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point épargnées, soit dans la chaîne, soit dans lat renie. C’est la me me chose que ce qu’on nommeDrap laineux, Etoffe soyeuse.
Une boutique, un magasin bien garnis, font ceuxoù il y a beaucoup de marchandises & des meilleu-res.
Avoir la bourse bien garnie, c’est êtrebien en ar-gent comptant.
GARNIR. Ajuster, enjoliver quelque chose. Ceterme est d’-un assez grand usage parmi plusieurs for-tes d’Ouvriers & d'Artisans.
Les Tapissiers appellent Garnir des chaises, désfauteuils , des sofas, &c. les rembourrer, les remplirde crin ou de bourre entre la toile & les sangles. Entermes de Fombisseur, Garnir une épée, c’est y met-tre la garde & la poignée : Garnir un chapeau,c’est chez les Chapeliers y coudre lá coëffe : chezles Tapissiers, Garnir une tapisserie , c’est la doublerde toile, ou y mettre seulement des bandes. U se-roit trop long & assez inutile de râporter toutes lésautres applications de ce terme par raport aux ma-nufactures & aux arts & métiers : celles-ci, qui fontd’un usage plus commun, suffisant pour donner ri-dée des autres.
Garnir un drap ou une étoffe de laine. C’est leslainer , y faire venir le poil par le moyen du char-don. Voyez Lainer.
Garnir le four. Terme de Boulanger & de Pâ-tissier. C’est, quand le pain en est tiré, y mettre sé-cher le bois qui doit servir à la fournée suivante.Voyez Four.
GARNISSEUR. Celui qui garnit. Les Statutsdes Maîtres Jurés Fourbisseurs de Paris leur donnentla qualité de Maîtres Garnisseurs d’épées. Voyez«Fourbisseur.
On appelle aussi Garnisseurs de chapeaux, lés Maî-tres Chapeliers qui se mêlent seulement de les dres-ser & border, & d’y coudre la coëffe ; ce qui lesdistingue des Maîtres Fabriquans, qui pourtant nefont qu’une même Communauté. Vòy. Chapelier.
GARNISSEUR. C’est aussi comme font qualifiés lesMaîtres Doreurs fur cuir. Leurs Statuts les nommentMaîtres Doreurs en cuir, Garnisseurs & Enjoliveurs.
Garnisseurs. On appelle Selliers-Garnisseurs ,dans les anciens Statuts des Selliers-Lormiers, ceuxqui faisoieHt, étoffaient & mohtoient les corps descaroíïes, coches, & autres telles voitures ; par op-position aux Lormiérs-Eperonniers, qu’on nommoitOuvriers de forge , pàrce qu ils forgeoient & vert-doient les éperons , mors , étriers , & autres piècesde fer des harnois des chevaux, ou qui servoient ala fabrique Sc monture des coches & carosses.
Ces deux sortes d’Ouvriers ne faisoient autrefois àParis qu’une même Communauté , qui s’est séparéeen deux , vers le milieu du XVII e . siécle ; l’une estcelle des Lormiers-Eperonniers, & l’autre celle desSelliers-Lormiers-Carossiers. Voyez ces deux Arti-cles.
GARNITURE. Ce mot s’entend de tout ce quisert à garnir ou orner quelque chose. II se dit ausside certains assortimens de pierreries, de meubles ,d’habilleméns, de coëffurës &c.
Garniture de diamans, dë rubis , d’émëraudes,de toutes pierres, ôcc. C’est chez les Jouaillierscertains assortimens de quelques-unes de ces pierre-ries en particulier, ou de toutes ensemble , dont leshommes garnissent leurs juste-au-corps, & les fem-mes leurs robes & leurs têtes. Les Garnitures depierreries pour les habits des hommes ne consistentordinairement qu’en boutons de juste-au-corps, enboucles de chapeaux, de manchons & de souliers,& en poignées a leurs épées & cannes. Les Gar-nitures d’habits de femmes dépendent de la mode otidu goût pour l’arrangement. Les boutons, les at-taches , les boucles, font les pièces les plus ordinai-res , mais qui se diversifient de cent manières, sui-Diïïion. de Commerce. Tom. II.
G ARN. GARR. Ûgò
vant les modes : les poinçons, les papillons, iesenseignes, les filamens, composent leur Garniturede tête-, les boucles & pendans d’oreilles, les car-cans de pierreries, se comprennent aussi fous le nomde Garniture. Les bagues & les colliers de perlesn’en font pas.
Garniture de chambre. Les Maîtres Tapissiers& les Fripiers appellent ainsi ce qui meuble unechambre ordinaire, comme la tapisserie, le lit, leschaises & la table. Garniture se dit aussi parmi eux,de ce qui compose un lit, comme le matelas, le litde plume , le traversin, la couverture, la paillasse &les rideaux. Quelquefois encore par le mot de Gar-niture de lit, on n’entend que les rideaux, pentes,soubassemens, bonnes - grâces & courte - pointes,aussi - bien que les doublures de toutes ces pièces.C’est en ce sens que ce terme est employé dans leTarif de 1664.
Les Garnitures de lit de points coupés , paffemens ;lujjis , & autres ouvrages de Flandre Ù de tous autresPays, payent en France tes droits d entrée à raison dedix pour cent de leur estimation ; ce qui s’entend pa-reillement des Garnitures de lit de drap ou de serge ,ou il y a des ouvrages de foie ou de laine faits À lai-guille.
Les droitsleur valeur.
Garniture, chez les Marchands du Palais, s’en-tend de certaines touffes ou noeuds de rubans, dontles femmes se parent en les mêlant dans leur coeffu-re, ou dont les hommes ornent leurs habits, soitsur les épaules , soit sur les manches, ou même au-tour de la ceinture Sc au bas des chausses, quand otlest en habit de Villé.
Garniture. C’est aussi chez les Marchands dèpoint & de dentelle, les diverses pièces qui compo-sent la coeffure des Dames. On y comprend pareil-lement les pièces qú’elles appellent des Tours degorge & des Engageantes, Ces dernières font pro-prement de longues manchettes.
La Garniture de dentelle de point pour les hom-mes consiste en collets, cravates , jabots & man-chettes. Les canons en étoient autrefois la prin-cipale , mais aussi }a plus incommode partie.
Garniture d’épée. C’est la garde, le pommeau;la branche 6c la poignée. Garniture de chaises, so-fas, 6cc. c’est le Crin, la bourre, la toile 6c les san-gles. Garniture de tapisserie, c’est la toile ou les ban-des qui.la doublent.
On dit aussi chez les Miroitiers, une Garniture détoilette, qui comprend tout ce qui compose la toi-lette , comme le miroir, les boètes , les carrés, lesplombs & le tapis dont on couvre tout le reste.
Enfin chez les Marchands de porcelaines, Brocan-teurs & autres, qui font négoce de ces curiositésprécieuses dont 011 pare les beaux áppartemens, uneGarniture de cheminée signifie les pièces de porce-laine ou aiitres riches vases, qu’ils vendent pourmettre fur les corniches & tablettes de cheminées.
Garniture , en terme d’Imprimerie. Sont lesdiverses sortes de bois avec lesquels les Tmprimeurs-Compositeurs serrent les formes dans leurs châssis,tels que font les bois de fond , les bois de tête, lésbiseaux, 6cc. Voyez Imprimerie.
GAROU. Drogue propre a la teinture de là cou-leur fauve. Elle vient de Provence , de Languedoc6c du Roussillon. On lémploye dans la nuance dela couleur gris de rat, où elle réussit fort bien ; sondéfaut se purgeant dans le foulon lorsque l’on y saitpasser les étoffes pour les dégorger.
Cette drogue est commune entre les Teinturiersdu grand teint & ceux du petit teint , qui peuvents’en servir , les uns dans la teinture des laines finesde mélange, 6c les autres aux laines grossières 6c depetit prix.
GARROT. Gros bâton un peu court, qui sert k
D d 2 serrer
de sortie ne font que de fix pour cent de