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Tome 2.
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son aprentissage, son chef-d’œuvre , sa maîtrise &ses> statuts ; mais,qui pourtant avec les Sayetteurs ,les Hauteiisseurs, les Teinturiers , les Foulons , lesCaiandreurs, les Courroyeurs & les Passementiers ,ne composent qu’u n seul Corps qu on appelle laSayetterie.

Les Statuts des Houpiers font contenus dans les31 premiers articles des Réglemens généraux dres-ses en 1666. pour tous les dtssérens Maîtres de cetteSayetterie.

Par ces articles l’aprentissage du métier d’Houpiern’est que d’une année ; & chaque Maître ne peutavoir qu’un Aprentif, qu’ii ess obligé de présenter &de faire enregistrer au Greffe de la Ville.

Le Chef-d’œuvre confite a tirer, sortir & épareil-ler, battre, peigner & laver trois poids de houpes enen présence des six Esgards & de quatre anciensMaîtres.

LesEnfans de Maîtres ne font point tenus a l’ap-prentissage, mais bien au chef-d’œuvre, & sentreçus fans payer de droits, a la réserve des quatresols dûs a la Ville pour la réception a la maîtrise.

Ce font les Premier & Echevins qui reçoivent lesMaîtres & qui leur font prêter le ferment.

Les Maîtres ne peuvent tenir d’Ouvriers étrangersà journée plus de huit jours, après quoi ils font tenusde les déclarer aux Esgards, qui doivent juger de leurexpérience & habileté au métier.

Les saines que les Houpiers ont permission dehouper ne peuvent être que méres-laines ou bonnespelures non procédant de mortin ; a la chargenéanmoins que les pelures seront pliées en formedébouchons de laines d’Angleterre, & celles de mé-res-laines en bouchons a l’ordinaire, a peine de 30livres d’atnende.

Les laines de Rhin , celles de gras mouton & lesmortins leur font défendues.

Les Houpiers ne doivent laver leurs laines qu’enlessive claire, en suif, avec savon noir, & les rechin-ser & laver en eau pure, claire & nette; leur étantdéfendu de les laver ou faire laver en fouphre, cen-dres ferrées, cendres de bonis, savon blanc, eausalée, ni autres tels ingrédiens.

Nulles houpes ou laines faites & apprêtées dansla Ville, ne peuvent être achetées ni vendues,qu’elles n’ayent été visitées par les Esgards.

Les Marchands Forains ne peuvent déchargerleurs houpes que dans la halle destinée pour lecommerce des faines , ni les vendre ailleurs ni dansd’autre s tems qu’aux jours & heures du marché , &feulement qu’après que leur marchandise a été vue& visitée par les Esgards.

Les Esgards ( c’est ce qu’on nomme ailleurs Jurés )font au nombre de six; savoir deux Sayetteurs, lesplus anciens de ceux qui n’ont point encore été dei’Esgardise de leur Corps ; deux Maîtres Houpiers,un Tisserand & un Foulon, tous aussi les plus anciensde leur Communauté, suivant l’ordre du tableau &a tour de rôle.

L’Efgardife ne dure qu’une année.

Tous les six Esgards, ou au moins trois d’en-t’reux, un de chaque métier, doivent assister auxvisites , soit a la halle , soit chez les Houpiers.

Houpiers. Ce font aussi les Fi leurs de laine desenvirons d’Abbeville. Voyez. /’Article des Laines ,ch l’on parle de celles de France.

Houpiers, en termes de négoce de bois. Sontles arbres ébranchés auxquels il n’est resté au som-met que des petites branches qui forment des ma-nières de bouquets, qu’on appelle Houpes. Onnomme particulièrement Houpiers les jeunes bali-veaux qu’on a ébranchés pour les faire croître enhauteur.

HopPiERs. Se dit aussi des têtes des gros arbres ,que déns les coupts on ne peut façonner en bois de

HOU. HUI.

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moule, & dont l’Ordonnance donne la liberté defaire des cendres.

HOUPONS ou HOUPOUS. On nomme ainsih la Chine les Fermiers ou Receveurs des droitsd’entrée & de sortie qui se payent pour les mar-chandises dans les Douanes Chinoises. C’est uneefpéce de Directeur Général des Douanes.

HOURS. Terme de Scieurs de long. Ces Ou-vriers nomment quelquefois de la forte ce qu’onappelle plus communément Chevalets ou Tréteaux.Voyez. Chevalet de Scieurs de long.

HOUSSES. Voyez. Bisquains , Ù Megie, versla jin de r Article.

HOUSSET. Soie de Perse qu’on tire d’Alep.Ces foies fe pèsent a la rote de 680 dragmes, quifont 5 liv. 5 onces. Voyez. Soies DE Levant.

HOYAU. Efpéce de pioche qui sert aux Pion-niers , Manœuvres , Jardiniers, &c, a remuer laterre. Voyez. Pioche.

HUGHE. Grand coffre de bois qui sert a dif-férons usages. Chez les Bourgeois on s’en sert depaîtrin , & l’on y serre le pain chez les Meuniers ;c’est dans quoi tombe la farine ; & chez les Bou-langers c’est souvent le nom qu’on donne a la tré-mie.

HUCHER. Celui qui fait des huches. Les pre-miers Statuts des Menuisiers de l’an 1396. leur don-nent la qualité de Huchers-Menuisiers ; qualité quileur a été depuis continuée dans toutes les LettresPatentes des Rois qui les ont confirmés , particuliè-rement dans celles de 1 j8o. & de 1645. Voyez. Me-nuisier.

HUILE. Partie onctueuse , grasse & inflamma-ble , qui sort, ou qu’on tire de plusieurs corps na-turels. C’est en ce sens que le prennent les Méde-cins & les Chymistes.

On le dit plus ordinairement du suc de quantitéde plantes, fruits, graines ou semences qu’on tirepar expression, comme les Huiles d’olive , de noix,de chenevis, &c.

On a fait son possible pour n’omettre dans ceDictionnaire aucune des Huiles de l’une ou de l’au*tre efpéce dont on fait quelque forte de commer-ce. L’explication de quelques-unes de ces Huiles fetrouvera ici, n’ayant pas pû être placée plus com-modément ailleurs : pour les autres, elles font ren-voyées aux Articles particuliers où l’on en a parlé ;& l’on n’en donnera dans celui-ci que le nom parordre alphabétique.

Huile d’Olive. Le commerce de cette Huileest très-considérable par la quantité extraordinairequi s’en consomme, tant a Paris que dans les Pro-vinces, soit qu’elle soit du crû Royaume, soitqu’on la fasse venir des Pays étrangers.

* Cette huile s’exprime des olives par le moyendes presses ou moulins faits exprès ; c’est-à-dire,qu’on les brise sous une meule pour en réduire lachair en une pâte qu’on arrose d’eau chaude. Cet ar-rofement détache í’huile, & la fait surnager, ce quifacilite le moyen de la recueillir. On la conserve unan , après quoi elle s’affoiblit & fe gâte.

On cueille les olives vers les mois de Décembre &Janvier dans leur plus grande maturité , c’est-à-di-re , lorfqu’elles commencent à rougir. Quand onles met au moulin aussi-tôt qu’elles ont été cueillies,on en tire cette huile si douce K d’une odeur si a-gréable, qu’on appelle Huile vierge , & dont lameilleure vient de Grasse, d’Aram ont, d’Aix, deNice , &c. mais comme les olives nouvellementcueillies rendent peu d’huile , ceux qui cherchent laquantité, & non pas la bonté, les laissent quelquetems rouir fur le pavé , & ensuite les pressent. Cetteseconde huile est d’un goût & d’une odeur peu a-gréable. II s’en tire néanmoins encore de moin-dre qualité, qui est l’Huile commune ; ce qui se