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la vieille Vallée ; il est encore plus surprenant queles jardins & marais de la Ville , Fauxbourgs &Banlieue de Paris, puissent en fournir avec une telleabondance.
La bonne ou mauvaise qualité de toutes ces pro-ductions des jardins & des marais des environs deParis, dont la plupart servent a la nourriture, a tou-jours été un des objets de la Police; en forte qu’outreles Commissaires qui y veillent, il y a eu de touteancienneté dans cette Capitale une Communautéde Maîtres Jardiniers chargée de faire des visites,soit au dedans dans les marchés où elles se vendent,soit au dehors dans les jardins & lieux où s’en fait laculture.
Les plus anciens Réglemens que cette Commu-nauté ait conservés, font du mois de Février 1473.mais ilparoît par plusieurs articles de ces mêmes Ré-glemens qu’el le enavoit eu d’autres bien auparavant;& il y est parlé des Maîtres Jurés Jardiniers commed’un Corps déja établi & d’une assez grande antiqui-té. Ces Statuts furent publiés a son de trompe en1747. & encore depuis confirmés par Henri IIIen 1576. & enregistrés au Parlement la même an-née.
Les Maîtres Jardiniers, Preoliers & Maraîchers,comme ils font nommés dans plusieurs Sentences ,Arrêts & Lettres Patentes, ayant trouvé a proposde dresser de nouveaux Réglemens en 1 7 99. en ob-tinrent au mois de Novembre de la même annéel’approbation & autorisation d’Henri IV alors ré-gnant, par des Lettres Patentes- enregistrées au Par-lement le 17 Avril de l’année suivante.
Ces Statuts furent, confirmés au mois de Juin1647. dans les. premières années du régne de LouïsXIV mais l’enrégistrement des Lettres n’ayantété fait qu’au Châtelet, il en salut de nouvellesen 1674. pour les faire vérifier & enrégistrer auParlement ; ce qui se fit le 14 Avril 1677. Ces Sta-tuts furent aussi publiés la même année a son detrompe.
Enfin le même Louïs XIV ayant en 1691. créédes charges de Jurés en titre d’Offices, & en 1694. pa-reillement fait création d’Offices d’Auditeurs & d’E-xaminateurs des comptes des Communautés de Paris;les Maîtres Jardiniers, qui avoient laissé lever pardes Particuliers les Offices de Jurés , non seulementfirent alors leur soumission pour la réunion à leurCommunauté de ceux d’Auditeurs , mais demandè-rent encore l’incorporation des charges des Jurés, enremboursant les quatre particuliers qui en avoientpayé la finance.
Cela leur fut accordé d’abord par un Arrêt duConseil du 30 Avril 1697. & ensuite par LettresPatentes du mois de Juin ensuivant , enregistréesau Parlement le même mois de Juin.
Ces Lettres & Arrêts contiennent, oufreda réu-nion des Offices de Jurés & des Auditeurs, la con-firmation des Réglemens de r-799. & la concession.&autorisation de plusieurs nouveaux articles pour yêtre ajoutés.
Voici ce qu’ií y a de plus important, & dans lesRéglemens de 1799. & dans les nouveaux articlesde 1697.
Les Jurés font au nombre de quatre, dont sélec-tion se fait en la forme qui se pratique dans les au-tres Communautés.
Les Aprentifs font obligés pour quatre ans, aprèsquoi ils doivent servir les Maîtres comme Compa-gnons pendant deux autres années.
Les veuves de Maîtres restant en viduité, peuventcontinuer l’Aprentif commencé par leurs maris, maisuon en obliger un nouveau: elles jouissent d’ailleursde tous les privilèges de la maîtrise.
Les Aspirans '4 la maîtrise, après le service dëquatre ans en qualité d’Aprentifs & de deux en celleDiftion. de Commerce. Tom. II.
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de Compagnons, ne font reçus qu’eh faisant chef-d’œuvre.
^ Les Fils de Maîtres en font dispensés, mais nond un service de quatre ans chez leurs pères ou chezd’autres Maîtres, dont les Jurés doivent être certifiésavant de les recevoir.
Nul, s’il n’est Jardinier, ne peut apporter a Pa-ris pour les y vendre, des melons , concombres,ârtichaux, herbages, fruits, arbres, &c. a la réser-ve des Bourgeois de la Ville & Fauxbourgs , qui lepeuvent faire les mécredis & samedis, jours de mar-ché.
Les Revendeurs & les Revenderesses ne peuventse pourvoir des herbages, légumes & autres de cessortes de denrées , que dans les Halles & Marchéspublics.
II est défendu a tous se mêlant de jardinage , dese servir d’immondices, gadoues, fientes de pour-ceaux , boues de Paris, pour fumer les terres qu’ilsveulent ensemencer, ou planter des diverses espècesd’herbages & légumes.
,11 est ordonné aux Jurés de faire deux fois Tan-née leurs visites dans les terres, marais & jardina-ges des Fauxbourgs & Banlieue de Paris pour em-pêcher cet abus.
II est pareillement fait défense aux Regratiers «Ra-cheter arbres ou sieurs pour les venir vendre avecles Maîtres dans les lieux destinés a ce négoce.
C’étoit autrefois le Pont au Change, nommé alorsle Pont aux arbres, présentement c’est la vieille Val-lée de misère.
Les Maîtres font maintenus en possession de ven-dre tous les matins leurs légumes & herbages dansles Halles, depuis la Halle au blé jusqu’a la rueS. Honoré & rues adjacentes. Enfin il est défenduà tous Maîtres de débaucher les Garçons des au-tres Maîtres, ni d’enprendre à leur service, qu’ilsn’ayent sçû de celui de chez qui il sort, s’il en a étécontent.
JARGONS. Petites pierres, que quelquefois lesEpiciers-DroguisteS donnent pour de véritables Hya-cinthes. On en tire beaucoup du Puy en Auvergne.Voyez. Hyacinthe.
Les Jargons payent en France les droits ù ’entrée com-me Hy acinthes, conformément au Tarif de 1664. &suivant cêlui de la Douane de Lyon , ou ils font aujf ap-pelles Fragmats à Hyacinthes , 3 Hv. du quintal.
JARRE. Long poil dur <& luisant qui se trouvésur la suoerficie des peaux de castor, & qui ne peutentrer dlns la fabrique des chapeaux, n’étant paspropre au feutrement.
Arracher le Jarre, Iè tirer avec des espèces depincettes ; ce qui se fait par les Ouvrières qu’enterme de manufacture de chapeaux on nomme Ar-racheuses ou Eplucheuses.
Le Jarre s’employe par les Chapeliers a remplirde petites pelottes couvertes de tripe de laine, quileur servent a froter & lustrer les chapeaux. Voyez.Castor. Voyez, aujf Chapeau.
Jarre. Se dit aussi du poil de vigogne. VoyezVigogne.
Jarre. Grand vaisseau de terre cuite, dans le-quel les Provençaux gardent les huiles d’ólives ; ilss’en servent aussi a la mer pour conserver les eauxbonnes à boire.
Jarre. Est encore une mesure des liquides quicontient environ 40 pintes de Paris.
Jarre. Mesure de continence dont on se sertdans quelques Echelles du Levant, particulièrementa Metelin, pour mesurer les huiles & les vins. LeJarre de Metelin est de 6 ocques.
-j- JASMIN d’Arabie, d feuilles de laurier. C’estle nom que Mr. de Jujfeu a donné au Cassé, com-me on l’a remarqué dans cet Article.
JASPE. Espèce de marbre ou de pierre précieu-
O o se