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se réduit en grains de la grosseur d’une médiocrefeve. II y en a de deux sortes ; celle du premier gre-louage, qui est demi-blanc, & celle du second quiest blanc-fin. C’est de cette dernière qu’on fait lacire blanche en pain. Voyez. I Article de la Cire ,oh il ejl parlé du Blanchissage d'Antony.
Grain. On appelle Grain dans la Traite qui sefait avec les Nègres fur les Côtes d’Afrique, une es-pèce de Verroterie bleue, quelquefois raiée de jaur-ne, & quelquefois de blanc. Elles font fur-tout pro-pres pour le Sénégal. Voyez. Verroterie-
Grain. Se dit généralement de tous les fruitsou semences qui viennent dans des épis & qui fer-vent a la nourriture des hommes & des animaux ,comme font les Grains de blé ou froment, de seigle ,d’orge, d’avoine, &c. On le dit plus particulière-ment du froment.
On nomme gros. Grains les Blés qui fervent à lanourriture de l’homme , & qu’on sème en Autom-ne, tels que font le blé & le seigle.
Les menus Grains font ceux qui servent a nour-rir les animaux , ainsi que forge, l’avoine, &c. quife sèment en Mars : on les appelle autrement les pe-tits blés ou les Mars.
II se tire quantité de Grains de la mer Baltique &des Villes du Nord , entr’autres de Dantzick &des Ports de la Livonie, de la Prusse, de la Pomé-ranie, du Holstein & du Danemarc ; C’est la oùles Hollandois & les autres Nations, dont le foln’est pas propre à la culture des Grains, ont coutu-
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me de s’en fournir, & c’est la aussi où les Françoisdans les années de stérilité en vont enlever pour se-courir les Provinces où la récolté a été mauvaise.
II s’en tire aussi d’Italie, & en plus grande quan-tité des Côtes de Barbarie Sc des Etats du Grand Sei-gneur tant d’Europe que d’Asie. Mr. de Ferriol, Am-bassadeur deFrance a la Porte Ottomane, obtint pourles François en 1709. la permission d’en charger plusde 200 navires , qui arrivèrent en Provence au plusfort de la disette qu'il y eut cette année-la.
Suivant t Ordonnance de 1687. titre 8 , article 6 ,les Grains du crû du Royaume n en peuvent sortir fanej>ermiffion ; & lorsque la permission en est accordée ,les Droits en appartiennent au Fermier , suivant lesTarifs. Voyez. Éle’ , Segle , Orge , Avoine , &c.
On a crû a propos, pour l’instruction & la com-modité de ceux qui font le commerce des Grains,d’ajouter le Tarif ou rapport des diverses mesurespour les Grains, a celles d’Amsterdam , de Paris &de Bourdeaux, que M. Jean Pierre Ricard a don-né dans son excellent Traité du Négoce £Amjler -dam.
II faut seulement remarquer, suivant l’avis de cethabile Auteur, qu’on trouve a la fin de son Tarisique pour éviter les fractions incommodes , il les aseulement mises en 5 , en |, en \ Sc en £ au plus apwprochant de leurs véritables parties, ce qu’il croLtsuffisant pour en faire toutes les réductions a peu dechose près.
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