien íec , biennet Sc point puant. Ce dernier se peut facilementsophistiquer, en y mettant des fèves concassées, dela résine Sc de l’ammoniac.
f Les Anciens Grecs ont connu cette larme. Diofcó -ride dit qu’elle découle d’une certaine Férule quis’appelloit Metopion. En effet elle découle d’elle-mê-me, ou par l’incision que l’on fait â une certaineplante férulacée qui s’appelle Ferula Galbanifera.Sa racine est grosse , ligneuse, pâle ; ses tiges dela grosseur du pouce, de la hauteur de 2 ou 3 cou-dées ; ses feuilles semblables â celles de l’anis, decouleur de verd de mer , d’une saveur & d’une o-deur acres. Les fleurs font jaunes & disposées enParasol : Ses graines presque rondes, applaties, d’unbrun roussâtre, canelées, d’un goût acre, aromati-que, piquant. Toute cette plante est remplie d’unsuc visqueux, laiteux, clair, qui se condense en unelarme qui répond au Galbanum par tous ses caractè-res : il découle de cette plante en petite quantitépar l’incision, Sc quelquefois de lui-même des nœudsDiction. de Commerce. Tom. II.
GALB. GALE. < 5 iò
des tiges qui ont 3 ou 4 ans. Mais on a coutume decouper la tige a 2 ou 3 travers de doigt de la raci-ne ; & le suc découle goutte a goutte ; quelques heu»res après il s’épaiífit Sc se durcit, & on le recueille.Cette plante croît dans la Perse & dans différonspays de l’Afrique , fur tout dans la Mauritanie.
f Cette gomme aromatique, savoir l’espéce la plusfine, étoit employée fous l’ancienne Loi, dans lácomposition du parfum qu’on faisoit brûler fur l’Au-tel d’or quarré, dans le Tabernacle sacré. (*) Laplante qui donne cette espèce de résine, croissoit.anciennement dans la Syrie fur le Mont-Amanus \suivant le Père Calmet. Elle ressemble a la Férule.L’odeur de sa gomme passe pour puante à causede sa force volatile. Mais c’est un aromate, lors-qu’on en use en petite quantité , Sc mêlée avec d’au-tres aromates plus doux, suivant l’art de parfumer,qui a été plus parfait autrefois qu’à présent.
Cette drogue est d’un grand úsage en Médecine,où il en entre beaucoup dans la composition de plu-sieurs emplâtres.
Le Galbanum paye en France les droits d’entrée àraison de 1OO sols du cent pesant conformément auTaris de r 664.
A Pégard des droits de la Douane de Lyon , ils fontde 28 f par quintal , tant pour P ancienne que pour lanouvelle taxation , Cf 55 f pour les anciens Û nou-veaux quatre pour cent.
Cette drogue ejl du nombre de celles venant du Le-vant , Barbarie & autres Pays & terres de la domina-tion du Grand Seigneur, 'Au Roi de Perse Ct dTtalie ,fus lesquelles il est ordonné être levé 20 pour cent deleur valeur suivant P Arrêt du Cons il du 15 Août168y. & conformément aux clauses & réserves quiy font portées.
GALE. Voyez Galle.
GALEASSE. C’est un bâtiment de bas bord ;propre présentement aux Vénitiens, le plus grandde tous les vaisseaux a rames ; car elle va a rames Scà voiles, peut porter 20 pièces de canon , Sc a troismâts qu’elle ne désarbore point.
GALE’E. Instrument de bois dont se servent lesCompositeurs d’Imprimerie pour y placer leurs let-tres â mesure qu’ils en ont formé une ligne fur leurcompositoire.
On appelle composer en Galée, tant qu'il n’y apoint encote assez de quoi faire autant de pages qu’iien faut pour dreíïèr Une forme. La Galée sert auflxk porter lés pages fur le marbre , quand on veut lesdresser ou les imposer. Voyez Imprimerie.
GALEGA. Plante qui vient dáns les terres gras-ses & humides. On la cultive aussi dans les jardins.On s’en sert dans les pustules pétéchiales, dans lesmaladies pestilentielles , la rougeole , l’éoilepsie desjeunes personnes au dessous de 25 às, infusée dansdu vin blanc, ayant été broyée auparavant, ou endécoction dans de l’eau pour les morsures des ser-pens Sc des vers. On donne aussi une cuillerée ouenviron de son suc. Voici lá maniéré de distillercette plante. On la pile dans un mortier après qu’ellea été cueillie en pleine fleur, puis on la met dans unpot avec du vin. Après l’avoir laissé fermenter dansla cave 6 ou 7 jours , on la distille au fable. Le jusde cette herbe appliqué fur la tête Sc le marc pardessus, est admirable pour le transport au cerveau.Cette planté fait partie du négoce des Herboristes.
•f Mr. Le Breton, dans ses Remèdes choifis & ê-prouvés , la donne pour un remede infaillible con-tre l’épilepsie, quelque invétéré que soit le mal.Voyez Vin Epileptique dans ledit Ouvrage. CetAuteur dit que la Galega est le Ruta Caprària desBotanistes. ^
-j- C’est un genre de plante dont la fleur est eilpapillon, comme celle des pois , des haricots, &c.
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(*) Exoie Çhi Jo. v. 34Î