de Louange. 187
loquence que nous, ni que tandis qu’on vousemployé à accorder les Suédois, & les Impé-riaux , & à balancer les intérêts de toute laterre, vous songiez à éviter les consonnesqui se choquent, & à mesurer les périodes («).Que ne vous contentez-vous de par Dieu, defaire de belles & de bonnes ( b ) Dépêches,comme celles du Cardinal d’Oíìat, ou si vousavez quelque ambition plus grande, commecelles du Cardinal du Perron , fans vous avi-ser de l’emporter des choses qui nous fontenrager. Pardonnez-moi, Monseigneur, si jevous parle avec dépit, ce que vous me venezd’écrire , m’en fait ; & il n’y a (c) amitié quitienne. Je me contenterois d’alíer de quel-ques pas après vous : mais il me fâche quevous me laissiez si loin derrière. Je montrail’autre jour votre Lettre à un excellent espritde mes amis qui a connu M ... (d) & qui
l’estime
(O Cela est dit en riant. Les périodes de Mon-sieur d’Avaux n'étoieut point mesurées, & il y ena peu parmi nous qui le soient. Les périodes Fran-chises les plus régulières, ce font la première del’Apologie de Balzac, & la première du seizièmePlaidoyé du cher Monsieur Patru. Celle de l’Apo-logie de Balzac est de quatre membres , & l’autrede trois.
(b) Ce font des Lettres qui regardent les affairesde quelque Royaume, ou de quelque autre Etat.Le Cardinal d’Offat, & le Cardinal du Perron ontfait parmi nous de ces fortes de Lettres ; & ils yont aquis de la gloire.
CO Ce que dit là Voiture paroît un peu Familier ;& il n’est pas bon de l’imiter. On doit avoir plusd’égard pour les personnes qui font au-deffus denous ; & quelque liberté qu’eiles nous donnent ;il y a toujours des mesures que le monde & le bonsens veulent qu’on garde avec elles.
(d) On croit qu’il entend parler de Malherbe qui
nous