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de même a proportion pour les monnoies de cui-vre , ôc pour les médaillés & jetions : chaque chas-íis tenant plus ou moins de lames a proportion del’épaisseur & du diamètre des pièces qu’on veut fra-per. Voyez. Monnoyage.
Lame. II se dit encore de cette partie des èpèes *des poignards, des bayonnettes & autres telles ar-mes offensives, qui perce & qui tranche. On ditauísi la Lame d’un couteau, la Lame d’un rasoir, pourexprimer la partie de ces utenciles de ménage quicoupe ou qui rase. Toutes ces sortes de Lames fontd’acier très fin, ou du moins de fer bien acéré. LesLames des armes se font par les Fourbiíseurs * & lesLames des couteaux par les Couteliers. Voyez. Four-bisseur & Coutelier.
La bonne qualité d’une Lame d’épée est d’être bienpliante & bien évidée : on en fait k arrête, à dosôc à demi-dos.
Les Lames de Damas & d’Angleterre font lesplus estimées pour les étrangères , & celles de Vien-ne en Dauphine pour les Lames qui se fabriquent enFrance.
Les Lames ct épées & autres armes payent en Franceles droits d entrée comme mercerie , c 1 est- à-dire , IO li-vres du cent pesant, conformément à l’Arrêt du z Juil-let 1692. & 3 livres à la sortie , ou même seulement 2livres , quand elles font déclarées pour les Pays étran-gers , & qu on a obtenu la permission d’en faire sortir ,cette marchandise étant de contrebande pour la sortiesuivant t Ordonnance de 1 6 87.
Les droits quelles payent en conséquence du Tarif dela Douane de Lyon ,sont :
Pour les Lames d épées étrangères 4 fols 7 deniers ladouzaine , tant d ancienne que de nouvelle taxation.
Pour les Lames cCépées du Royaume, 3 fols.
Et pour les Lames de dagues étrangères, I f 6 d. '
Lame. Se dit chez lesTifferans ôc Ouvriers quitravaillent de la navette, de cette partie de leurmétier qui est composée de plusieurs petites cor-delettes ou ficelles attachées par haut & par bas à delongues tringles de bois appellées Liais.
Chacune de ces cordelettes, qu’on nomme Lisses ,a fa petite boucle dans le milieu, faite de la mêmeficelle, ou son petit anneau de fer , de corne , d’os,de verre ou d’émail, a travers desquels font passésles fils de la chaîne de l’étoffe ou toile qu’on veutfabriquer.
Les métiers montés pour les étoffes qu’on veutqui soient croisées des deux côtés, ont chacun qua-tre Lames ; ceux montés pour les étoffes qu’on neveut croiser que d’un côté, en ont trois ; & ceuxmontés pour les étoffes qu’on ne veut point quisoient croisées, de même que pour les toiles , n’enont que deux.
Les Lames qui font suspendues en l’air pâr descordes .passées dans des poulies placées au haut dumétier de chaque côté, entre l’ensuble & le rot ou pei-gne , servent par le moyen des marches qui font enbas, à faire hausser & baisser alternativement les filsde la chaîne, entre lesquels on lance la navette, pourporter successivement le fil de la tréme du côté d’u-ne lisière à l’autre.
Lame. Est aussi un terme de Tissutier-Rubanier,qui signifie de petites lattes qui soutiennent les mar-ches de leur métier, & qui se haussent & se baissentavec elles a mesure que les piés leur donnent le mou-vement.
Lame. Signifie encore de l’or ou de l’argent trait,fin ou faux, qu’on a battu ou écaché entre deux pe-tits rouleaux d’acier poli, pour le mettre en état depouvoir être facilement tortillé ou filé fur de la foieou fur du fil de chanvre ou de lin.
Quoique l’or Ôc l’argent en Lame soit presque toutdestiné a être filé sur la soie ou sur le fil, on ne lais-se pas cependant d’en faire entrer de non filé dansla composition ,de quelques étoffes, même de cer-
taines broderies, dentelles ôc autres semblables ou-vrages , pour les rendre plus bridantes ôc plus riches;Voyez Or. Vous y trouverez la manière de tirer Loi'& l’argent tant fin que faux , pour le disposer à. êtreemployé en trait , en Lame , ou en filé.
Lame. Les Confiseurs nomment Lames d’écor-ce de citron, Lames d’écorce de limon, & Lamesd’écorce d’orange , l’écorce de ces fruits qu’ils ontlevée de dessus la pulpe, & coupée en tranche pourles confire à les tirer au sec. Voyez Confiture.
Lame. Les Couvreurs appellent Lame a deuxtranchan s le corps du marteau dont ils se servent àcouper l’ardoise.
LAME’. Terme de manufacturé & d’ouvriers endraps d’or ôc d’argent. Un ouvrage lamé, un drapd’or ou d’argent lamé, c’est un ouvrage ou uneétoffe où il entre de la lame d’or & d’argent. II n’ya que les plus beaux draps d’or & d’argent quisoient Lamés. On le dit aussi des broderies & desdentelles. Voyez Lame d’or et d’argent.
LAMIERS. Ouvriers dont la profession est defaire des lames pour servir aux Ouvriers & Manu-facturiers en draps d’or, d’argent, de foie ôc de lai-ne, aux Tisserans ôc a ceux qui font des bazins, desfutaines, des canevas , & autres semblables qui tra-vaillent fur le métier.
LAMINOIR. Espèce de machine ou de moulindont on se sert dans les Hôtels des Monnoies ôcdans les Balanciers des Médailles, pour applatir leslames d’or, d’argent, ôc de cuivre, & les réduirek l’épaisseur Ôc au poids qu’on veut donner aux es-pèces ou aux médailles.
Le Laminoir est composé de deux parties princi-pales , du dégrossi & du Laminoir proprement dit zles autres parties qui fervent a donner le mouve-ment a ces deux pièces, font l’arbre de la granderoue, la grande roue, deux lanternes 6 c un h.ris-son, aussi chacun avec leurs a. bres.
Dans le milieu de la machine est posé le dégrossi*& k une des extrémités le Laminoir. Chacune de cesdeux pièces a deux rouleaux ou cylindres d’acier *qu’on peut aprocher ou éloigner avec des visa dis-crétion , selon qu’on veut donner plus ou moins d’e-paisseur aux lames qu’on passe entre deux. Enfin unou deux chevaux attachés a un morceau de bois quitraverse l’arbre de la grande roue , la fait tourner, &par le moyen des lanternes & du hérisson, donne lemême mouvement aux cilindres du dégrossi & duLaminoir.
II est facile de remarquer, que le Laminoir prendson nom des lames qu’on y réduit k l’épaisseur con-venable ; & l’on comprend assez que le dégrossi a lésien , de ce que c’est entre ses rouleaux qu’on dé-grossit les lames, en les y passant au sortir des.mou-les après les avoir ébarbees & boessées. ■ l
Le Laminoir, qui semble présentement donner lénom a toute la machine, n’en est pourtant qu’unepartie. Le tout ensemble S’âppelle un moulin * & quel-quefois une jument. Cette dernière dénominationlui vient de ce qu’au commencement qu’elle fut in-ventée on se servit d’une jument pour la faire tour-ner. A l’égard du terme de Moulin , qui est son véri-table nom, c’est de lui qu’on a appellé Monnaie aúMoulin celle dont les lames font réduites a leur é-paisseur par le moyen de cette machine, pour la dis-tinguer de celle qu’on fabrique au marteau, c’est-a-dire dont les lames font dégrossies Ôc ajustées avecle marteau fur l’enclume.
Quelques-uns ont crù que cette machine étoit dël’invention du célèbre Varin, dont on parle k l’Arti-cle de la Monnoie des Médaillés ; mais tout auplus, il n’a pû que l’Augmenter & la perfectionner*puisqu’011 a remarqué au même Article de la Mon-noie qu’on s’en servoitdès le régne de Henri II.
-j- Nous ajouterons a l’Article du Plomb un nou-veau Mémoire de M. Remond , fur la maniéré de ls
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