Band 
Tome premier.
JPEG-Download
 

xxviii Observations sur l*Art

il finit ainsi : Au reste Votre Altejse Electoraleme fera toujours la jtijiice , d’être persuadée durefieéí avec lequel j’ai l'honneur d’être , &c. 11prenoit sans doute cette liberté en qualitéde Ministre Anglois, car fa qualité de Prin.ce de l’Empire ne lui donnoit point cedroit, & les Ducs de l’Empire donnent le Mon-seigneur ?ca\ Electeurs. On ne peut pas direqu’il le regardoit comme déchu de l’Electorat,puis qu’il le qualifie Altesse Electorale. UnPrince , écrivant au Roi de France, suivra,s’il est Souverain, l’usage qui est déja établi, &mettra au haut de sa Lettre, Sire, ou Monsei-gneur, ou Monsieur. L’Electeur de Cologne écritSire ,& Electeur de Brandebourg dans une Let-tre qu’il adressa au Roi , après le Traité deNimégue , dans laquelle il íuplioit Sa Majestéde ne le pas dépouiller de ses conquêtes fur laSuède, n’usa que du titre de Monseigneur.Le Duc de Lorraine ne lui donne aulh que cetitre, & finit sa Lettre par Votre très-humhkb très-obèijsant Cousin & serviteur. Le Com-te de Vaudemont traiteroit de même , s’il vi-voit indépendemment & hors des Etats , &services de Sa Majesté. Les Rois & les Reinesécrivant en François disent, Monsieur, &c.Les Rois y ajoutent quelque degré de parentécomme de Frère, de Beauf'rére, de Cousin &c.Nous n’avons pas dessein de nous étendre furcette partie du Cérémonial, parce que ceuxqui en ont besoin, le trouvent dans les Mé-moires que leur fournit la Cour qui. les emplo-yé. II s’agit ici du Cérémonial qui regardeles Particuliers. Généralement parlant un su-périeur , ou un égal, se contente d’appeller,Monsieur, celui à qui les inférieurs donnentun titre plus relevé. 11 en est de même destitres de Grandeur ou à'Excellence, que l’on

retran-