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Tome 2.
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, IIS9 L OUT. LOUV.

Pour ce qui. est des Loupes de perles, cen’estquelquefois que des endroits de na,cre de perles Unpeu élevés en demi-bosse, que les Lapidaires onti adresse de scier &/de joindre ensemble en formede vrayes perles. Voyez. 1 ? erre.

LOUTRE, qu’on nomme aussi BIEVRE. Ani-mal amphibie tout couvert de poil, qui réside tan-tôt fur terre., ,& tantôt dans Peau, où il ne vit quede poisson , dont il fait un grand dégât.

Le Loutre est ordinairement de la grosseur d’uuchat. 11 a quatre- jambes fort courtes, la queue lon-gue, f es oreilles petites, comme celles du castor,avec lequel quelques Anciens Font confondu, quoi-.qu’avec assez peu de fondement ; le Loutre ayantle poil du corps court & la queue fort pelue, au lieuque le castor a le poil beaucoup plus long, la queueplate fans aucun poil., & de la figure d’une raquet-te couverte de certaines espèces de petites écaillestrès minces , à peu près semblables k celles des pois-sons.

Les peaux de Loutre garnies de leur poil, fontune partie du commerce de la Pelleterie.

Les Loutres communs qui fe trouvent en France& en quelques autres Pays d’Europe , ne font pascomparables , soit pour la grandeur, soit pour labelle couleur & la finesse du poil, aux Loutres quife tirent du Canada & des autres vastes Pays de PA-mérique Septentrionale. .

Les unes & les autres, après avoir été bien pas-sées & bien préparées, s’empioyent a diverses sor-tes de fourrures.

Autrefois les manchons qu’on en faisoit étoient.fort à la mode en France, & particulièrement k Pa-ris ; mais depuis quelques années il ne s’en portepresque plus , si ce n'est dans certaines ProvincesOÙ ils font encore de quelque uíage.

C’est une erreur de croire que le poil de Loutreentre dans la composition des chapeaux mêlé aveccelui du castor ; Â c’est apparemment fur de mau-vais Mémoires que M. Furetiére l’a avancé dans lelong article qu’il en a donné dans son Dictionnaire.

Les plus habiles Chapeliers de Paris qu’on a con-sulté la dessus, conviennent de bonne foi qu’on n’ena jamais employé dans la fabrique des chapeaux; &que si l'on donne quelquefois le nom de Loutre kcertains chapeaux, ce n’est que pour les déguiser,& les faire mieux valoir en les vendant au Public ,k qui l’on en impose par un nouveau nom.

11 est vrai seulement qu’il y a du castor gras quife tire du Canada, que les Sauvages ont engraisséde leur sueur dans le tems qu’ils en ont porté lespeaux ; & c’est ce castor gras, & non du Loutre en-graissé, comme dit M. Furetiére , qui s’employe dansla fabrique des chapeaux de castor, en le mêlantavec un tiers de castor maigre. Voyez. Castor fyChapeau.

Le poil de Loutre ou Bièvre paye en France les droitsdP entrée à raison de 15 liv. 7 /. 2 den. fy demi de lalivre ; ou bien réduit au cent , 1336 liv. conformémentau Tarif de 1679.

11 ne peut entrer que par Rouen , le Havre., Dieppefy la Rochelle , suivant l'Arrêt du 17 Mars 1693.

A !égard des droits de sortie , le poil de Loutre payeIIO liv. en conséquence du Tarif de 1664. fy le Lou-tre en peau 24 liv. t un fy P autre le cent pesant.

Loutre. Les Chapeliers appellent un Chapeaude Loutre, un chapeau où ils supposent qu’il entredu. poil de Loutre. Voyez. P Article précédent.

LOUVE. C’est la. femelle du Loup. Les dents& la peau de la Louve fervent aux mêmes usagesque celles de son mâle. Voyez. Loup,

Louve. C’est aussi un instrument ou morceau defer qui sert à élever les pierres de taille, imaginépour en ménager les arrêtes & les membres ou mou-lures d’architecture, qui courent risque d’être gâtées

L OU. L O Y.

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quand on fe sert de cordages pour attacher les pierresaux cables des engins.

Cet instrument est une espèce de coin plus large,par en-bas qu’en-haut, avec un trou ou anneau -pour y passer une esse : deux autres morceaux defer un peu recourbés par la partie supérieure Rap-pliquent des deux côtés de la Louve pour la serrer,

& de-la sont appellés ses Louveteaux.

Pour fe servir de la Louve, on fait un trou dansla pierre qu’on veut élever ; & quand elle y est pla-cée , on y enfonce k côté d’elle ses louveteaux. , .

L’Ouvrier qui fait le trou s’appelle Louveur; &l'on dit, Louver une pierre, pour dire, y faire cetteforte de trou.

LOUVETEAU. Le petit d’une Louve. La peaudu Louveteau garnie de son poil est une assez bon-ne fourrure, quand elle est bien préparée par lePelletier. Son usage le plus ordinaire est pour desmanchons, qui sont plus ou moins estimés, sui-vant que le poil en est plus ou moins beau. Voyez.Doux.

Louveteau. Ce sont aussi les deux coins de ferun peu recourbés, qu’on met k côté de la piècequ’on nomme une Louve. Voyez, ci-dejjus Louveinstrument.

LOUVEURS. Ce sont les Ouvriers qui font lestrous dans la pierre, Sc qui y placent la Louve. Usfont ce trou avec un long & fort ciseau tout de fer,qu’on nomme Ciseau k louver. Voyez comme des «fus.

LOY. Terme de Monnoie , qui signifie le titre,le fin ou la bonté intérieure des espèces.

On parle ailleurs de la Loy des monnoies d’or &d’argent de France , aussi-bien que de la Loy de forSc de l’argent en général, fur quoi l’on peut voirF Article des Monnoies , & les Articles du Ti-tre de FOr ou de 1 ’Argent ; on va seulementmettre ici sur quel pié la Loy de l’or & de l’argents’estime' en Espagne.

La valeur de l’argent par raport k la Loy s’eflimepar maravedis ; ensorte que le marc ou huit oncesd’argent valent huit piastres ou 2376 maravedis ,qui en font la Loy.

Quatre onces valent quatre piastres, ou 1188 ma-ravedis. Deux onces valent deux piastres , ou Ç94 .maravedis. Une once, une piastre, ou 297 mara-vedis. La demi-once vaut 4 réaux, ou 148 marave-dis. Le quart de Fonce vaut 2 réaux, ou 74 mara-vedis. Enfin le huitième ou demi-quart d'o^ce vautune réale, ou 37 maravedis.

Poids de for de Loy pour les rédufliont en Espagne.

Un Castillan d’or de Loy, qui est 22! carats, con-tient 90 grains ou 8 tomins; le tomin vaut 11Jgrains , qui est la 8 e partie de 90 ; & le carat aussid’or de Loy vaut 4 grains.

Denier de Loy , qu’on appelle aussi Denierde Fin. C’est celui qui tire fa valeur du prix que lePrince donne par fa Loy ou son Ordonnance aumarc d’or ou d’argent, pour être employé en espè-ces ; ou, pour mieux dire , cette partie du marcd’argent fur quoi s’évaluë le titre ou le fin d’uneespèce , soit d’argent, soit de billon.

En France le marc d’argent de haute Loy, com-me on l’appelle parmi les Officiers des Monnoies ,sc divise en douze deniers, Sc en Espagne en 2376maravedis. Voyez ci-dessus.

Ville de Loi. Terme de Manufacture. C’estunfe Ville où il y a Communauté , Apprentissage &Maîtrise de quelques fabriques d’étoffes.

L’article i§8 du Règlement de la Sayetíerie d’A-miens de 1666. porte, Qu’aucun étranger ne pourraexercer en la Ville d’Amiens le métier de Hautelisofeur, qu’il n’ait justifié avoir été reçu Maître en

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