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Tome 2.
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f î079 LXQ. LI R.

.res, tels que font les vins de Bourgogne & deChampagne, d’avoir de la Liqueur.

Liqueur. Se dit auffi de diverses boissons com-posées du mélange, de plusieurs drogues Aingrédiens,quelquefois de fruits ou de fleurs, dont la base estordinairement de Teau-de-vie, du vin ou de l’eausimple, tels que font les ratafias, les rossolis, les hy-pocras, les limonades, les orgeades, les eaux de frai-ses , de groseilles, de cérises, de framboises, mêmelès glaces qui ne font faites que de ces eaux conge-lées dans des boètes de fer blanc avec le salpêtre oule sel commun.

Plusieurs Corps & Communautés des Arts & Mé-tiers de Paris ont droit de.faire de ces Liqueurs ; en-tr’autres les Epiciers , Apoticaires & Droguistes, lesVinaigriers, les Distillateurs, les Limonadiers, &les Fayenciers.

Les meilleures de ces Liqueurs qui font faites avecde l’eau - de - vie, se font à Montpellier, d’où ilest incompréhensible combien il en vient chaque se-maine par le Messager de cette Ville. Les rossolis deTurin étoient aussi en vogue autrefois j mais on lestrouve gras, & il n’en vient plus guéres.

-j- L’usage tant soit peu fréquent des Liqueurs vio-lentes , ne peut manquer, ni d’altérer le sang , ni' d’affecter les organes mêmes ; & ce raisonnementn’est que trop justifié par l’expérience.

Liqueur, en terme de Teinturier. Se dit d’u-ne .espéce de préparation pour leurs teintures, com-posée de cinq parties d’eau fur une partie de son ,qu’ils font bouillir ensemble environ uné heure. Cet-te eau n’est pas colorante, mais préparative pourfaire recevoir la couleur aux matières qu’on veutteindre.

LIQUID - AMBAR , autrement AMBRE LI-QUIDE. Voyez vers la fin de l'Article Brume.

LIQUIDATION. Réduction & fixation, soitd’itne somme incertaine ou contestée , soit des pré-tentions respectives que deux personnes peuventavoir l’une contre l’autre h une somme liquide &claire. Ces deuxNégocians ont fait à l’amiabie la Li-quidation de leurs affaires.

Liquidation d’Interet. C’est une supputationpar laquelle on connoît ce que chaque somme por-te d’intérêt pour un tel tems & a un tel denier. VoyezINTERET. '

Liquidation. S’entend aussi quelquefois de Tor-dre , de l’arrangement qu’un Négociant tâche demettre dans ses affaires. 11 ne perd aucun tems a fai-re la Liquidation de ses effets.

LIQUIDE. Se dit en termes de Commerce , desdettes & des effets qui font non-seulement exigibles& bien existans, mais fur lesquels on ne peut avoiraucune contestation. Ce Marchand a cent mille é-cus d’effets bien liquides. J’ai pour vingt mille écusde dettes ; mais il n’y a pas un fol a perdre, ce fonttoutes dettes très liquides.

Les compensations des dettes ne se font que deLiquide k Liquide. Voyez Compensation.

Liquide. Confitures liquides , se dit par opposi-tion a Confitures íéches. Voyez Confiture.

LIQUIDER. Fixer a une somme liquide & cer-taine des prétentions contentieuses.

Liquider des intere.ts. C’est calculer a quoimontent les intérêts d’une somme a proportion dudenier & du tems pour lesquels ils font dûs.

Liquider ses affaires. C’est y mettre de Tor-dre , en payant ses dettes passives, en sollicitant lepayement des actives, ou en retirant les fonds qu’ona, & qui font dispersés dans différentes affaires &entreprises de Commerce.

LIRA, LIVRE en François. Monnoie de comptedont on se sert en Italie pour tenir les livres de Com-merce.* Voyez Livre , Monnoie.

LIRE ÙN DESSEIN. Terme de Manufacture.On dit auffi, Lire la figure. C’est marquer en détail

L I R. LIS. 1080

à l’Ouvrier qui monte un métier, le nombre de filsqu’il doit prendre ou laisser,- asm de former fur sonétoffe les mêmes figures ou fleurs qui font fur ledessein. Voyez Dessein & Figure.

LIS. Terme de Manufacture de toiles. II signifieà peu près ce qu’on entend par les gardes du rot,ou peigne d’un Tisserand, c’est-a-dire, les grossesdents qui font aux extrémités du peigne.

Ce terme est fort en usage dans les fabriques de laGénéralité de Tours ; & il est ordonné par le Rè-glement de 1700. pour les toiles , Que de quelquelargeur qu’elìes soient, 6» de quelque nombre deportées qu’elles soient composées, elles seront faitesdans des lames également compassées , tant au Lisqu’au milieu. Voyez ce Règlement. Voy. aujfi Garde.

Lis , monnoie. Voyez Lys.

LISATZ ou LISARDS. Sorte de toiles qui vien-nent des Indes, de Perse & de la Mecque. II y en ade diverses qualités, & ont 2 pics £ de large, ce quifait approchant ? pans | de Marseille.

LISERAGE. Terme de Brodeur. C’est Touvragequi se fait sur une étoffe en en contournant les fleurs& le dessein avec un seul fit ou cordonnet d’or, d’ar-gent, de soie ou de laine.

LISERER. Former des fleurs & des figures furune étoffe, avec un cordonnet qui n’en marque quele contour.

LISEUR. Terme de Manufacture. C’est celui quilit le dessein ou la figure d’une étoffe lorsqu’on enmonte le métier. Voyez Lire un dessein.

LISIERE. C’est le bord d’une étoffe, ou ce quiborne sa largeur des deux côtés. Les étoffes de foie ,de laine, de coton & de fil ont des Lisières : les basqu’on fait au métier en ont auffi ; & c’est ainsi qu’onappelle les deux bords du bas, lorsqu’il est encorecomme en pièce, En cousant ensemble les deux Li-sières le bas prendfa forme.

Les Lisières fervent également & k la bonté desétoffes, & a en faire reconnoître la qualité ; ce qui adonné lieu a quantité de Réglemens & de Statutspour en ordonner la matière , les couleurs & la fa-çon de les travailler.

Les Réglemens pour les étoffes de foie ou d’au-tres matières mêlées de foie, de Tannée 1667. ontplusieurs articles concernant les Lisières. II seroittrop long d’entrer dans le détail de tous ceux qu’ilscontiennent ; mais on ne fera pas fâché de voirici l’extrait de quelques-uns qui regardent les plusriches étoffes.

Velours.

Les Velours qu’on appelle Six-lisses doivent avoirleurs Lisières marquées de quatre chaînettes de di-verses couleurs, s’ils font k quatre poils ; & seule-ment de trois , s’ils ne font qu’k trois poils.

Les Velours qui font tout fabriqués de vrai cra-moisi ont un fil d’or ou d’argent fin au milieu deleur Lisière, pour les distinguer de ceux qui ont latréme ou la chaîne de couleurs communes.

Les Velours Quatre-lisses ou Deux-poils n’ontque deux chaînettes de chaque côté ; ceux k poil ôcdemi deux chaînettes d’un côté, & une feule de l’au-tre ; & enfin ceux du plus bas prix seulement unechaînette de chaque côté.

Taffetas E T Tabis.

, Les Taffetas ôi Tabis plains k trois fils, dont leslargeurs font, au dessus de f, doivent avoir une Li-sière a chaînettes de différentes couleurs.

Les Taffetas noirs lustrés de ||, une ou deux Li-sières de différente couleur de la chaîne.Moires lisses, Ferandines»Camelo T s, &c.

Ces étoffes doivent avoir une Lisière de différen-te couleur a la chaîne, k Texception des ferandinesnoires qui ne doivent avoir aucune Lisière.

Toute étoffe où il entre de l’or & de Targentfauxdoit avoir une des Lisières de couleur différente k

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