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n’étoit qu’une excrefcence de l’arbre, formée parune iéve superflue & visqueuse, & Mr. Savary a-voit regarde" cette opinion pour la plus raisonnable.D’autres ont íoutenu, qu’ii ne se multiplie sur lesarbres que par les excrémens des oiseaux, & sur-tout des grives & des ramiers, après avoir avaléde.ses bayes , dans laquelle est renfermée la semen-ce. D’autres cuit prétendu, qu’elle n'avoir aucuneracine, 6rc. Mais les bonnes observations ont faitvoir de nos jours, & sur-tout celles de Mr. \Du° Hamel qu’on a cité , que tout cela ne font que desfictions. Pline a pris l’espéce qui porte les bayes ,pour le mâle, & celle qui ne porte que des fleurs,pour la femelle; ce qui est tout le contraire , dansTordre naturel. Cette erreur lui e'toit ordinaire âl’égard d’autres plantes , comme par exemple lechanvre, la mercuriale, &c. Erreur qu’il avoit re-çue de ses prédécesseurs.
Les Italiens, & sur-tout les Toscans, font beau-coup de glu avec ses bayes, & elle passe pour la meil-leure; c’est un usage qu’ils tiennent de leurs pro-pres ancêtres, ainsi qu’on le peut voir dans Pline ,& dans Matthiole. Les Droguistes en font commer-ce chez eux, en faveur de la jeunesse qui s’éxerceà l’agréable chasse des oiseaux.
On doit remarquer ici, que le Guy de chêne, quiest fort commun sur cet arbre en Toscane , & enquelques autres endroits d’Italie, n’est du tout pointdifférent de celui qui croît fur les Pommiers, lesPoiriers, & fur les autres arbres ; cela étant ainsi,on ne sçait point d’où Mr. Savary a tiré ce qssil adit dans cet article de la I e . édition de son Dic-tionnaire, que ce Guy a dans ses branches la fi-gure d’un soleil bien formé , & que c’est-la unemarque qui sert à le distinguer des autres Guys*Aucun Botaniste h’en a parlé ; il y a.apparenceque cette forme de soleil n’est fondée que sur uneopinion imaginaire, ou sur quelque veine, ou mar-brure du bois, que quelqu’un aura crû voir dansles branches, de la même maniéré qu on attribueaux nuées poussées par le vent, des représenta-tions de diverses choses : opinion qui plaît beau-coup au< Charlatans.
Le Guy de chêne paye en France îes droits d’entréea raison de K, f du cent pesant.
GUZ. C’est faune dont on se sert a Mocha pourmesitrer les longueurs. Elie porte 24 pouces de long.O11 l’appelle aussi Couit.
GYP. Espèce de gros talc ou de pierre brillan-
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te & transparente, qui se trouve dans les carrièresde Montmartre près Paris, parmi les pierres qu’on ycuit pour en faire du plâtre : quelques-uns la confon-dent avec la pierre a plâtre , a cause qu en Latin cel-le-ci est appeliée Gypsum ; mais mal a propos ; ceqn’en France on appelle du Gyp n’étant pas propreà faire le plâtre.
C’est avec le Gyp calciné au four, broyé dansun mortier, passé au tamis & employé avec de l’eaucollée & des couleurs, qu’on contrefait le marbre,& qu’on limite si bien, que les yeux & la main ypeuvent être trompés. On donne ailleurs la ma-niéré de le faire. Voyez Mosaïque.
-f GYPSE. Pierre dont on fait le plâtre. Selon ladéfinition de Mr. de Jujsieu-, c’est une pierre tendre,friable, insipide, fans odeur, aisée a calciner parle feu, indissoluble dans l’eau. Quand elle est calci-née, elle est Plâtre ; tout le monde eh fait l’ufage,mais On ne fait pas si communément que les frag-mens du Plâtre durci, qu’on appelle Platras, ne peu-vent plus fe calciner de nouveau, quand il a été bienbattu, ni pàr conséquent redevenir paf le mélange
de l’eau une pâte molle semblable a celle qui étoit lsPlâtre gâché.
II y a du Gypse, ou de la matière gypseuse, dansles mines de cuivre de St. Bel dans le Lyonnois ,& dans celles d’Alun qui font a Almafaron , Bourgdu Royaume de Murcie. Mr. de Jusjìeu découvreencore du Gypse dans des matières chymiques ,par exemple, dans une crème blanche, argenti-ne, écailleuse,en forme d’écume, qui s’éléve fur l’eau,quand on fait le sel de Glauber. Cette crème étantrecueillie & desséchée, a toutes les propriétés duGypse.
Mr. de Jusjìeu distingue le Gypse eh trois espè-ces. La I e est en blocs & engrosses maff s , commeles pierres ordinaires ; la montagne de Montmartren’est presque qu’un grand tas de Gypíe, dont onfait le plâtre de Paris. Ce Gypse s'appelle Pierre dePlâtre , ou Pierre à Plâtre. La seconde espèce estcrystalline, luisante, & blanche à peu près commedu verre, disposée par feuilles ou par couchescomme du Talc. Il s’en trouve a Montmartre Szh Passy. On la nomme Pierre spé cul aire , ou Miroiraux Anes. La 3 e espèce est a longues aiguillés oústries argentées & parallèles, comme P Alun de plu-me. * Histoire de t Académie Royale des Sciences jan. 1719.
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Fin de la heitré G>
Dittion. de Commerce. Tom. II.
l ì i HABILLAGE.