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Tome 2.
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75 i GUI. GUY.

faire de soutes les sortes , de plates, de rondes & adentelle or & argent grapé & frisé.

GUITRAN. Voyez Gouldron.

GUITRE, Voyez Gieter.

GULDEN, ou GOULDE comme on le pro-nonce en. François, ou FLORIN. C’est une monnoied’argent qu’on fabrique en Allemagne , de la valeurde N 6o Krçutzers , qui font 50 fols de France (1750).Un Gulden & demi vaut une Rixdalle d’Empire. IIest au titre de 9 deo- 22 gr. Voyez Florin.

- II y a aussi des Guidens de Flandre, mais qui nevalent que les deux tiers de celui d’Empire : ceuxd’Allemagne ont différentes empreintes , chaquePrince qui les fait battre y mettant son effigie 6r sesarmes.

II y a pareillement en Hollande, particulièrementa Amsterdam , deux sortes de monnoie d’argent aqui l’on donne le nom de Gulden ; I’une qu’on nom-me.simplement Guident qui est le florin; (Voyez Flo-rin ; ) l’autre qu’on appelle Gout-Gulden , ou Florind’o r, quoiqu’il ne soit que d’argent; A même d’aífezbas titre ; celui-ci vaut un Florin huit sols, ce quirevient a 56 à 58 sols de France.

GUPPA 3 . Poids dont on fe sert dans quelquesVilles du détroit de Malaça , particulièrement aQueda. Quatre Guppas font le guantas, & ió guan-tas font le hali ou nali ; il faut 1 j halis pour le ba-har nefant 450 livres poids de marc.

GUR. Toile de coton blanche que les Anglois ap-portent des Indes Orientales ; elle a 14 aunes defongueur fur 7 ou 8 de largeur.

GURAES. Voyez Gueras.

OURLET, ou GRELET , outil de Limosin.C’est une espèce de têtu ou gros marteau, dont unedes extrémités de la tête fe termine en pointe car-rée , comme le têtu k démolir des Maçons ; & quipar l’autre extrémité est fendu comme le têtu k ar-rête : la pointe sert au Limosin a piquer son moi-lon, & la partie opposée k le couper, pour l’équar-rir & le réduire de hauteur & de largeur. VoyezTestu.

GUTTA-GAMBA. GUTTE-GEMOU. GUT-TE-GEMME. Voyez Gomme-Gutte.

* GUY. C’est une plante ligneuse & parasite,qui ne peut croître que sur des arbres, parce qu’el-lê ne peut fe nourrir qu’avec leur fève. Elle donneune toaste ronde fans tige, composée de beaucoupde petites branches, nouées dans leurs divisions,qui ne portent des feuilles deux a deux, qu’k leurssommets, & des bayes 3 a 3 fur plusieurs de leursnœuds. La hauteur de fa touffe est de près de 2piés, dans son plus grand accroissement. O11 ne latrouve guère que fur des branches, où elle est or-dinairement attachée par des racines qui pénétrentavant dans le bois jufqu’k la moelle, pour y tirermieux fa nourriture. Ces racines qui s’insinuent en-tre les fibres ligneuses de la branche où elle s’estimplantée, causent, en grossissant, un gros nœuddans. l’endroit de fa naissance, par l’extravafationde la fève qu’elle occasionne a la branche même.Les bayes, qiji font de la grosseur des groseilles,font un peu transparentes & blanches, de fortequ’elles ressemblent a des perles. Leur suc est gluant,ou visqueux ; ce qui a fait donner le nom a cetteplante en latin, de Vifcirm arboreum. Chaque baye nerenferme qti’une seule semence. Ce genre, qui apar-tient a la XX e classe des Infiituts de Botanique deMr. de Tournefort , est de deux espèces, dont l’uneest mâle, & l’autre femelle. La première porte desfleurs a étamines, & la dernière des fleurs k pistilequi donne le fruit ; de sorte que les sexes sont sé-parés, non fur un même pié , comme Pont crû lesBotanistes les plus modernes , mais fur différenspiés, suivant les observations nouvelles de Mr. DuHamel , que l’on peut voir dans les Mémoires de F A-eadhnie Royale des Sciences de Paris, aimée 1740.

GUY.

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ce

Le Guy ne fe multiplie que par fa propre semen-, laquelle tombant après fa maturité, fe collepar le moyen de la glu dont elle est entourée, sorquelque branche \ oisine du même arbre, ou d’unautre peu éloigné de l’endroit de fa naissance. Maisfa multiplication ne réussit que par des circonstan-ces fort rares, qu’on ne rapportera pas ici, n’étantpas le lieu de s’y étendre. II croît fur toutes sortesd’arbres, excepté fur le figuier ; mais il vient plusfacilement fur les uns que fur les autres, selon lesclimats. Dans les pays chauds , comme en Proven-ce, & en Italie, il croît plus communément fur lesamandiers, & fur Les chênes ; & dans les Paysfroids, on ne le voit guère que fur les pommiers& les poiriers. On en a vû, en certains lieux chauds,fur du buis, & des seps de vigne. II y en a, dans laComté de Neuschâtel en Suisse , fur des-sapins.

On ne comprend pas bien fur quel fondementles Anciens des siécles précédens en ont fait un stgrand usage, & lui attribuoient tant de vertus. Iisemble qu’ils le regardoient comme un remède uni-versel, sur-tout celui de chêne. Apparemment quecela est venu de ce que les Druides, qui étoientdesPrêtres Payens des'anciens Gaulois, avoient une sigrande vénération pour celui de chêne, & pourles arbres qui le portoient, qu’ils s’assembloientdessous dans les bois avec leurs Dévots, pour lerecueillir comme une chose sacrée, avec beaucoupde dévotion & de cérémonies. Ils regardoient ceGuy comme un don du Ciel, parce qu’il étoit raredans leur contrée, & qu’il avoir, selon leur croian-ce , Ja propriété de guérir toutes les maladies. Onpeut voir tout cela dans Pline , Livre XVI. ehap,44- & aussi dans les Commentaires de Jules César.

C’est son bois qui a toujours été en usage dansla Médecine. Outre qu’on en donnoit quelquefoisintérieurement, on en faisoit plus souvent des A-mulettes qu’on appliquoit au col, ou fur plusieursautres parties du corps, tant aux grandes person-nes, qu’aux enfans. La superstition étoit devenuesi grande après ces Druides, fur les vertus de cebois, que quantité en ont porté des morceaux en-châssés dans des colliers, dans des ceintures, dansdes brasselets, & dans des bagues. Les Chrétienssuperstitieux, qui étoient en grand nombre dans lessiécles passés, & dont il y a encore de grandsrestes parmi le petit peuple dans toutes les sectes ,croyoient les Amulettes du Guy de chêne très uti-les contre les enchantemens & les illusions du Dia-ble. C’est pour cette raison qu’ils firent fabriquer a-vec son bois, des chapelets qu’ils portoient toujoursfur eux ; c’est ce qui avoit donné lieu alors d’ap-peller ce bois , le bois de la Sainte Croix,

II a été estimé en Médecine comme un grandspécifique contre le Mal-caduc, ouïe Haut-mal,de même que contre les maladies du cerveau, & desnerfs. C’est ce qu’on peut voir encore dans les Au-teurs du dernier siécle. Toutes ces vertus faifoientque les Marchands Droguistes en tiroient beaucoupde profit dans leur commerce. Aujourd’hui k peineen trouve-t-on chez eux, parce que son usage estpresque tombé ; & cela, depuis que la longue ex-périence a démontré que les vertus qu’on lui a at-tribuées , sont chimériques. On peut croire cepen-dant , qu’il y a des endroits où des particuliers fontencore imbus de cet ancien préjugé ; ce qui y en-tretient aussi: encore un peu ce commerce.

Au reste, le Guy est un peu poison, & ses bayessont acres & amères, & purgent violemment : c’estde la que feu Mr. Perrault a rapporté,, d’après Pli-ne & quelques autres, que cette mauvaise qualiténuit aux arbres qui le portent, & que le vrai re-mède est de l’en délivrer; alors le fruit en est meil-leur.

Entre un grand nombre d’Auteurs qui ont traitéde cette plante parasite, les uns ont dit, qu’elle

n’étois

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