MER C. MER D.
poêle, qui est fourni par le Bureau de la Merce-rie , avec douze flambeaux de poing de cire blan-che , fl c’est un grand Garde , & hiut fl ce n’en estqu un petit, auxquels font attachées les armoiries dela Mercerie.
Ces armoiries font un champ d’argent chargé detrois navires, dont deux font en chef & un enpointe, ces vaisseaux construits & matés d’or fur unemer de linople, le tout surmonté d’un soleil d’or aveccette devise : Te toto orbe sequemur ; en François :Nous te suivrons par toute la terre ; comme fl lesMarchands Merciers vouloient faire entendre , queleur commerce fe doit étendre par tout i’Umvers ,& depuis l’Orient jufqu’au Couchant représentés parle soleil.
II arrive souvent des contestations entre le Corpsde la Mercerie & celui de la Pelleterie pour la pré-séance; le dernier prétendant être le troisième Corps,& par conséquent devoir avoir le pas fur l’autre :néanmoins le Corps de la Mercerie s’est toûjoursmaintenu dans la possession du troiíiéme rang, quel-ques protestations que les Pelletiers ayent pû faireau contraire dans toutes les occasions qui fe fontprésentées. Voyez. Corps.
MEROERÓT. Voyez MerceloT.
MERCIER , MERCIERE. Marchand ou Mar-chande qui vend toutes fortes de marchandises de-penda.ites du Corps de la Mercerie.
A Paris les Merciers composent le troisièmedes six Corps des Marchands de cette grande Vil-le, où il est regardé comme le plus puissant ,le plus nombreux, & dont le commerce est le plusétendu.
Par leurs Statuts qui font du mois de Janvier1613. ils font appellés Marchands Merciers-Gros-siers-Jouailliers. Ces mêmes Statuts leur détendentde contracter aucune association avec des personnesqui ne font pas de leur Corps, ni de prêter leursnoms ou marques pour le fait de leur négoce , nide fe servir des noms ou marques des MarchandsEtrangers & Forains, a moins qu’ils n’y ioient ab-solument contraints pour passer quelques détroits oudangers des Ennemis, auquel cas ils font tenus d’enavertir les Maîtres & Gardes de leur Corps avantl’arrivée des marchandises.
II leur est encore défendu de tenir hôtellerie ,d’être Courtiers ou Commiflìonaires, même d’a-voir plus d’une boutique ouverte , & de vendreaucunes marchandises dans des lieux détournés,qui puissent les mettre a couvert de la visite desMaîtres & Gardes de leur Corps. Voyez Corps &Mercerie.
II y a a Paris 26 Marchands Merciers-Grossiers-Jouailliers privilégiés fuivans la Cour & Conseils duRoi, qui ne font point partie du Corps des Mer-ciers , quoiqu’ils soient en droit de faire le mêmecommerce, suivant qu’il leur est permis par leursLettres de Privilège en parchemin, qui leur font dé-livrées par le Prévôt de l’Hôtel du Roi & GrandPrévôt de France, comme Juge & Conservateur desPrivilèges accordés par 8. M. aux Marchands & Ar-tisans de fa Cour & fuite.
Les Marchands Merciers privilégiés ne font pointtenus de faire aprentissage, auísi ne peuvent-iis faired’Aprentifs, ni parvenir a aucune Charge du Corpsde la Mercerie ; ensorte qu’ils comoosent, pour ainsidire, une espèce de petite Communauté particulière,qui n’a pour Supérieur & pour Juge que le GrandPrévôt de l’Hôtel.
MERCURE. Vo\ez Vtf-argent.
MERDE-D'OYE. Couleur entre le verd & leJaune, ainsi nommée de quelque ressemblance qu’el-le a avec les excrémens de l’oie. Voyez Couleur.Voyez aufjì Verd.
MERDE-DE-FER. Voyez Fer.
MER. MES. I5g2
MERE-Laine. C’est la plus fine & la meilleurede toutes les laines qui fe tirent de dessus une toi-son. Les Espagnols la nomment Prime , c’est-a-dire,première laine. Voyez Laine.
Mere - Perle. C’est ainsi qu’on nomme uneforte de poisson testacée, qui est une espèce d’hui-tre beaucoup plus grande que les huitres ordinaires,où s’engendrent les perles. On i’appelle aulsi sim-plement Perle. Voyez Perle.
Mere. Se dit aussi en ce sens, des pierres pré-cieuses. La Mère d’un rubis, la Mère d’une émerau-de; pour dire , les pierres ou les matrices dans les-quelles elles commencent k prendre leur formation.Voyez Rubis , Emeraude , &c.
MERIGAL. Espèce de monnoie d’or, qui a coursà Sofala & dans le Royaume de Monomotapa. Ellepéíë un peu plus qu’une pistole d’Espagne.
On dit que les mines de Sofala font si abondantes**qu’on en tire tous les ans plus de deux millions dssMérigaux. Voyez lArticle du Commerce oh il est.traité de celui de t Afrique.
MERISIER. C’est une espèce de cerisier sauvage.Le bois de cet arbre est très dur, & prend un assezbeau poli. Sa couleur est d’un jaune un peu pâle. Onen fhit des ouvrages de tour, de tabletterie & de mar-quetage. Voyez f AiCticle général des Bois.
MERLU, ou MERLUCHE. Nom que l’on donnea la morue sèche ou parée. Voyez Morue.
MER LUT. On nomme Peaux en Merlut, lespeaux de bouc, de chèvre & de mouton en poil &en laine, qu’on a fait sécher sur la corde, pour lespouvoir garder sans fe corrompre, en attendantqu’elies puissent être passées en chamois, en mégieou en maroquin. Voyez Megie.
MERRA1N. Voyez Matrrain.
MESANIO, ou MES A NIE. On appelle CoralMesanio une des fortes de corail que les Marchandsd Europe envoyent dans les Echelles du Levant. Lecoral Mesanio paye k Smyrne les droits d’entrée àraison de 50 aspres l’ocque.
MESCAL. Petit poids de Perse., qui fait envi-ron ia centième partie d’une livre de France de16 onces. C’est le demi-derhem, ou demi-dragmedes Persans.
Tiois cens derhems ou 600 Mefcals font le bat-man de Tauris, qui pèse 5 livres 14 onces deFrance. Voyez Batman.
MESESTIMER. Mépriser, faire peu de cas d’u-ne marchandise.
MESLINS. Espèces de toiles de chanvre quife fabriquent en Champagne. Voyez P Article gé-néral des Toiles où il est parlé de celles de cette.Province.
MES LIS DE BRETAGNE. On nomme ainsi destoiles a voiles qui fe fabriquent dans quelques Pa-roisses de l’Evêché de Rennes. Par le Règlement dupremier Fevrier 1724. les Mestis doivent avoir 28pouces de large, & être composées de 28 portées ,chaque portée de 40 fils. Voyez ce Règlement à VAr-cle des Reglemens des Toiles.
MESOtFRIR. Faire des offres déraisonnables, 6 cbien au dessous du véritable prix que vaut une mar-chandise. S’il y a des Marchands qui surfont, il y aaussi des Acheteurs qui méfoffrent.
MESQUIS. On appelle Bazanes passées en Mef-quis, celles qui ont été apprêtées avec du redon aulieu de tan. Voyez Basane.
Les Mefquis payent en France les droits cP entrée ciraison de 3 s. le cent pesant, conformément au Ta-rif de 1A84.
MESSAGER. Celui qui est commis par autoritépublique , pour porter les marchandises, bardes &paquets des Particuliers, & pour fournir des chevaux& autres fortes de voitures aux personnes qui veu-lent dans leurs voyages fe servir de leur minislé e" le
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