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Tome 2.
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MA A. MAC.

M A C E. M A C H.

Douzième Lettre, de l’Al-phabet. Dans les abrévia-tions des Marchands , Ban-quiers & Teneurs de Livres,M. C. signifie Món Compte.M. toute feule ou Mes. veutdire, Marc ou Marcs.

MAAYPOOSTEN. Sorted’étoffe de foie qui est appor-tée en Europe par le retourdes vaisseaux de la Compagnie des Indes Orientalesde Hollande.. Lors que la Compagnie fait la ventede ses marchandises, les cavelins ou lots des Maay-poosten ont coutume d’être de yo pièces. En 1720.chaque pièce revenoit a 8| florins.

MACADOSSIN. Voyez. Mechoacan.

MACARON. Terme de Tablettier-Peignier. Onappelle Peigne a Macaron une forte de petit peigne,dont les depx extrémités font arrondies ; ce qui re-présente assez bien cette espèce de pâtisserie qu'onnomme Macaron. On leur donne cette forme , afinque les grosses dents ne puissent blesser. Voyez. Pei-gne.

MACARONI. Pâte faite avec de la farine de ris.C’est une espèce de Vermicelli , dont la différenceconsiste seulement dans la grosseur ; les Macaronin’étant guéres moins gros que le petit doigt, & lesVermifcelli ayant k peine une ligne d’épaisseur. IIs’en fait un grand négoce par toute l’Ita'lie, d’où lesEpiciers de Paris en tirent aussi, mais en petite quan-tité. E11 général toutes les pâtes faites de farine deris s’appellent Farinelli. Voyez. Vermicelli.

MACER. Arbre qui croît dans les Indes & enBarbarie, dont l’écorce qui porte le même nom,s’employe assez heureusement pour la guérison de ladissenterie.

Cette écorce, qui est tirée du tronc & de la racinede l’arbre , est grosse , rougeâtre , d’un goût amer.Il en vient peu en France ; c’est pourquoi il fautprendre garde qu’011 ne substitue en sa place le ma-cis, ce que font quelques Marchands Epiciers &Droguistes ; ces deux drogues étant néanmoins biendifférentes : le Macer, comme on vient de le dire ,étant une écorce, & le macis la seconde écorce quienvelope la coquille de la noix muscade.

-j- On est fort en peine encore aujourd’hui , desavoir ce que c’est que ce Macer dont les Anciensont parlé, comme d’un grand remède pour la dií-fenterie. O11 fçait, suivant eux , que c’est l’écorce dela racine d’un grand arbre qui croît dans les Indes ,& voila tout. Mr. Savary dit que cet arbre croîtauffi en Barbarie , mais il ne le dit qu’après Diofco-ride , lequel n’entendoit autre chose par ce nom,comme on faifoit autrefois, que les Indes : car iln’en croît point dans la Barbarie , connue aujour-d’hui pour la partie de l’Afrique qui nous est la plusvoisine.

Quoiqu’ilen soit, il est certain que cette mêmeécorce est toujours bien connue & en usage dansles Indes , contre les cours de ventre & la dissen-

terie; mais je -n’ai jamais pû en apprendre le vé-ritable nom. Elle y est plus connue fous celui<£ Ecorce pour la dijfenterie , ou d ’Ecorce de Bimili-patnam ì que fous tout autre nom. On m’a assuréqu’on la tiroit des environs de cette ville-là, quiest au 17 e degré , fur la Côle de Coromandel ; maisje ne doute pas qu’on n’en trouve auffi a la Côtede Malabar, comme l’a témoigné Acofta , MédecinPortugais, qui y fut dans le 16 e siécle, & commeme le dit k Batavia en 1726. un Chirurgien An-glois qui voyageoit dans les Indes, après l’avoirapris de quelque autre.

Ce qui me persuade que cette écorce d’aujour-d’hui est le Macer des Anciens, c’est i°. Qu’ellea la même couleur que lui attribue Pline ( livre12. ch. 8. ) savoir, qu’elle est rougeâtre ; 2°. Qu’ellevient des Indes ; 3 0 . Par le nom de Macré que lesBrahmes lui donnent, suivant le témoignage ôPA-cojìa , lequel nom répond tout-a-fait a celui deMacer ; 4 0 . enfin , qu’elle est excellente pour les dé-jections sanguinolentes ou dissenteriques.

J’ai observé toutes les fois que je m’en fuis servidans ce cas, ce qui m’est arrivé assez souvent, deseffets si promts & si réels , que c’est ce qui me faitregarder ce remède comme auffi efficace dans la dis-senterie , que le Quinquina i’est dans les fièvres in-termittentes.

II y a des Hollandois qui le connoissent pourtel; & je fuis surpris que ceux qui habitent la Côtede Coromandel, & en particulier Bimilipatnam,qui est 1 endroit apparemment où il croît le plusde cette ecorce , ne la fassent pas mieux connoître aleur Compagniecar il est certain que si fa vertuétoit bien connue en Europe, la même Compa-gnie en tireroit un plus grand profit dans le Com-merce , qu’elle ne fait fur plusieurs autres droguesde ce pays-la. Elle n’auroit qu’k faire multiplierl’arbre qui la fournit, dans les terres des Indesqui lui appartiennent. Je n’ai jamais pû trouverl’occasion d en faire une provision suffisante pour lafaire connoître en Europe autant qu’elle le mérite.On ne la trouve pas aisément dans les lieux où j’aiété pour en faire amas ; il faudroit y établir desmoyens pour cela. * Ment. de M. Garcin.

MACHACOIKE , ou MAQUE. Instrument krompre & a broyer le chanvre, pour en séparer lafilasse de la chenevotte. Voyez Chanvre.

MACHAR.I. Sorte d’étoffe dont il se fait négo-ce en Hollande. Les pièces simples sont de 12 au-nes , les doubles de 24 aunes, on les nomme Ma-charis a deux fils. Les droits fe payent a la pièce.Elles sont tarifées dans la nouvelle Liste ou Tarifde Hollande de 1725. fur le pié général des Manu-factures. Voyez cette Liste à son Article.

MACHÈ-FER. Ecume du fer. On le dit auffi desscories ou écailles qui sortent du fer quand on le bat'a chaud. On les estime astringentes, & on les faitentrer dans la composition de quelques remèdestopiques. Voyez Fer.

-j- Mr. Marin dans PHijìoìre de l’Acad. an. 1708.

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