Band 
Tome 2.
JPEG-Download
 

86i J A T. J A L.

est: d’un très mauvais usé. Voyez, Email.

Le Jais lis & brut paye en France les droits den-îfée & de sortie furie pié de mercerie, c’e/i-à dire-,íO livres le cent pesant d entrée , conformément à P Ar-rêt du 3 Juillet 1692; & 3 livres de sortie .suivantle Tarif de f 6'4. à moins qu il ne soit déclaré four lesPays étrangers, a u quel cas il ne paye que 2 Livres.

Les droits du Jais lis & brut qui fe payent à la Doua-ne de Lyon , font de 24 fols de la charge, & ceux deJais taillé 40 fols du quintal.

JALAGE. Droit Seigneurial qui est dû au Sei-gneur sur chaque poinçon de vin vendu en détail :c’est la même chose que le droit de Forage. Voyez.Forage.

JALAP. Racine très purgative qu’on apportedes Indes Occidentales & de Pile de Madère. Mr. deTournefort l’appeile Solanum Mexicanum 3 & le PèrePlumier Minime, célébré Botaniste, prétend quece n’est rien autre chose que la racine des Belles denuit (a) que l’on cultive en France, & qu’on nom-me Mirabilis Peruviana ; nom qu’un Médecin An-glois donne aussi au Jalap : la feule différence con-sistant dans la diversité du climat, qui, comme ilarrive dans toutes les autres plantes, leur commu-nique dans des endroits des vertus qu’elles n’ontpas en d’autres.

-j- Mr. Savary s’est trompé de dire que M. deTournefort appelle cette plante Solanum Mexicanum ;C’est Cafpar Bauhin qui l’a ainsi nommée. M.Tournefort a retenu le nom de Jalap, en latin Jala-pa-, en établissant ses caractères génériques. II aplacé ce genre dans fa II e . Claste, qui renferme lesfleurs qui ont la forme d’un entonnoir, car celle duJalap en a tout k fait la figure.

J- M. Linnceus , excellent Botaniste, venu depuispeu d’annees fur les rangs dans la République desLettres, a établi plus précisément les caractères de cemême genre , fous le nom de Mirabilis.

-f- II y a trois espèces connues de ce genre, dontla variété des couleurs , que leurs fleurs acquièrent fldifféremment par la culture, a donné lieu assez malà propos a en faire de ces trois jufqu’k onze espè-ces ; c’est ce qui s’appelle multiplier les êtres fansnécessité. * Mr. Garcin-

Cette racine vient en grosses rouelles sèches, dif-ficiles a casser avec les mains, mais tendres fous lemarteau ; d’un gris noirâtre au dessus & d’un noirluisant au dedans; résineuses & d’un goût acre &assez désagréable ; toutes qualités que doit avoir lebon Jalap.

Fille fe vend aussi réduite en poudre; mais a moinsd’être íûr du Marchand de qui on l’achéte , il estrare de n’être pas trompé, soit a cause qu’on y mêledu Brionne ou d’autres racines, soit parce qu’on nepulvérisé ordinairement que le Jalap carié & ver-moulu.

On tire du Jalap, par le moyen de l’esprit de vin& de seau commune, un magistére ou refîne liqui-de , blanche & gluante , qu’on estime plus que leJalap même : On en fait aussi des extraits , mais quin’ont pas la même vertu que la résiné.

M. Boulduc , de l’Académie Royale des Sciences ,estime le Jalap un très bon purgatif , & fe plaint,comme on le peut voir dans l’excellente Histoire decette Académie, année 1701. de ce qu’il est fl né-gligé , puifqu’il est capable de faire de très bonseffets.

f Le même Académicien dans les Mémoires del’année 1711. remarque qu’il n’y a guéres plus d’unsiécle que le Jalap & le Mechoacan nous font con-nus , & que le Jalap l’a été le dernier. L’expérience,ajoute-t-il , nous a appris que c’est un purgatifbeaucoup plus puissant que le Mechoacan.

(a) Voyez leur description par Mr. Vaillant dans les Mé-moires de l’Académie An. 171a. p. r6i. in iz.

J A L, J A M. 862

Le Jalap fe vend'a Amsterdam 32 a 34 fols la li-vre : on le tare au poids ; il donne deux peur centde déduction pour le bon poids , & un pour centpour le promt payement.

Le Jalap paye en France les droits d entrée à raisonde 10 livres le cent pesant , conformément au Tarif de1664. & suivant celui de la Douane de Lyon 3 liv. duquintal d'ancienne taxation , & 12 livres pour les an-ciens quatre pour cent.

J A LE , cu JALLE. Efpéce de grand baquetdont fe fervent les Marchands de farine a mettrefous leur boisseau lorfqu’ils la mesurent, pour empê-cher qu’il ne s’en perde. La Jale íèrt aussi aux Ven-dangeurs a mettre leur vendange pour la transpor-ter a la cuve; celle-ci n’est ordinairement qu’unefutaille coupée en deux.

Jale. Est aussi une mesure des liquides qui con-tient environ 4 pintes de Paris : les Anglois l’ap-pellent Gallon ou Walon. Voyez. Gallon.

JALE’E. Ce qu’une Jale peut contenir de liqueurou de vendange. Une Jalée de vin, une Jalée deraisins.

J ALOIS. Mesure de continence dont on fe sert aGuise & aux environs pour mesurer les grains.

Le Jalois de froment pèse 80 liv. poids de marc,de méteil 76, de seigle aussi 76 , & d avoine 50 liv.Un Jalois fait 5 boisseaux de Paris.

A Ribíemont vers la Fere, le Jalois comble faitquatre boisseaux mesure de Paris.

JAMAIQUE. Bois qui croît dans l’Isie de la Ja-maïque. On l’appelle plus ordinairement Bois d’In-de. Voyez. Inde.

JAMAVAS. Taffetas des Indes a fleurs d or oude foie; il y en a même de brodés. Les piècesfont de j ou 8 aunes de longueur fur f, | ou delargeur.

JAMBAGE. Ce qui sert comme de jambe & quisoutient quelque chose.

Parmi les Tourneurs on appelle les Jambages d’untour deux grosses pièces de bois d’équarriflage, po-sées d’à plomb fur des femelles, & affermies par leScôtés avec des liens en contrefiches.

C’est dans ces deux Jambages que font emmor-tossées les deux autres longues pièces de bois cou-chées parallèles a l’horizon, qu’on appelle les jumel-les, entre lesquelles fe mettent les poupées. Voyez.Tour.

Ces mêmes Ouvriers & les Potiers d’étain don-nent aussi le nom de Jambages aux deux piècesdressées d’k plomb, entre lesquelles est placée laroue qui sert a tourner les ouvrages de tour quifont trop pelaus a tourner au pié. Voyez Roue.

JAMBETTE. C’est la seconde espèce de Pelle- ■terie que les Turcs tirent de la peau des Martres-Zibelines, beaucoup inférieure k la Martre pro-prement dite, qui est celle de l’échine, mais bienmeilleure que celle du col appellée en Turc Sa-moul- Bacha (b). On en peut encore tirer unequatrième efpéce, qui est le ventre ; mais on n’estfait aucun cas, í’ur-tout a Constantinople. VoyezMartre.

Jambette. Terme de Charpentiers. Ces Ou-vriers donnent ce nom aux petits poteaux qui fontplacés pour soutenir d’autres pièces, comme fontpar exemple ceux qui font mis fous les chevrons& fous les arbalestiers. La Jambette dans une ma-chine k sonnettes est une petite pièce de bois quipose fur la fourchette & qui soutient le rancher.Voyez Sonnettes.

Jambette. Se dit aussi des petits couteaux a man-che de bois qui fe plient en deux, pour pouvoirles porter plus commodément dans la poche, maisqui n’ont pas de ressort.

» Les

( b ) L’Auteur écrit Sarudul-Bacha dans l’Artiele duCommerce de Constantinople.