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Condé, Caiigsty , Monsegré, Entremont , Cerisy& Fresne. Eiles se transportent presque toutes enBretagne. La longueur de la piéce est de 20 aunes.On leur donne auffi le nom de Flavet. Voyez,Serge.
Les Flavet s payent en France les droits déentrée à rai-son de q liv. la piéce.
LINGOT. Morceau de métal brut, qui n’est nimonnoyé ni ouvragé, n’ayant reçù d’autre façonque celle qu’on lui a donnée dans la mine, en lefondant & le jettaat dans une eípéce de moule oucreux qu’on appelle Lingotiére.
Les Lingots fout de divers poids & figures , sui-vant les différens métaux dont ils font formés. II n’ya que l’or, l’argent, le cuivre & l’étain qui se jettenten Lingots.
Voyez, les Articles de ces métaux , vous y trouverezles différens poids & figures de toutes sortes de Lingots ,chacun suivant le métal dont il efì composé.
Lingot. Se dit encore de certaines petites barresou morceaux d’or ou d’argent refondu, provenantde quelque monnoie, médailles ou pièces d’orfé-vrerie. II y a du danger aux gens inconnus d'expo-ser en vente de ces fortes de Lingots, a cause dusoupçon qu’on peut avoir qu’ils ne les ayent faitsavec des ouvrages d’orfévrerie volés, ou avec desespèces monnoyées.
LINGOTIEÍŒ. Espèce de moule ou creux danslequel on jette le métal fondu pour en former desLingots. U y a auffi des Lingotiéres dont se serventquelques Artisans pour réduire en petites lames ouespèces de Lingots, les métaux, & particulière-ment le plomb qu’ils empioyent dans les ouvragesde leur métier.
La Lingotiére des Vitriers est un moule dans le-quel ils fondent les plombs qu’ils empioyent aux vi-tres , pour ensuite les tirer dans ce qu’ils appellent le"rire Plomb.
Cette Lingotiére est composée de trois pièces,deux toutes cìe fer ; & la troisième, partie de fer &partie de bois.
Les deux pièces de fer sont deux platines par-faitement égales , larges & longues k discrétion,mais ordinairement d’un pié de long fur trois pou-ces de largeur, liées ensemble par une charnière oudouble noeud. Trois doubles rainures quarrées, quipartagent chacune de ces platines dans toute leurlongueur, sont tellement disposées, que par leurrencontre, lorsque la Lingotiére est fermée, il resteentr’elles un vuide de l’épaisseur que doit avoir lelingot.
Une des deux platines a un mentotinet pour soû-' tenir la troisième piéce , lorsqu’on ferme la Lingo-tiére. Les jets ménagés à une des extrémités,fervent a couler le plomb fondu dans les rainures.
La troisième piéce sert de manche a i’instrument,& sert auffi a le fermer. Cette piéce est attachée acelle des platines qui n’a point de mentonnet, &tient a l’extrémité opposée à la charnière par deuxpetites branches de fer, qui se réunissent en unequeue pointue enfoncée dans un morceau de boistourné. Ce manche est mobile par le moyen desviroles & de la broche qui Rattachent a la platine ;& lorsqu’on veut fermer la Lingotiére, on le baissesur le mentonnet, où on le tient fortement appuyéd’une main, tandis que de l’autre on Goule le métalpar les jets.
Les Lingots, qu’on nomme auffi verges, sortentde la Lingotiére avec deux rainures des deux côtés ,& tout ébauchés pour les filer au tire-plomb. VoyezTire-plomb.
Les Vitriers ont encore une autre petite Lingo-tiére pour fondre ce qu’ils appellent des Liens , maisils la nomment plus ordinairement Moule à liens.Voyez Moule, ou Liens.
LINGUE. On donne ce nom à une sorte de mo-
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rue verte, un peu longue * qui n’a presque que lapeau & l’arrête.
En Normandie dans le triage qui se fait des dif-férentes eípéces & qualités de morue , la Linguepasse pour la quatrième sorte, & se confond ordi-nairement avec une autre espèce qu’on appelle Ra-guet; ainsi la Lingue & le Raguet se vendent ensem-ble. En Bretagne la Lingue se comprend dans lerebut. Voyez Morue.
LINGUET. Satin de Linguet. Sorte de Satinqu’on envoye de Chrétienté k Smyrne : il paye k laDouane de cette Ville lés droits d’entrée k raisond’une piastre le pic.
LINIER, LINIERE. Marchand ou Marchandéqui fait négoce de lin.
La Communauté des Marchandes Liniéres deParis étoit autrefois composée d’hommes & de fem-mes ; mais depuis les Lettres Patentes & les Sta-tuts de 1666. elle 11e l’est plus que de Maîtresses ,qui se qualifient Marchandes Liniéres , Chanvrié-res & Filaffiéres de la Ville & Fauxbourgs de Paris.Voyez Chanvre. Voyez auffi Chanvriere & Fi-lassiere.
LINON, ou LINOMPLE, On appelle ainsi unecertaine espèce de toile de lin blanche ■> claire , dé-liée & très fine , qui se manufacture a Valencien-nes, Cambray , Arras , Bapaume , Vervins, Pe-ronne, S. Quentin , Noyon, & autres lieux desProvinces de Hainault, Cambresis , Artois & Pi-cardie.
II se fait de trois sortes de Linons; les uns unis *les autres rayés & les autres mouchetés. Les unissont ou de | de large & de 14, aunes k la piéce ,ou de | de large & de 12 a 13 aunes k la piéce.Pour ce qui est des rayés & des mouchetés , ils onttous | de large & 14 aunes k la piéce; le tout me-sure de Paris.
Les Linons tant unis, rayés, que mouchetés, sontpropres k faire des garnitures de tête, des fichus oumouchoirs de cou, des toilettes & autres choses sem-blables a l’usage des femmes. On se sert cependantdes unis pour faire des surplis & rochets pour lesGens d’Eglise , même des cravates & des manchet-tes pour les hommes.
Ces sortes de toiles soht envoyées des endroitsoù elles sont fabriquées, en petits paquets de for-me quarrée, d’une piéce & demi-piéce chacun,pour l’ordinaire couverts de papier brun lissé , &renfermés dans des espèces de caissettes de boisblanc, dont les planches sont assemblées par lemoyen de plusieurs petites chevilles de bois en placede clous.
LINTHE’ES. Sorte d’étoffes de soies qui sc fa-briquent k la Chine dans la Province de NanquimLes Linthées font partie des assortimens désossesqu’on destine pour le Japon. Les Hollandois en en-lèvent quantité pour les y envdyer; mais ils n’eirrapportent guère en Europe, y ayant moins de pro-fit a faire que fur les pelings, autre sorte d’étoffesde Nanquin.
LION. On donne ce nom a une sorte de lingeouvré qui se fabrique en Beaujolois, petite Provincede France. II y en a de trois espèces, savoir le grandLion , le moyen Lion & le petit Lion. Ce linge sefait ordinairement tout de lin. Voyez Linge , où ilejl parlé de celui du Beaujolois.
LIQUEUR. Corps mol & fluide , comme l’eau,le vin, l’huile, &e.
On appelle Vins de liqueur, les vins qui ont dela douceur; ce qu’on dit par opposition k ceux quisont secs, brusques & piquans. Les Malvoisies, lesvins d’Espagne, des Canaries , de Tokay , de Fron-tignan , de la Cioutad , &c. sont les plus renommésparmi les vins de liqueur. On en parle amplementailleurs. Voyez ViN.
G’est une mauvaise qualité pour les vins ordinai-res i
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