vi Observations sur L’Art
voudriez me le payer. Civil comme je suis,■je ferais obligé de vous faire des complìmenslà-dejjus U de tien rien prendre. Pour évi-ter tout cet embaras , sai mis votre cheval damla rue. Vous y pouvez donner ordre.
Le méme Abbé avoit un débiteur à St.Cloud qui le payoit fort mal ; voici un desBillets qu’il lui écrivit fur ce sujet.
. Monsieur Olivier,
Je vous pris de m’excufer de ce que maigrila résolution que j’avois faite , foi laijfé passermercredi fans envoyer exécuter vos meubles.S’il n’ètoìt pas fête aujourd’hui, au lieu d’avoirla peine de lire ma Lettre , vous auriez le p lai-.Jìr de voir un Sergent. N’efjsêrez pas que jeme laisse plus long-tems corrompre par votremauvais exemple quoique vous fie ni ayez ja-mais tenu parole, je fuis résolu cette fois-cide vous tenir la mienne, @ bien que vousayez i'honneur d’être le plus méchant payeur deSt. Cloud , je ne fuis pas résolu d’être le pluspatient homme de Paris. Adieu jufqu’à de-main.
II faut avoir un grand fond de gayeté,pour en répandre sur de pareilles matières.Cela ne peut provenir que du tempéramentde l’Ecrivain. Car les sujets qu’il traite necomportent guère naturellement le stile qu’ily employé.
Nous trouvons au contraire des personnesd’un Caractère tout opposé à celui-ci. Ar.naud d’Andilli, par exemple, ne fort pointdu stile grave & serieux qu’il s’est rendu pro-pre. Quelque matière qu’il traite, à quelquepersonne qu’il écrive, fa manière est toujoursnoble & concertée. Ce n’est.pas f esprit qui