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gnons , d’une petite botte d’oignons dont les fau-nes ou queues font attachées avec de la paille lelong d’un montant de la même matière. La diffé-rence qu’il y a entre la Giane & la botte , consisteen ce que celle-ci ne fe dit que des oignons encore ademi verds , dont la faune est entière , & qui fontattachés ensemble sans montant ; & que la Glane aucontraire a un montant, & ne se fait que d’oignonfèc & essoré.
GLAYEUL. Voyez Tris.
GLOBE, ou BOULE. C’est un corps rond, soli-de, compris fous une feule superficie, qui a un pointau milieu qu’on nomme le centre; duquel, si l’on ti-re des lignes a ses extrémités , elles font toutes éga-les. La terre & l’eau ne font qu’un Globe. Le Glo-be du Monde roule fur son axe, dont les extrémitésion t les deux Pôles. II y a des Globes célestes & des(Lobes terrestres. Ce font les faiseurs d’Instrumens deM -thématiques qui les vendent.
-j- Le Globe artificiel , & bien monté dans fe scercles , est d’un grand usage pour résoudre diffé-rens prc blêmes de Géographie, & pour fe faire unejuste idée du Globe de la Terre. II sert d’ornementdans les Bibliothèques des Princes, des Villes, des(souvens, & des particuliers curieux de s’exercer &de s’instruire dans la Géographie & Astronomie.
GLOUTON. Animal semblable au Blaireau, donton a parlé a son Article.
GlU , que quelques-uns appellent improprementGÌ..UE & GLUS. C est une composition, ou plutôtune drogue visqueuse & tenace, qui fe fait avec la se-conde écorce du grand houx.
On leve cette écorce dans le tems de la fève ; &après savoir laiisée quelques jours pourrir a la cavedans des tonneaux, on la bat dans des mortiers juf-qu’k ce qu’eile soit réduite en pâte : on la lave en-suite en grande eau, dans laquelle on la manie & paî-trit a diverses reprises, & on la met dans des barils.
Cette Glu vient de Normandie & d’Oríéans. Lameilleure est la plus verdâtre, la moins puante, &où il est moins resté d’eau. On la peut long-temsgarder a la cave,pourvu qu’il y ait toujours de l’eaudessus.
Il fe fait aussi de la Glu avec le Gui de chêne.Voyez Guy de Chene.
■j Les Anglois la font de la maniéré suivante. Onéle en Juin ou Juillet une suffisante quantité d’ar-res de Houx. On fait bouillir cette écorce dans deseau de fontaine pendant 7 ou 8 heures, jufqu’à cequ’elle soit tendre. On en fait des masses , quel’on met dans la terre , & que l’on couvre de cail-loux , en faisant plusieurs lits les uns fur les autres,après avoir préalablement fait ego u ter toute l’eau :on les laisse fermenter & pourrir pendant 1 y jours outrois semaines , jusqu’k-ce qu’elles se changent enmucilage. On les retire & on les pile dans un mor-tier, jufqu’à-ce qu’on puisse les manier comme dela pâte : après cela on les lave dans l’eau courante ,& 011 les paitrit ,jufqu’a-ce que toutes les orduresay en t été enlevées. On met cette pâte dans des vais-seaux de terre pendant 4 ou f jours, jusqu’k-ce qu’el-le ait écumé & qu’elle fe soit purifiée ; ensuite on lamet dans un autre vaisseau convenable , & on lagarde pour l’ufage.
11 y a encore une autre efpéce de Glu, qu’on ap-pelle Glu d’Alexandrie ou de Levant, qui fe fait avecdes febestes. Voyez Sebeste.
-jr Les Mémoires de tAcadémie des Sciences , An,1720. parlent d’une autre forte de Glu préférable ktoute autre, que Mr. Berrera Médecin a Perpignana fait connoitre k Mr. de Jujjieu. Elie vient dùine pe-tite chenille longue d’un pouce ou d’un pouce & de-mi , qui a 14 piés presque imperceptibles , & qui s’at-tache aux racines d’une efpéce de Laitron , & ne lesabandonne jamais ; G’est la qu’elle suspend une co-que de foie qu’elle file dès qu’elle apris son plus grand
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accroissement, ce qui arrive indifféremment en tou-te saison de l’année. Cette coque fe pourrit dans laterre en un mois & demi, & alors on la détache dela racine où elle tient; on la laisse macérer huit joursdans de l’eau, on la pile avec un peu d’huile d’oliveou d’amande ; & l’on a une excellente Glu, dont íesjeunes gens de Perpignan savent bien faire usa£re.On en fait bien aussi de la chenille même, mais qistn’est pas si bonne.
L’ufage de la Glu, dont on ne peut fe servirqu’en la maniant les mains frôlées d’huile, est pourprendre de petjts oiseaux a des gluaux, ce qui estune chasse assez plaisante. On y prend aussi des sou-ris , des rats, des mulots & autres animaux sembla-bles ; & les Vignerons l’emploient quelquefois poursauver leurs vignes des chenilles.
La Glu paye en France les droits d’entrée d raisonde ^os. du cent pesant , conformément au Tarif delóéq; & suivant celui de la Douane de Lyon , 10 s.du quintal , tant d ancienne que de nouvelle taxation ,& encore 1 6 s pour les anciens Û nouveaux 4 pourcent.
GOBELET. Efpéce de tasse dont on fe sert pourboire.
Les Gobelets de Tamaris fe mettent au nombredes drogues médicinales , le vin qu’on y laisse quel-que tems prenant une qualité qu’on croit proprepour la guérison des maux de rate. Voyez Tama-ris.
O11 fait aussi des Gobelets avec du régule d’Anssimoine ; les liqueurs qu’on y fait infuser deviennenttrès purgatives. II y en a de régule d’Antimoine or-dinaire, & de régule d’Antimoine avec le Mars. VoyezAntimoine.
On fait des Gobelets de divers métaux & matiè-res , d’or, d’argent, d’étain, de cuivre i de bois, decuir, de verre, de crystal, &c.
* Gobelets a jouer. Ce font trois instrumensde fer blanc, ou d’argent, a peu près de la forme desGobelets k boire, qui servent k faire des jeux, cutours de passe-passe, par la subtilité des mains , la-quelle fait voir de petites boules, nommées Mufcadi -nés, tantôt d’un côté,6c tantôt de l’autre, de ces Gobe-lets. Ces tours font partie de ceux de Gibecière. Ils é-toient fort en usage fur la fin du siécle passé. La jeuneNoblesse d’asors s’attachoit beaucoup a cet exercice,tant pour fe rendre les mains adroites, que pourdivertir i es Dames & les Compagnies parmi le beaumonde. On a vû des Princes s’amufer également kfaire de ces tours ; mais depuis qu’ils ont passé entreles mains des Coureurs & des Charlatans, lesquels enont fait métier, cet usage d’amufer & de divertirles yeux subtilement, s’est comme perdu. On trouveencore la manière de les faire dans les RécréationsMathématiques de Mr. Ozanam. Un Chirurgien quifait bien faire ces tours, a les mains plus habiles &plus propres a faire les opérations de son Art, queles autres Chirurgiens.
On appelle figurément un Joueur de Gobelets,tout homme, soit Marchand, ou autre, qui em-ploie la ruse & l’artifice pour tromper en toutesfortes d’affaires.
GOBELINS. On nomme ainsi une Manufactu-re Royale établie a Paris au bout du FauxbourgS. Marcel, ou, comme on dit, S. Marceau, pourla fabrique des tapisseries & meubles de la Cou-ronne.
La Maison où est présentement cette Manufactu-re avoit été bâtie par les Frères Gobelins , célèbresTeinturiers qui avcient les premiers apporté k Parisle secret de cette belle teinture d’écarlate qui a con-servé leur nom, aussi-bien que la petite rivière deBièvre, sur les bords de laquelle fe fit leur établis-sement, & que depuis on ne connoit guère k Parisque fous le nom de Rivière des Gobelins.
Ce fut en l’année 1667. que ce lieu changea son
nom