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îa clarté ôz la distinction de celles qui font travail-lées , a cause de leur figure qui n'est presque jamaisexacte , & de la fumée de la lampe ou bougie quis’attache a leur surface dans le rems de la fusion.Les autres font travaillées & polies au tour dans de.petits bassins de cuivre. On a trouvé depuis peu lemoyen de les travailler d’une telle petitesse , qu’il yen a qui n’ont que la troisième & même la sixièmepartie d’une ligne de diamètre : ce sont celles quigrossissent le plus , & cette augmentation va jusqu’aplusieurs millions de fois plus que l’objet n’est en lui—même. La poussière qui est fur les ailes des papil-lons, êr qui s’attache aux doigts quand on y tou-che, y paroîten forme de tulipes d’une grosseur sur-prenante. II est difficile, pour ne pas dire impossible,de les faire plus petites ; la difficulté de les monterdeviendroit insurmontable.
Manière de tourner les Lentilles.
Après avoir mastiqué un petit morceau de cui-vre au bout de l’arbre d’un tour à lunette , avec unforet d’acier , applati & arrondi, on tourne le bas-sin du diamètre de la Lentille qu’on y veut travail-ler : ensuite ayant choisi & taillé un petit morceaude glace blanche ôz bien nette , on le mastique ducôté d’une de ses surfaces plates au bout d’un petitmandrin avec de la cire d’Espagne noire, la rougene faisant pas voir si bien les défauts qui font auverre qu’on travaille, ôz l’on use cette glace du cô-té qui n’est point mastiqué , en la tournant fur unemeule avec de seau jufqu’a ce qu’elle ait une figurepresque convexe. On l’achéve au tour dans le bassinqui y est monté avec du grès fin & mouillé. II fautprendre souvent de ce grès jufqu’k- ce-qu’on s’apper-çoive que la Lentille soit bien ronde : lors qu’elleest parvenue a ce point , on ceiïe d’en prendre ;mais il faut continuer de la tourner dans le bassinjufqu’k-ce-que le reste du fable qui y est resté soitdevenu si fin qu’il l’ait presque polie. On s’apperçoitde cela lors qu’après savoir essuyée, l’image de lafenêtre du lieu où l’on travaille fe peint fur fa su-perficie ; si elle ne ì’est pas, on la trempe dans l’eaufans prendre de fable, 8c ou la tourne jufqu’k-ce-qu’eile soit assez polie. II faut alors couvrir le bas-sin d’un linge plié en deux ou trois, & avec de lapotée d’étain, ou du tripoli de Venise , délayé dansde l’eau, on achève de la polir entièrement. Onconnoit qu’elle est polie, en regardant avec la lou-pe si les petites cavités que le fable a faites en fu-sant sont effacées : il la faut alors démastiquer ôz lamastiquer du côté qui est travaillé, pour travaillerf autre de même que le premier, jusqu’a-ce-que lesbords de la Lentille soient tranchans , & qu’elle soitparfaitement polie. Lors qu’elle est achevée , on fésert d’efprit de vin pour la laver, Ôz pour emporterce qui 'peut y être resté de cire.
Ón pourroit ajoùter une troisième forte de Len-tille , qui consiste en une goûte d’eau posée fur unpetit trou fait a une pièce de ieton qu’on appliqueau microscope. Cette goûte réunie en globe parlapression de Pair, fait le même effet qu’une Lentillesouflee. Cesontles Marchands de lunettes qui font& vendent ces Lentilles.
LENTISQUE. Arbrisseau d’où coule le mastic.Cet arbrisseau croît en Perse, en Egypte, ôz dans l’Iflede Chio. Les Italiens en cultivent aussi beaucoup.II.est si précieux dans PlíIedeChio, qu’iln’y vapas moins que ffavoir le poing coupé , si l’on étoitsurpris en abattant unLentisque, ou qu’on sût con-vaincu de savoir fait, fut-ce de ses propres ar-bres.
Le Lentisque est petit, son tronc peu gros , maisqui jette quantité de branches qui s’abaissent versla terre. II est toûjours verd , & a son écorce rou-geâtre , pliante & gluante. Ses feuilles font ran-gées par paires, fur une queue; elles font épaisses,
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grasses, frêles , d’un verd obscur avec un peu de'rouge au bout, & d’une odeur forte. Son fruit estdans une espèce de gousse ou baye recourbée, quivient en forme de grape, ôz qui après avoir étéquelque tems verte, noircit en meurissant. Outreles gousses qui renferment le fruit, il y a aussi com-me de médiocres vessies remplies d’une liqueur clai-re qui se convertit en de petits insectes volans.
•f Le Lentisque est une espèce de Térébinthe *dont les fleurs font de différens sexes , & séparéesfur différens piés, comme dans les genres de Pal-miers , de Chanvre, d’Epinars , &c. Mr. Lìnnoms afait du Lentisque , du Térébinthe , & du Pistachier,un même genre , qui comprend en tout neuf espè-ces. Mr. Tournesort avoit bien réuni les deux der-niers dans un seul genre , mais il ne devoir pas ?suivant ses propres principes , en avoir séparé leLentisque. Ce genre se trouve dans fa XVIII eclasse, dans laquelle'il a renfermé les arbres dontles fleurs qui n ont point de pétales , font seulementcomposées d’étamines.
-j- Mr. Savary s’etoit trompé de croire que leLentisque croît aux Indes Orientales. II est certainque cet arbrisseau ne íe trouve jamais naturellementau dessous de la latitude de 50 degrés, où à peineles Indes peuvent atteindre. Son véritable climat estdepuis le 3 ^‘ e jusqu’au 40 e parallèle ; latitude, quiest plus septentrionale que la plus grande des In-des. II convient qu’on sache dans la Botanique& dans la Médecine, le climat naturel de chaqueespèce de plante, pour en tirer des raisons physi-ques ; c’est ce qu’on a trop négligé jusques à pré-sent.
î Le Mastic qui découle de cet arbrisseau, est uneespèce de térébenthine , épaissie & desséchée en ma-nière de colophone, ou de gomme résineuse.
On doit choisir le Lentisque nouveau, pesant ,difficile h rompre, gris au dessus & blanc au dedans ,d’un goût astringent, & garni de ses feuilles s’il estpossible ; & fur-tout prendre garde que ce ne soitde la coudre mentianne ; ce qui peut se reconnoîtreen ce que le Lentisque est beaucoup plus lourd quela coudre.
Les Italiens tirent dé la baye ou fruit du Lentis-que une huile dont on se sert, auffi-bien que dubois ôz des feuilles, k guérir la dissenterie. Le boissert encore a faire des cure-dents , qui font fort enusage en France, en Angleterre ôz en Hollande,mais particulièrement ôz beaucoup plus en Espagne.Voyez Mastic.
LEONDALLËR. Monnoie qui a cours dansplusieurs endroits des Etats du Grand-Seigneur. Cesespèces prennent leur nom d’un lion qui sert d’em-preinte a un des côtés de la pièce ; elles ne fontguére différentes des rixdaíes ou écus de Hollandepour la forme, mais le prix n’en est pas si fort,f écu valant depuis 48 jufqu’k <To aspres, ôz le Léon»daller seulement 40.
Pour les distinguer on appelle l’écu de Hollandecaragroch, & les Leondallers simplement grochs.On volt beaucoup de ces dernières fur les frontièresde Russie, parce que tout le commerce de Vala-chie ôz de Constantinople qui passe par les Provin-ces d’entre le Dniester & le Danube , ne fe fait guè-re qu’en Leondallers. Voyez Caragroch , Grocb,Rixdat.e & Daller.
LEONESES. On appelle a Rayonne Segovies-Leonéses, les plus belles laines d’Espagne qui setirent du Royaume de Léon. Voyez í Article "géné-ral du Commerce, où il est parlé de celui de Bayonne.
LEOPOLD. Monnoie fabriquée en Lorraine de-puis le rétablissement du Duc Leopold-Joseph dansses Etats, en conséquence du Traité de Ryíwick.
Les Leopolds, ainsi nommés du nom de ce Prin-ce , font de deux sortes , les uns d’or & les. autresd’argent. Ceux d’or font au titre ôz du poids des
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