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Tome 2.
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rozy LIEG. LIER.

bérarion de l’année 1674. c’est-'a-dire , d’un tiersd augmentation d’entrée & de sortie pour le simpleconvoi ; d’un demi pour cent de sortie, & d’un pourcent d’entrée pour l’appréciation.

Le Liège venant de Portugal, paye la douzaine3 s. d’entrée & 5 de sortie ; si c’est par l’Orisont,

3 s. 8 pennings pour l’un, & y f. 8 pennings pourl’autre.

Le Liège d’Espagne 2 s. d’entrée Sc z s. de sortie jpar POriíbnt 3 s. 8 pennings d’entrée, & y f. 8 pen-nings de sortie. *

Le Liège pour les Pêcheurs 3 s. d’entrée Sc 4 s.de sortie; par l’Orisont 3 s. 8 penn. d’entrée & 4 s. 8pennings de sortie.

Le Liège venant d’Espagne, d’une &®demie & dedeux.palmes, ï f. d’entrée & autant de sortie, Sc sic’est par l’Orisont, 1 s. 8 penn. pour l’une & 1 s. 8pennings pour l’autre.

Le Liège de 3 à 4 palmes 3 f. d’entrée, autantpour la sortie ; & par l’Orisont 3 s. 8 penn. d’entrée ,& autant de sortie.

Le Liège venant .de Portugal, le paquet de 100piés, 8 f. d’entrée & 1 y f de sortie ; Sc si c’est parl’Orisont, 9 s. 8 penn. d’entrée , & 16 s. 8 penningsde sortie.

Enfin le Liège venant de France de la valeur de6 florins, 6Í. d’entrée & autant de sortie ; Sc si c’estpar l’Orisont, ó s. 8 pennings d’entrée & autant pourïa sortie.

LIEN. Terme de Manufacture de lainage donton se sert en plusieurs lieux du Languedoc, parti-culièrement dans les fabriques de Langogne Sc au-nes lieux du Gevaudan, pour signifier ce qu’on nom-me ailleurs des Portées.

Le Règlement du y Août 1718. pour les étaminesou burates de Langogne, ordonne, Qu’elles auront81 portées appellées Liens, de 96 fils chacune.

Lien. C’est aussi de fa sorte que les Chapeliers ap-pellent le Pié de la forme du chapeau, autrementFendroit jusqu’où ils font descendre ou avaler laficelle.

II se dit encore de l’union du bord du chapeauavec la tête. Le Lien doit être Fendroit le plus fortdu chapeau. Voyez Chapeau.

Lien. Terme de Vitrier. Ce sont de petites at-taches de plomb, d’une ligne ou deux de largeur Scde demi-ligne d’épaisseur, soudées de distance endistance fur le plomb des panneaux de vitres , poury lier les verges de fer qui les tiennejjt arrêtées furles châssis.

Les Liens se font de deux manières : pour l’uneon a ce qu’on appelle un moule a Liens, qui est uneespèce de gaufrier ; & pour l’autre on se sert du tire-plomb. Ces deux machines ou outils sont expliquésailleurs. Voyez Tire-flomb & Moule.

Lien. Les Charpentiers ont diverses sortes deLiens ; les uns qui sont simples, sont des morceaux debois avec un tenon a chaque bout, qui étant chevil-lés dans les mortaises de deux pièces, les entretiennentSc les tirent l’une contre l’autre ; d’autres qui sontdoubles s’appellent Liens k contrejiche ; ce sont despièces de bois coupées en, deux dans leur longueur,Sc qui se rassemblent avec des chevilles ou fiches defer ; ils servent aux engins , grues Sc gruaux pourmieux affermir les pièces. Les Liens montans sontdeux grandes pièces de bois -qui areboutent le ran-, cher ou échellier d’une grue, pour empêcher quele trop grand poids ne l’èciate. Voyez Grue.

TIENNE. Terme de Tisserand en toile. On s’ensert aussi dans les manufactures des petites étoffes delaine. Ce sont les fils de la chaîne dans lesquels latréme n’a point passé faute d’avoir été levés ou bais-sés par les marches.

LIERRE. Sorte de plante ou arbrisseau qui pro-duit la gomme ou résine cm’on appelle Hedre ouGomme de Lierre. Voyez Hedre,

LIER. LIEU. iosso

Les feuilles Sc les bayes de Lierre ont aussi quel-que usage en Médecine, Sc pn les met du nombredes drogues vulnéraires Sc détersives ; on eri appli-que aussi les feuilles fur les cautères pour en lever plusaisément la saisie.

Les Gabaretiers Sc Marchands de vin en font descouronnes, ou pour leúr servir de bouchon, ou pouren faire une espèce d’ornement a leurs enseignes.

Le commerce des feuilles de Lierre est assez con-sidérable pour avoir été mis dans les Tarifs au nom-bre des drogues qui payent des droits d’entrée. Ellespayent par celui de 1 66 4. 20 fols du cent pesant.

LIEU D’ENTREPOT. Voyez Magasin d’En-

TREPOT. .

LIEVRE. Animal sauvage a quatre piés, fortvelu, très vîte a la course, Sc bon a manger, quiressemble pour la figure au lapin, mais plus grand.Cet animal, trop connu pour être obligé de le dé-crire plus particulièrement, étant jeune s’appelle Le-vreau > & fa femelle se nomme Hase.

4 Plusieurs anciens Auteurs ont prétendu que lesLièvres naissoient Hermaphrodites. Les DocteursJuifs sont dans la même opinion. Mr. Brown la ré-futé dans son Essai sur les Erreurs Populaires , Tom. I.

p. Z 22 .

Le Lièvre donne pour le commerce de deux sortesde marchandises , son poil Sc fa peau.

Le poil de Lièvre étoit autrefois d’un grand usageen France pour la Chapellerie, Sc il s’y employoitmême avec beaucoup de succès mêlé avec d’au-tre poil ; mais par Arrêt du Conseil du 10 Août1700. il est défendu très expressément aux Chape-liers de s’en servir, Sc cela apparemment pour favo-riser le débit du poil de castor que la Compagniedu Domaine d’Occident tire du Canada.

Avant de couper le poil de dessus la peau du Liè-vre pour l’employer a la fabrique des chapeaux , onen arrache le plus gros qui est fur la superficie , n’yayant que celui du fond dont on puisse se servir uti-lement.

Pour ce qui est des peaux de Lièvres encore char-gées desseur poil, après avoir été passées Sc prépa-rés par lesFoureurs, elles s’employent en fouru-res très chaudes, que l’on croit même souverainespour la guérison des rumatismes.

11 vient des Pays froids , Sc particulièrement deMoscovie, des peaux de Lièvre toutes blanches,dont on fait beaucoup plus de cas que de celles deFrance Sc des Pays chauds , Sc dont le poil est pourl’ordinaire de couleur tirant fur le roux, un peu rou-geâtre , mêlé d* quelque peu de blanc.

Les peaux de Lièvre payent en France les droitsdé entrée & de sortie comme pelleteries communes ; sa-voir , pour droits d!entrée 28. liv. du cent pesant st elles,font apprêtées , & seulement 10 liv. st elles ne lefont pas.A Végard des droits de sortie , Us se payent pour lespremières à raison de 3 liv. aussi du cent pesant.

Les droits de la Douane de Lyon pour ces sortes dépeaux font de 6 d. la douzaine , tant dé ancienne taxaition que de nouvelle rêaprécìation.

Le poil de Lièvre paye les droits dé entrée comme poilde lapin k raison de yo s. du cent pesant , & de sortie6 liv. conformément au Tarif de 1664. mais il faut re-marquer que par l’Arrêt du 16 OBobre 1696. le La-pin en poil a été taxé pour Ventrée à l o francs la Uvre ,& le Lapin eu peau à 4 francs ; ce qui doit être aussila régie pour le Lièvre.

LIEUTENANT GENERAL DE POLICE. Onnomme ainsi a Paris Sc dans plusieurs des principa-les Villes du Royaume, le Magistrat qui a soin dela Police en général, Sc qui veille en particulier àl’exécution des Réglemens concernant le Commercejournalier qui se fait dans les halles des marchés, &qui prend garde que les Statuts des Corps des Mar-chands, Sc des Communautés des Arts Sc Métiers ,soient exactement observés.

La