186 Lettres
L’esprit de vos Lettres excuse l’empresse-nient avec lequel je vous les demande. Cet-te dernière est admirable , & je vous en doisde reste. C’est bien en vous, Monseigneur,que le proverbe est vrai, que qui répondf aye , (s) & je m’étonne qu’un homme qui atant de richesses, & qui se çeut acquicer siaisément, ait de la peine à s’y résoudre.Nous autres favoris d’Apollon, (b) nous som-mes surpris qu’une personne qui a passé sa vieà faire des Traitez, écrive de si belles Let-tres , & nous voudrions de tout notre cœur,que vous autres qui êtes dans les grands em-plois , ne vous mêlassiez point de notre mé-tier. Vous devriez, ce me semble, vous con-tenter de l’honneur d’avoir achevé tant d’il-lustres Négociations, & de celui que vous al-lez recevoir de désarmer tous les Peuples del’Europe , (c) fans nous envier cette gloiretelle quelle, qui vient de l’arrangement desparoles , & de l’invention de quelques penséesagréables. 11 n’est pas honnête à un person-In gravi nage si grave & si important d’avoir plus d’é.U mode- loquence
sto, medio-
cri cum Ce Proverbe est allégué d’autant plus ingé-
latide ver- nieuícmcnt que Voiture recevoit tous les ans pen-satus est, Cou de Mr. d’Avaux : & il veut dire par là, que laJocofum réponse que Mr. d’Avaux lui a faite est si charmau-traéinvit te qu’elle lui tient lieu de l’argent qu’il a la bontéteinta cum de lui donner chaque année.elegantìa, (/,) Cela est dit en riant par Voiture, mais ilut mhil f em t,i e q U 'j| l e dise un peu trop souvent : & qu’iljucundius t ]if e au fp lln p eu trop souvent qu’il écrit de bellesaut dut- Lettres. Les Lettres graves, & les amoureuses quectus exco- nol]s aV0Ils de f a façon ne passent que pour médio-gttanpqf- cres , A il n ’y a que les enjouées qui soient admi-râbles.
rari, DiJ- ^ p étoit à Munster en qualité de second Pléui-fertat, potentiaire pour traiter de la Paix générale.