DE'DICATOIRES. If3
grand Pompone de Belliévre (a ), & ce sonfcelles auffi qui vous ont gagné les bonnes grâ-ces de son illustre Successeur (/>). Je ne pré-tens point, Monsieur, relever votre méritepar les choses que je dis de vous, & que jesens beaucoup mieux que je ne les dis. Lespersonnes qui vous connoissent, & qui enten-dent notre Langue, savent ce que vous va-lez; vos Ouvrages font votre éloge. Maisaprès nous avoir donné des modèles, que nousavons de la peine à imiter, il est juste quevous nous donniez des règles (c") que nouspuissions suivre. C’est ce que nous attendonsavec impatience, & mes lumières ne font àl’égarddes vôtres, que ce qu’est à l’égard dujour cette clarté foible qui le précède, & quil’annonce. Je ne publie aussi ces Remarquesque pour avertir le monde de celles que vouspréparez, ou si j’ai quelque autre vûé, c’estde vous témoigner publiquement, qu’on nepeut vous estimer, ni vous aimer plus que jefais. Je fuis,
Monsieur,
Votre très-humble, &c.
(V<) T1 Fut premier Président au Parlement de Pa-ris, & fut employé dans diverses Ambassades. Voyezson Eloge dans les Oeuvres de Mr. Patru.
(b) On désigne Mr. de Lamoignon, qui succéda àMr. de Belliévre : il remplit auffi avec gloire cetteplace. Mr. de Lamoignon, Avocat Général, a marchésur les traces de son Père, & en a fait revivre avecéclat les rares & charmantes qualitez.
(e) On attendait de lui une Rhétorique, & il l’au-roit très-bien faite, s’ileût en autant de loisir qu’illuieu faloit : mais à présent l’on n’affiste guères le méri-te tout pur ; & s’il ne va à l’Hôpítal, il n’en va pasloin Cassandre y seroit sans Maucroix & Despreaux.(Le pauvre Cassandre Traducteur de la Rhétoriqued’ Aristote mourut fi pauvre que sa misère le jetta da»»lin désespoir peu Chrétien. Voyez la nouvelle Edit.deBoileau Tom.i.p.n.) G ; A MA-