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Les Jambettes font partie des marchandises donton compose les cargaisons des vaisseaux qu’onenvoye sur les Côtes d 1 Afrique pour la traite desNègres. Voyez, f Article général du Commerce , oìt ilejl parlé de celui du Sénégal & de Guinée.
Les Jambettes payent en France les droits d’entrée& de sortie comme mercerie , savoir À l entrée IO liv.du cent pesant , suivant P Arrêt du 3 Juillet 1692-, &à la sortie 3 liv ., ou même seulement 2 livres, con~formément audit Arrêt , quand ils font déclarés pouraller à P Etranger.
JAMBONS. Cuisses ou épaules de porc ou desanglier , qu’on a levées ou coupées exprès poursaler, fumer & préparer , en telle forte qu elles sepuissent conserver quelque tems fans se corrompre,6c que la chair en soit plus délicate 6c d’un goûtplus agréable.
Les Jambons se vendent au poids 6c font par-tie du négoce des Marchands Epiciers 6c Mer-ciers.
Les lieux d’où ils en tirent I-e plus font Aix-la-Chapelle dans le Cercle de Westphalie, par la voiede Plostande ou de Francfort ; Bayonne en Gasco-gne , 6c Bourdeaux en Guyenne, ils en font aussivenir d’Anjou & de quelques endroits*des environsde Paris, mais en petite quantité.
Ceux de Westphalie , qui se vendent ordinaire-ment sous le nom de Mayence, quoiqu’il n’en vien-ne aucun de cette Ville d’Allemagne, tiennent lepremier rang ; ensuite les Bayonnois, parmi lesquelsles véritables Lahontan se distinguent pour la bonté& la délicatesse ; les Bordelois font inférieurs à ceuxde Bayonne, & les Angevins vont après. Pour cequi est de ceux des environs de Paris, qu’on appellecommunément Jambons de Pays, on n’en fait quetrès peu de cas.
La Flandre, le Portugal & la Ville de Ham-bourg fournissent encore des Jambons qui font cou-pés comme ceux de Westphalie, a la réserve desPortugais dont le manche est beaucoup plus long.Les Marchands François, particulièrement ceux deParis, n’en tirent presque point, ne les estimant pasbeaucoup.
Les Maîtres Charcutiers de Paris font en droit devendre des Jambons ; mais ce ne font que ceux quiproviennent des porcs qu’ils tuent, ou dont ils fonteux-mêmes les salaisons, ne leur étant pas permisd’en faire venir du dehors.
En Westphalie les Jambons fe préparent d’unemaniéré st particulière, que le Lecteur ne fera peut-être pas fâché de la trouver ici.
Maniéré de préparer les Jambons en JVeftphalie.
Après que les Jambons ont été levés de dessusl’animal, on les sale suffisamment avec du salpêtretout pur ; puis on les met fous une presse pendanthuit jours ; après quoi on les trempe dans de l’espritde vin , ou l’on a mis infuser de la graine de gené-vfte concassée ou pilée ; ensuite on les met fumer &sécher a la fumée du bois de genévre qu’on fait brû-ler. C’est fans doute cette préparation extraordi-naire qui leur rend la chair si vermeille , Ôc qui leurdonne cette délicatesse 6c ce goût supérieur qui nese rencontre point dans toutes les autres fortes deJambons de quelque Pays qu’ils puissent venir.
-J- Les Chinois, qui font les plus grands mangeursde cochon qui soient au monde, font un bon com-merce de Jambons avec les Européens qui voya-gent aux Indes, ou qui y habitent ; mais on doitprendre garde de n’y être pas trompé ; car quel-ques-uns d’entre ceux qui en vendent, en mêlentquelquefois parmi le nombre qu’ils distribuent engros, d’artificiels qui sont de bois, lesquels parois-sent très naturels, par leur forme 6c leur couleur.
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JAMBONNEAU. Petit jambon. On le dit aussid’un grand jambon coupé en deux, quand il y restel’os du manche ; dans ce dernier sens le terme deJambonneau n’est guére en usage que chez les Char-cutiers.
Suivant le Tarif de 1664. les Jambons doivent payerles droits d’entrée & de sortie du Royaume & des Pro-vinces réputées étrangères ; savoir pour l’entrée sur le pìêde 40 s. du cent pesant , & pour la sortie à raison de32 s. aussi du cent pesant.
Les Jambons font du nombre des marchandises dontles droits d?entrée dans les Pays , Terres & Seigneuriesde l’obéijj'ance des Etats Généraux des Provinces unies ,ont été modérés en faveur de la France par les Tarifsde 1699. & de 1739. U payent 32 f. du cent pesant.
Ces droits fe payent ort ou brut , c ejì-à-dire , quele poids des caisses , tonneaux & emballages , doit êtrecompris & confondu avec celui des Jambons.
JAMIS. On appelle Toile à J amis une espècede toile de coton qui se tire du Levant par la voied’Alep. Voyez. Toile de coton. Voyez, aujfi leCommerce d’Alep , où elles font appelle'es Toilesd’Antap ou Ajamis.
JANISARKI. On nomme ainsi a Constantinoplele Bazar couvert où fe vendent les drogues 6c les toi-les. C’est un grand bâtiment fermé par deux gran-des voûtes , fous l’une defquelles font toutes les bou-tiques de droguerie, 6c dans l’autre toutes cellesdes Marchands de toile. Voyez Bazar.
JANNEQUIN, ou GENEQUIN. Coton filéd’une médiocre qualité , qui fie tire du Levant parla voie de Smyrne. II s’y en vend année commu-ne jufqu’a mille quintaux, qui fe payent depuis 12jufqu’k 15 piastres le quintal, s’ils sont fins ; 6c de-puis iojufqu’a 12, s’ils font gros. Son aprèciation pourla levée de 20 pour cent au Pont de Beauvoistn & dMarseille ejl de 61 liv. 4 fie quintal. Voyez. Coton.Voyez, aussi le Commerce de Smyrne.
JANTES, ou GENTES. Ce font des piècesde bois d’orme chantournées, qui s’employent parles Charons a faire les Jantes des roues des caros-ses, chariots & autres voitures roulantes ; c’est-à-di-re , k former le cercle extérieur de la roue qui por-te les rais , Óc qui les ferre contre le moyeu. Voyez.Orme.
JAPONNER. Les Marchands qui font commercede porcelaine, fe fervent de ce terme pour exprimerune nouvelle cuisson qu’ils font donner en Hollandeou en Angleterre aux porcelaines de la Chine, dontils souhaitent augmenter le prix , en les faisant pas-ser pour porcelaines du Japon. Comme les porce-laines de la Chine font ordinairement toutes blan-ches & bleues, on a trouvé f invention de les colorerde rouge, 6c même d’y ajouter des fleurs 6c filetsd’or , qui ont plus de brillant que le véritable Japon;6c pour faire tenir ces nouvelles couleurs, on les metau feu. Beaucoup de personnes s’y trompent, maisnon pas lesconnoisseurs.
JAQUEMAR. Les Monnoyeurs au moulin nom-ment ainsi le ressort qui sert à relever la vis du Ba-lancier, à chaque coup qu’on tire pour donner l’em-preinte aux espèces. Voyez. Balancier de Mon-noie.
JARDINIER. Celui qui cultive un jardin.
11 fe fait k Paris un négoce plus considérable qu’onne peut s’imaginer de toutes fortes de fruits, defleurs, de légumes, d’herbages, de plants d’arbres ,de marcottes pour les vignes, d’arbustes, de grai-nes potagères, de plantes, soit vivaces, soit annuelles;enfin de toutes les diverses productions qui viennentde la terre par l’art du jardinage.
C’est une chose étonnante que la quantité qui.enarrive tous les matins k Paris dans les Halles, qms’étalent depuis la Halle au blé jusqu’a la rue St. Ho-noré, 6c les Mécredis 6c Samedis fur le quai de
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