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noissance aux Maîtres ordinaires de son Hôtel enpremière instance , & par appel. au Parlement deParis.
17O. E n fin défenses font faites a tous Marchands& autres personnes, de quelque qualité & conditionqu’elles soient, d’acheter ni faire venir des Pays é-trangers des tapisseries, en vendre ou débiter aucu-nes des Manufactures étrangères, autres que celles
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millier de Goberges est composé de 4160 pies debois.
Les endroits qui fournissent le plus de Gobergespour la consommation de Paris, font Villers-Cote-rets & Compiégne. II en vient néanmoins beaucoupdu côté de Champagne, 6c il s’en envoye aussi quel-que peu de Lorraine.
Goberges. Se dit aussi parmi les Marchands Ta-
qui étoient pour lors dans le Royaume, a peine de piffiers & Fripiers, même chez les Menuisiers , de—Xr AimanAa .tÍ. i j -«raio.ii- «tct Les petites planches de 4 a y pouces de large , plus
ou moins longues, qui font attachées fur des san-gles à certaines distances égales l’une de l’autré aveede la grosse broquette , & qu’on étend de travers furles bois de lit pour servir d’enfonçure & soutenir lapaillasse ou le sommier de crin.
Goberges. Ce sont aussi des perches dont les Me-
confifcation d’icelies, & d’amende de la valeur dela moitié des tapisseries confisquées.
C’est de cette Manufacture Royale des Gobelinsque font sortis tant d’excellens ouvrages en toutgenre, qui fervent d’ornemens a Versailles & a Mar-ly, ces Maisons Royales qui feront toujours l’admi-ration des Etrangers, & qui seront un des plus
beaux momjmens de la magnificence du puissant Roi nuisiers de placage & de marqueterie se servent pourpour qui elles ont été bâties, meublées & embellies. - tenir fur rétabli la besogne en état, après savoir col-C’est aussi dans cet Hôtel que se sont instruits & per- lée, jusqu’a ce que la colle soit parfaitement sèche,sectionnés tant d’habiles Ouvriers, qui depuis son é- Voyez Placage & Marquetterie.
tablissement se sont répandus dans le Royaume, Ócfur-tout dans la Capitale , où ils ont poussé les beauxArts au point de ne plus guéres faire envier ni re-gretter par les François les admirables ouvrages desGrecs & des Romains.
On peut dire en particulier que les tapisseries dehaute & de basse-lisse y ont acquis le dernier degréde perfection , fous la Sur-Intendance des Bâtimensde M. Colbert & de M. de Louvois ; & l’on peutdouter que l’Angleterre ou la Flandre ayent jamaisrien fait voir déplus parfait que les Batailles d’Ale-xandre , les quatre Saisons , les quatre Elémens, lesMaisons Royales, & une fuite des principales Ac-tions de la vie du Roi Louis XIV depuis son maria-
GOBEUR. On nomme ainsi sur la rivière deLoire les Forts & Compagnons de rivière qui ser-vent a la charge, décharge ou conduite des ba-teaux.
L’article 22 de la Déclaration du Roi du 24 AvrilI 7 °L Ppur le rétablissement du Commerce & navi-gation de la rivière de Loire, défend aux Croche-teurs, Porte-sâcs, Gobeurs & autres, d’entrer dansles bateaux, & de travailler a leur conduite contrela volonté du Maître Marinier.
GODE. Mesure étrangère des longueurs, dont ilest parlé dans les Tarifs de 1664. & de 1667. auxendroits où il est fait mention des frises blanchesappeliées de coton qui se vendent â la Gode. Par ces
ge jusqu’a la première conquête de la Franche-Com- Tarifs qui ne disent point en quel pays cette mesureexécutés aux Gobelins en haute & basse-lisse, est en usage, il paroît que les 100 Godes font 12 fau
fur les desseins 'du célèbre M. le Brun , par les or-dres de M. Colbert ; ce qu’on peut dire aussi destapisseries que M. de Louvois fit entreprendre pen-dant fa Sur-Intendance, d’après les plus beaux ori-ginaux du Cabinet du Roi, de Raphaël, de JulesRomain, & d’autres semblables Peintres illustres desEcoles d’Italie, qu’il avoit auparavant fait peindreen grand par les plus habiles Peintres François , telsqu’étoient alors la Fosse, les deux Coypels Père &Fils, Jouvenet, Perfon, les Frères Boulogne, &plusieurs autres.
On appelle Teinture des Gobelins , toutes les tein-tures du grand & bon teint, & particulièrement cesbelles écarlates qui fe font dans les fabriques & atte-liers des Teinturiers établis a Paris dans le Faux-bourg 8. Marcel, fur les bords de la petite rivièrede Bièvre. Voyez Teinture, & Teinturier.
On a dit ailleurs qu’il y avoit aussi des blanchissesle long de cette même rivière, où les toiles rece-
nes mesure de Paris, en forte que fur ce pié la Godecontiendroit cinq quarts d’aune de Paris.
GOEMON , ou GOUEMON. On appelle ain-si en Bretagne une forte d’herbe qui croît fur les ro-chers , les dunes & rivages de la mer; elle se nom-me en Normandie Varech ou Vraicq , & dans le Paisd’Aunis Sar.
f C’est ce que les Botanistes appellent en LatinFucus. C’est un genre qui naît fous l’eau & qui apar-tient à la classe des plantes marines , lesquellescroissent a la maniéré du Corail, fur toutes fortesde corps , dans toutes les Mers du monde suivantses espèces , lesquelles se montent k 78 de con-nues, & que M. Tournefort a rapportées k fa XVII eclasse.
L’espéce en question dont M. Savary parle ici,sont les deux premières de Tournefort , que les Au-teurs ont pris pour deux espèces différentes, fautede bien observer que c’est la même qui paroît sui-
voient un assez beau blanchiment. Voy. Blanchirie. vant la saison sous deux faces changeantes & suivantt. _ r , r . leur âge. Casp. BauhinYa nommée ^ suivant son se-
cond état, Fucus maritimus vel Quercus maritima ,veficulas habens : Pinax z6§ ; & M. R a y l’a appelléeselon son premier état, Fucus fwe Mga latifolia,major, dental a , Synops. 3.
Les habitans de Nort - Hollande fe servent decette herbe séchée pour soutenir leurs digues. Ceuxdes côtes maritimes de France en font usage pourfilmer leurs terres ; & ceux des côtes de Norman-die la brûlent pour en faire une espèce de Soude ap-pellée Soude de Varech. Voyez - la fous ce derniernom.
Les voyageurs des Indes parlent souvent d’autresespèces de Goémon qu’ils rencontrent, flotant furmer, lorsqu’ils ne font pas éloignés de quelque Cô-te , ce qui est toujours un Vrai signe aux Marinierspour juger de la proximité de quelque terre, & ser-vir k régler leur estime, & k diriger leur route.Chrijìophle Colomb en íçut faire un bon usage pourrassurer & encourager son monde, qui étoit rempli
de
GOBERGES. Bois de hêtre refendu en forme depetites planches taillées en couteau, c’est-h-dire, plusépaisses d’un côté que d’autre, dont les Layettiers &CofFretiers-Bahutiers se servent ordinairement dansleurs ouvrages. .
II s’en fait de deux fortes ; l’une qu’on appelleGoberges ordinaires, dont la largeur est depuis 5jusqu’k 7 pouces, & la longueur depuis 2 piés jus-qu’a 4 , ayant un pouce du côté le plus épais, 6c en-viron demi-pouce du côté le plus mince.
L’autre espèce de Goberges qui se nomment Lay-ettes , parce qu’on s’en sert particulièrement k fairede ces sortes de cassettes qu’on appelle Layettes, adepuis 10 jusqu’a 13 pouces de large fur 2 piés delong, de la même épaisseur que les Goberges ordi-naires.
Les unes 6c les autres se comment par poignéesde quatre Goberges chacune , & se vendent par lesMarchands de bois d’ouvrages au millier, avec les4 au cent, le tout réduit k 4 piés ; de forte qu’un