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raporte a I’occasion des Eaux de Forces , qu’en ceìieu-la une eau naturelle qui passoit par dessus unedigue où il y a- du Mâchefer, prenoit une teintureminérale & ferrugineuse, telle qu’k 7 ou 8 lieuesde cette digue elle se teignoit encore très fortementen noir , quand on la mêloit avec ia Noix de Gal-le. On ajoute que le Mâchefer est une pierre d'oùL’on tire du Vitriol, & qui par conséquent contientdu Fer, mais fort enyelopé.
M ACHEMOURE. Biscuit de mer réduit en miet-tes. Les morceaux au dessous de la grosseur d’unenoisette font réputés Machemoure. Voyez Biscuit.
MACHER ou MAQUER LE CHANVRE.C’est le briser avec la machacoire. Voyez Chanvre.
MACHINE. Instrument qui sert dans les Mé-chaniques a augmenter les forces humaines & la ver-tu des forces mouvantes. II y a cependant quelquedifférence entre la machine & l’instrument j celui-ciétant ordinairement très simple , comme le levier,le coin , le rouleau ; & celle-la étant plus ou moinscomposée suivant son usage & sa destination , com-me les engins, les grues, les gruaux, les verrins ,les chèvres, &c.
II y a aussi diverses Machines qui fervent dansles manufactures , soit a préparer les matières, soit àfabriquer les draps , toiles, étoffes, cuirs , &c, soità leur donner leur derniere perfection : tels font plu-sieurs métiers ; quantité de machines & rouets pourle mouLinage & devidage des foies ; d’autres peur lefilage des laines, chanvres, lins, poils, &c. la Ma-chine a friser les draps ; la calandre Z les presses ; lesmouiins a foulon, a papier, k tan j & divers autres.
Il y a pareillement plusieurs Machines hydrauli-ques , c’est-a-dire, qui ont leur mouvement par lemoyen de l’eau,& qui fervent pour le sciage des bois,pour forer les pièces d’artillerie , les canons des fu-sils , pistolets , mousquetons & autres petites armes,pour polir & limer ces canons & les lames d’épées :d’autres encore qui donnent le mouvement aux souf-flets des fonderies, forges & martinets où íe fon-dent & se forgent toutes sortes de métaux.
Enfin il n’y a guéres d’art ou de métier qui n’aitquelque Machine particulière plus ou moins compo-sée pour aidera la fabrique de leurs différons ou-vrages. Ces Machines font toutes raportées & ex-pliquées dans divers Articles de ce Dictionnaire fousle nom qui les spécifie, & dans leur ordre alphabé-tique.
q- Les Mémoires de l’Académie des Sciences fontremplis de quantité de Descriptions de Machines cu-rieuses , qu’il seroit trop long de détailler ici.
Machine a friser les étoffes de laine. Espèce demoulin, qui tire son mouvement ou de seau, ou d’uncheval, ou même de plusieurs hommes qui le fonttourner par le moyen d’une manivelle. Voyez Friser.
Machine. Se dit, en terme de Cordonnier,d’une composition de cire blanche & de fouphre dontces Ouvriers cirent le fil blanc de Cologne , duqueiils fe fervent pour coudre & assembler les empei-gnes & les quartiers des souliers qu’iis veulent cou-dre proprement.
MACHINER DU FIL. C’est, en termes de Cor-donnerie , le cirer avec la cire préparée, qu’onappelle de-lk Machine.
II fe dit aussi de la façon que les Cordonniers &Savetiers donnent k leurs souliers en en arrangeantles fils avec le machinoir.
MACHINOIR. Petit outil de buis qui sert auxCordonniers & Savetiers pour ranger les points duderrière d’un soulier, & les décrasser. II est fortmince, long de 4 ou 5 pouces, arrondi par les deuxbouts, a l’un defquels il y a des espèces de dents.Le milieu s’enfonce un peu en arc des deux côtés,afin que l’Ouvrier l’empoigne plus facilement. Cefont les Marchands de crefpin qui vendent ces for-tes d’outiís.
MACH. MACl ìijo
MACHO. On appelle en Espagne, k Buenos Ay-res , & dans le reste de l’Amerique Espagnole ,Quintal Macho , un poids de 1 jo livres, c’eit-k-di-re, de 50 livres plus fort que le quintal communde 100 livres. 11 faut 6 arobes pour le quintai-Ma-cho , l’arobe de a; livres, la livre de 16 onces, &l’once de 16 adarmes ou demi-gros j le tout néan-moins un peu plus fossile que le poids de Paris j en-forte que les 1 ço livres du Macho ne rendent que139 5 livres, un peu plus , un peu moins , ae Cettedernière Ville.
MACHURAT. On nomme quelquefois ainsi lesAprentifs Imprimeurs qui commencent k apprendreleur métier. Ce nom leur vient du mot de Machu-rer , qui signifie en vieux François , noircir ou bar-bouiller du papier j ce qui arrive souvent aux nou-veaux Imprimeurs.
Le célébré Mr. Naudé écrit Mafcurat ; & c’estainsi qu’il nomme l’Imprimeur qui est un des In-terlocuteurs du savant Dialogue qu’il donna au pu-blic en 1649. stui a pour titre , Jugement de tout ce quia été imprime contre le Cardinal Mazarin.
MACHURER. Noircir ou barbouiller quelquechose. II se dit particulièrement, en ternies d’Im-primerie, des feuilles qui ne font pas tirées nettes.Voyez Imprimerie.
* MACIS. Le Macis, ou la fleur de muscade im-proprement dite, est une certaine substance membra-neuse, épaisse, & comme cartilagineuse, huileu-se , qui couvre en maniéré de reseau ou de laniè-re la coque ligneuse de la Noix Muscade, & pla-cée sous la première écorce : elle est d’une cou-leur rougeâtre d’abord , & fort belle : mais lorf-qu’elie est exposée a Pair, elle devient jaunâtre ;d’une odeur aromatique fort agréable, d’un goûtgracieux, aromatique-, êcre, & un peu amer, &qui donne , étant récente , & par l’expression , unecertaine substance huileuse. On nous apporte leMacis séparé des noix muscades , & lors qu’ilest séché. On estime celui qui est récent, flexi-ble , huileux, d’une couleur qui approche du Saf-fran, & qui est très odorant.
f Les Holiandois l’appellent Fouli , qu’ils orto-graphient ainsi, Foelie ; c’est ia même prononciation.Ils tiennent ce mot des Portugais, & il veut direfleur ; mais ce nom est très impropre , puisque cen’est qu’une écorce de la noix, laquelle répond acette écorce blanchâtre Sz entrecoupée que l’on voltentre le brou & la coquille de nos noix ordinaires.La noix muscade a les mêmes envelopes que nosnoix, y compris la coquille. Voyez Muscade, où jefais une description du Muscadier, en y raportantles caractères de ce genre , tel qu’il doit paroîtredans Rnmphíus, qu’on a imprimé en 1741. k Ams-terdam. * Mem. de M. Garcin .
Le Macis a les mêmes propriétés que ia musca-de j & les Holiandois , qui en font un très grandcommerce, l’estiment encore plus que la noix. Lsmot de Macis est Indien.
On tire du Macis une huile qui a diverses pro-priétés pour la Médecine.
Cette huile paye en France les droits d entrée d rai-son de 20 f. la livre.
Les droits du Macis font les mémes que ceux dela muscade , c efl-d-dire, d raison de 30 liv. le centpesantconformément au Tarif de 1664., & 12 liv.tant d anciens que de nouveaux droits suivant ccluîde Lyon.
Lorsque la Compagnie des Indes Orientales dsHollande fait la vente de ses épiceries, chaque ca-ve! i n ou lot de Macis est ordinairement d’un hou-caut, du poids environ de 600 livres.
Le Macis se vend k Amsterdam k la livre , & se'paye en argent de banque ; son prix est depuis 20j.ulqu’a 20 4 fois de gros ìa livre. La tare est fur les
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